‹ Palestine et SyrieChapitre 75 sur 119 · MONT SION · texte numérisé non relu

MONT SION

Boute 4, 247

entièrement dépooilM -les franciscains ^ et durant des siècles, les chrétiens n'eurent accès dans ces lieux qu'avec beaucoup de peine. Le tombeau de David était déjà du temps des croisades un des sanctuaires de réglise de Sion, et l'on se demande s'il n'existerait pas d'anciens tombeaux dans un souterrain au-dessous de cette église ; ce que l'on fait voir mérite à peine d'être vu. David ayant été inhumé, ainsi que ses descendants, dans la «ville de David» (III Rois n, 10, etc.), on montrait du nie au vie g. leurs tombeaux près de Bethléhem. Du temps des évangélistes on connaissait encore au moins la situation du tombeau de David et on le plaçait à Jérusalem, d'après un passage des Actes des apôtres f . Hyrcan et Hérode avaient déjà dépouillé les sépulcres des rois de leurs ornements et de leurs objets précieux. Un passage de Néhémie (m, 16) nous autorise du reste à chercher les tombeaux des rois au mont deSlon, mais au-dessus de la fontaine de Siloé, contre la colline du temple, plutôt qu'ici sur le plateau de la ville haute.

En allant au N. du Cénacle dans la direction de la ville , nous arrivons bientôt à une bifurcation du chemin. Le bâtiment qui fait le coin est le couvent arménien du mont de 8ion, dont la légende fait la maison du grand-prître Cavphe (pi. 21) ; les Arabes le nomment habs el-Mesth, la prison de Jésus. On entre dans le couvent, dont la partie orientale s'est écroulée, par une petite porte de fer qui se trouve à l'angle N.E. Remarquer dans la cour vers l'angle 0. les tombeaux des patriarches arméniens de Jérusalem. La chapelU, ornée de peintures, renferme, dans un autel , une pi«rre que l'on donne pour celle qui fermait le tombeau de J.-C. ; les pèlerins la baisent. Une porte donne au S. sur une chambre qui passe pour la prison de J.-C. On montre aussi là l'endroit où St Pierre renia ^n maître et la cour dans laquelle le coq chanta. — La pierre , dite pierre de l'Ange, est mentionnée pour la première fois au xiye s. et décrite différemment plus tard, de sorte qu'il y a lieu de se demander si depuis ce temps elle a toujours été la même. La tradition sur le lieu du reniement date de la seconde moitié du xve s. Celle qui concerne la maison de Caïphe a également varié. Nous savons, par un renseignement en date de 333, que cette maison était entre Siloé et Sion ; ensuite on a longtemps placé la prison de Jésus dans le prétoire (v. p. 220) ; peut-être que le prétoire des croisés se trouvait ici. Au commencent du xiv* s., on montrait la prison de Jésus dans l'église de la Rédemption, donnée pour la maison de Caïphe, et depuis le commencement du xve g. , au même endroit qu'aujourd'hui. Les Arméniens qui occupent ce lieu depuis longtemps, permettent quelquefois aux catholiques d'y célébrer la messe.

La porte de Sion est à quelques pas d' ici au N. ; les Arabes l'appellent Bâb en-Nébi Dâoûd, porte du Prophète David. Elle

t) Mes frères, qu'ail soit permis de vous dire hardiment du patriarche David qu'il est mort et enseveli; et son sépulcre est parmi nous (èv fjfilv} jusqu'à ce jour (II, 29).

248 Route 4. LÉPROSERIE. Environs

est dans nne tour de Tenceinte de la ville ; elle a deux, battants garnis de fer et, selon une inscription , date de Tan 947 de l'hégire (1540-1). On peut monter sur les créneaux moyennant un petit bakhcliîch ; on y a une belle vue jusqu'aux montagnes qui sont au delà du Jourdain. Pass^ la porte, on tourne à dr. et Ton se rend par la place où se tient parfois le marché du bétail (à dr. un poste), aux nouvelles habitations des pauvres Juifs allemands (sur le versant), puis au N., dans la rue des Juifs. Du marché au bétail immédiatement vers le N. , un chemin va à g. directement à la rue des Juifs et au bazar. — Une autre route conduit de la porte de Sion à celle de Jaffa, en passant devant le couvent arménien (p. ^25).

