De Jaffa à Jérusalem
65 kil. La route directe de Jaffa à Jérusalem est fréquentée par les pèlerins depuis les temps les plus reculés. De Tune à Tautre, le trajet peut se faire à cheval ou en voiture. Actuellement, la route n'*est pas trop mauvaise ; pour une voiture, on demande 60 fr. non compris le pourboire ; le prix d'une place est de 7 à 8 fr. pour aller et d'un fr. de moins pour le retour. Départ à 8 h. On peut prendre un repas frugal et assez cher, chez le ^uif qui^ est à l'entrée du Ouâdi 'Ali (p. 146), ou à l'hôtel des Maccabées a Latroûn , pendant qu'on soigne les chevaux. Pour une voiture, traiter avec les Templiers par l'entremise du propriétaire de l'hôtel de Jérusalem. Pendant quelque temps, un omnibus a fait la course de JafTa à Jérusalem.
Distances pour un cavalier jusqu'à Ramlé, par le chemin direct, 3 h. 30 min. (4 h. par Lydda); de là à Jérusalem, environ 8 h., ou en tout 11- 12 h. Il sera trop fatigant pour bien des personnes de faire ce trajet tout d'une traite, mais il faudra considérer aussi que pour celui qui n'a pas l'habitude d aller à cheval le second jour est plus pénible que le premier. Dans tous les cas, on partira au lever du jour, car il est extrêmement désagréable de chevaucher à Jérusalem au milieu de l'obscurité, dans des rues étroites, mal pavées et très fréquentées. On p<3nt coucher à Ramlé (p. 140) et, au besoin, chez le juif de Bâb el-Ouâdi (p. 146) ou à Latroûn (p. 145).
La construction d''un chemin de fer paraissait d'autant plus probable dans la première moitié de 1873, que des ingénieurs venus de Gonstantinople avaient déjà fait des travaux préparatoires, qu'ils avaient poussés jusqu'à tracer une grande partie de la ligne projetée et marquer l'emplacement de la gare, eomme on le voit sur notre plan. Cependant l'entreprise en est restée là pour le moment.
On peut se passer d'un drogman pour le voyage de Jaffa à Jérusalem \ sur cette route, l'incertitude n'est possible nulle part. Si Ton veut être sûr d'avoir, le soir, son bagage sous la main, il faut mesurer son pas sur celui du conducteur des bêtes de charge. Bien qu'il ne soit pas nécessaire de prendre des provisions, on s'en pourvoira cependant, suivant le lieu ott l'on veut passer la nuit. A Ramlé, on est assez bien traité chez le restaurateur Frank. Le fil du télégraphe suit la route, et l'on rencontre toutes les 20 ou 25 min. un poste de gardien (18, établis depuis 1860). On est toujours en parfaite sûreté sur ce parcours.
Celui qui a passé la nuit au couvent ou à Jaffa même, préférera, vu les rues étroites et le mauvais état des pavés, ne monter à cheval qu'au sortir de la ville.
A. De Jaffa à Bamlé.