MONT DES OLIVIERS
Environs
sant du côt^ de l'E. Nous apeTcevoiis là pour la premièie fois la dépression de terrain singulière et unique en son genre où est la mer Morte. Presque tout le monde y est trompé; on donne à peine à cette dépression quelques centaines de mètres, tandis que les lignes bleues de la mer qu'on voit briller devant les montagnes à l'E. de l'horizon, sont à plus de 1200 m. au-dessous du point que l'on occupe. La transparence de l'air est si grande que la distance paraît aussi très peu considérable, mais il faut efaevaucber sept heures à travers de longues chaînes de collines nues et désertes, avant d'arriver à cette mer singulière. Les hauteurs bleuâtres au delà de cet abîme s'élèvent jusqu'au niveau de celles où nous sommes ; ce sont les montagnes de la tribu de Buben et c'est là aussi qu'il faut chercher le mont Nébo. Tout à fait au S. de cette chaîne de montagnes, on reconnaît, lorsque le ciel est pur, la petite cime où est le village de Kérac. Sur la rive orientale de la mer Morte, se voient deux trouées dans les montagnes ; au S. débouche la vallée de TAmon (Môdjlb), au N. celle du Zerka Main. Plus auN., est situé le Djebel Djil'ad (Galaad), qui appartenait jadis à la tribu de Gad. En deçà, est la vallée du Jourdain (el-Ghôr) ; une bande verte sur fond blanc indique le cours du fleuve : c'est à 300 pas environ à l'E. du minaret, près d'un ouéli, sur le chemin de Béthanie (p. 274), qu'on jouit le mieux de cette partie de la vue. — Vers le S.E. , le regard suit la vallée du Cédron ou vallée de Feu, et dans le haut, à g., nous voyons le village d'Abou Dîs, sur le plateau d'une colline: Béthanie reste cachée. Tout près de nous s'élève la montagne du Scandale ; au delà du Cédron, celle du Mauvais-Conseil, et plus loin au S., la cime du mont des Francs ou du Paradis, ainsi que les hauteurs de Bethléhem et de Thécoa. Au S.O., sur le bord des collines qui limitent au S. la plaine de Réphaîm, le couvent de St-Élie (Mâr Elyâs). Là passe en serpentant le chemin de Bethléhem, mais la ville même est invisible , tandis qu'on reconnaît clairement une partie du gros village de Beit Djâla et quelques autres au S. de Jérusalem, comme Beit Safâfa, eoh-Cherâfat, etc.
Dans la partie S.O. des bâtiments qui se rattachent au S. à la chapelle de l'Ascension, se trouve une porte par laquelle on descend à la grotte de 8te Pélagie, en arabe râhtbet bint hasan. Les juifs y placent le tombeau de la prophétesse Houlda (IV Rois xxn, 14 et suiv.), les chrétiens, la demeure de Ste Pélagie d' Antioche, qui fit ici pénitence de ses péchés au v^ s. et qui opéra des miracles après sa mort. Ce n'est qu'à partir du temps des croisades que ce lieu est donné positivement comme celui où se retira Ste Pélagie. On entre d'abord dans un vestibule, puis on arrive en descendant 12 marches dans un caveau, lieu de prière pour les musulmans , lequel offre du reste peu d'intérêt et qui est généralement fermé.
RsTouB. — Oit peut prendre divers chemins pour revenir du mont des Oliviers.