GÉOGRAPHIE
fiontidre S. une ligne tir^ de rpinbonchure de rEleutheios ou Nahr el-Kebîr à HœmB(£inèse). C'est la Syrie septentrionale, pays très rarement yisité par les touristes, et où l'on rencontre cependant une foule de ruines très remarquables.
Notre deuxième ligne commencerait un peu au S. de Tyr (Çoûr) et se dirigerait vers TE. en passant au pied S. de THermon. Cette contrée comprendrait, sur la côte, l'ancienne Phtfnieie ; à l'intérieur, les parties les plus importantes du Liban et de l' Anti-Liban, et au delà, le pays depuis longtemps célèbre de Damas, oapitale de la Syrie. — Une troisième partie plus au S. aurait pour limite une ligne menée de l'angle S.E. de la Méditerranée dans la direction de TE., et comprendrait l'ancienne Palestine de Dan à Béerséba ainsi que le cours du Jourdain. — Une quatrième partie enfin embrasserait le désert de Tîb, la 'Araba, vallée qui descend Jusqu'à 'A^aba, et, à l'E., les montagnes de Pétra, qui appartiennent déjà à l'Arabie.
Deux de ces quatre parties, celle du N. et celle du S. sont les moins fréquentées par les touristes, tant à cause des difficultés que de l'insécurité et des fatigues d'un voyage dans ces contrées. Notre attention se portera donc spécialement sur les deux régions moyennes, la Palestine et le Liban, dont là première est la plus intéressante pour la majorité des voyageurs et sera pour cette raison traitée plus spécialement dans ce Manuel.
Les beautés naturelles de ces quatre divisions diminuent cependant à mesure qu'on s'avance du N. vers le S. Les deux premières possèdent les plus hautes montagnes et ces admirables vallées qu'arrosent les eaux courantes, qui font tellement défaut dans les deux parties du S. Au milieu de la BM^a , nom que porte aujourd'hui la magnifique vallée qui sépare le Liban de l' Anti- Liban, ont leurs sources, à peu de distance Pun de l'autre, deux cours d'eau, dont Tun, le Lîtâni, coule au S., puis, après bien des détours, se jette dans la mer au N. de Tyr, tandis que l'autre, VOronte, se dirige vers le N. et fait avant d'atteindre la mer un grand circuit autour des montagnes. De l' Anti-Liban partent aussi trois rivières, qui ne se jettent pas dans la mer mais se perdent dans les lacs intermédiaires : le Barada (près de Zébédàni) qui arrose l'oasis de Damas; le A^ouadj près de l'Hermon, et plus au S., le Jourdcân, principal fleuve de la Palestine. Toutes ces rivières partent ainsi du grand massif central de la Syrie d'où se détachent : dans le quartier N., deux chaînes parallèles, dont celle de l'E., VAnti-Lihan^ en arabe Djebel ech-Cherki (montagne orientale) atteint son point culminant au Orcatd Hermon (2,6Ô3m.). Le rameau plus élevé à l'O., le Liban, Djebel Libnâny a pour cimes principales, près de Beyroût et de Tripoli, le Djebel Makhmal (3,052m.) et le Dahr eUKodtb (3,066m.). Là, au Nahr el-Keb$r (v. ci-dessus), se termine le Liban, auquel se rattachent, au N. , une série de hauteurs, nommées d'après les habitants du pays les monta Noaatriena. Puis vient le Djébcl Akra%\e mont Costus des anciens, avec sa cime vi-