Açmc
( du Uovd atUrichien. ». Amnce du Mataça-iei UariUma.
». Aien«
(liratl). 1. Cauveot lalin (Hoipilima (nfim'in rtrra Saneta).
1 de Jéranlm. 13. Place du marcM (Batw). lé. Hilel de
136 Route 1, JAFFA. Hoâpice latin,
tiyement Jaffa à la domination juive. Elle subit ensuite les divers changements de la domination juive , grecque et romaine, et reçut le nom de Joppé. L''Évangile y fut prêché de bonne heure (Act. des Ap., ix, 36, etc.)* La ville fut prise et détruite avant la guerre de Judée par le général romain Cestius, puis rebâtie et bientôt après détruite de nouveau par Vespasien à cause des pirates dont elle était le repaire. Il existait aussi alors, au S. de Jaffa, un port de mer considérable, dans le voisinage de Jabné (Jamnia, v. p. 336). Jaffa fut le siège d''un évêché et nous connaissons les noms de plusieurs de ses titulaires par les actes des conciles. Cet évâché fut rétabli par les croisés et la ville érigée en comté. Le territoire de Joppé passa en 1126 aux chevaliers de St-Jean. Vu sa situation, Jaffa eut beaucoup à souffrir durant les croisades; elle fut prise et saccagée par Saladin en 1187 et par Safaddin en 1191 ; reprise par Richard Cœur-de-Lion, elle tomba en 1196 sous le joug de Mélic el-'Adil. Il en résulta qu''elle fut presque complètement dépeuplée; ce n'était plus qu'une toute petite ville au xv« s. Plus tard , vers la fin du xvii« s., Jaffa reprit de Timportance, et c'est alors que le quai fut établi. Xous la trouvons vers la fin du xviii« s. entourée d'un mur d'enceinte qui lui permit de résister quelques jours, en 1799, à l'armée française de Kléber, qui la prit d'assaut. Elle fut ensuite fortifiée par les Anglais, puis agrandie par les Turcs.
La population de Jaffa s'est accrue considérablement depuis 25 ans : un annuaire turc y compte 865 familles musulmanes, 135 grecques, 70 grecques-unies, 5 arméniennes, 6 maronites et 50 latines, ce qui en fait évaluer la population à 8,000 âmes environ. La ville fait le commerce avec l'Egypte, la Syrie et Constantinople; elle exporte dii savon, de la graine, de sésame, etc., ainsi que des céi^ales et beaucoup d'oranges. On a introduit depuis peu la sériciculture dans la plaine de Saron. Si Jaffa s'est toujours relevée et s'est, de nos jours, à tel point agrandie, elle le doit surtout au passage annuel et très considérable des pèlerins.
La ville de Jaffa 8*appuie du côté de la mer contre un rocher haut de 36 m. Toutes les maisons sont bâties en une espèce de tuf ëquarri. Les rues ne sont guère que des ruelles généralement fort étroites, poudreuses et extrêmement sales après la moindre pluie. Le quai, diJpavtf en maints endroits, devient alors une grande fondrière où le piéton est forcé de sauter de pierre en pierre : malheur à lui s'il rencontre dans un tel passage un troupeau de bétes de somme. Jaffa est la résidence d*un ^aïmakam turc qui relève du gouverneur de Jérusalem.
Jaffa ne présente que fort peu de curiosités. Le couvent grec (pi. 8), sur le quai comme le couvent latin, mais plus près du débarcadère , héberge dans la saison beaucoup de pèlerins du rite grec. Vhospiee latin (pi. 7) existe depuis 16Ô4, date oô s'est produite la légende d'après laquelle il serait bâti sur l'emplacement de la maison de Simon le corroyeur (Act. des ap. ix, 43), emplacement qu'on montre sur divers points de la ville. Les musulmans aussi se sont emparés de la tradition et placent cette maison à l'endroit où s'élève une petite mosquée insignifiante près du phare (fanar)y dans la partie S. de la ville (pi. 5) ; il n'y a là rien d'intéressant sauf la vue (1 piastre de pourb. suffit). La tradition relative à la maison de Tabitha remonte fort haut ; sur remplacement de sa demeure, au S. de la ville, s'élevait au viii« s. l'église de St-Pierre ; depuis le xviie s. les Grecs regardent un vieux mur à l'E. comme un reste de cette maison. La légende d'après laquelle St Pierre aurait péché en cet endroit est le résultat d'une confusion»