De la porte de Jaffa, on peut aller visiter la léproserie. Descendre pour cela vers TO., puis à g. à l'endroit ou le chemin se bifurque ; en 5 min. à une maison ombragée par un grand térébinthe à dr. ; viennent ensuite plusieurs maisons avec des tombeaux à dr. , puis à g. une porte de fer où l'on arrive en montant trois degrés. Elle s'ouvre sur un jardin par lequel on arrive à l'établissement en question fondé par des Allemands. H n'existe que depuis huit ans, et il est sous la direction d'un allemand. La maladie n'est nullement contagieuse, et si les malades doivent être séquestrés, c'est pour les empêcher de se marier. On rencontre toutefois encore sur la route de Jaffa des mendiants affreusement défigurés par la lèpre , surtout des Juifs , car plusieurs se refusent à leur admission à Phôpital ; mais il est à espérer qu'on finira avec le temps par isoler le mal , seul moyen de le faire insensiblement disparaître. La lèpre est à peu près incurable; elle est héréditaire , toutefois les enfants des personnes qui en sont atteintes ne l'ont qu'à nn âge avancé. En 1876 il y avait à l'hôpital 6 femmes

et 12 hommes.

La lèpre était nne maladie assez répandue parmi les Israélites. Les prescriptions de la Bible concernant cette maladie se trouvent dans le Lévit. ch. xni et xiv. Tout individu sur la peau duquel se montraient des taches blanches ou des enflures ressemblant à des tumeurs, devait se faire voir au prêtre, se laisser enfermer pour sept jours, et, sMl était réellement atteint de la lèpre, demeurer dorénavant en dehors de la ville (v. le IV» livre des Bois vu, 3; xv, 6). Nous avons dans Thistoire de Job un exemple des souffrances atroces causées par cette affreuse maladie. La guérison, provoquée par une réaction naturelle, était chose fort rare; dans ce cas il y avait encore des cérémonies et un sacrifice à accomplir, pour que la personne guérie pût rentrer dans la société. — La lèpre e.<*t la conséquence d''une sorte de décomposition du sang. Le malade éprouve de la langueur plusieurs mois avant qu''elle se déclare, il resftent des frissons, des fourmillements dans les membres et des accès de fièvre. Des taches rougeâtres apparaissent d'abord sur la peau, puis par dessous des tubercules d^un rouge sombre. Ces tubercules se concentrent surtout sur la figure et y forment des tumeurs en forme de grains de raisin; les parois de la bouche et les lèvres s^enflent, les yeux pleurent, souvent une terrible démangeaison par tout le corps tourmente le malade. Puis les muqueuses commencent à se détruire, il se forme aussi des tubercules à 1 intérieur du corps; les organes de la parole sont affectés, ceux de la vue et de Touïe s'^affaiblissent. Enfin les tumeurs crèvent, deviennent des ulcères affreux qui se cicatrisent et se rouvrent alternativement; les doigts se contractent et les membres se

de Jérusalem. BIRKET MAMILLA. Route 4. 249

putréfient peu à peu. — Il y a une seconde espèce de lèpre dans laquelle il se forme sur la peau des pustules lisses, enflammées et douloureuses, qui y laissent des ulcères. La lèpre amène ordinairement d''autres maladies, qui néanmoins ne mettent quelquefois fin aux souffrances qu'eau bout de 20 ans. La léproserie présente au visiteur le tableau de la plus profonde misère dans laquelle Thomme puisse tomber. Nul d''entre ceux qui ont visité cet établissement, ne refusera sans d/)ute le tribut de sa plus vive sympatbie aux efforts faita par Thumanité pour offrir tous les soulagements possibles à ces malheureux désespérés, à ces autres Job réduits à cet état sans qu'il y ait de leur faute, et pour empêcher la propagation d'une maladie aussi affreuse.

En face de la léproserie, à quelques pas an N. de la nie et presque à l'extrémité de la vallée de Hinnom se trouve le birket H&milla, au milieu d'un cimetière musulman. Ce réservoir a 89 m. de long, de l'E. àl'O., sur 59m. de large et 6m. de profondeur. On voit des traces de degrés dans les angles du S. Il est sans doute creusé en partie dans le roc vif , et ses parois sont de plus renforcées d'un mur, on voit en outre contre ce mur des piliers boutants au S. et à l'O. Les pluies le remplissent en hiver , mais il est à sec en été. Le canal d'écoulement, qui est maçonné, se trouve dans le bas , au milieu du côt^ E. et descend de là en serpentant vers la ville, où il entre un peu au N. de la porte de Jaffa, pour alimenter, quand il a de l'eau, le réservoir du Patriarche (p. 223). A première vue il semble fort admissible que ce soit là le «Gihon supérieur» ou du moins la «piscine supérieure» (Es. vu, 3); cependant on n'a trouvé nulle ^art jusqu'à présent une source à l'O. de Jérusalem qui correspondrait au Gihon. D'après l'ensemble des données que nous avons , il faudrait chercher la piscine Supérieure au N. de la ville (v. p. 239). D'un autre côté, le birket Mâmilla correspond bien à la piscine des Serpents mentionnée par Josèphe , et jusqu'à laquelle Titus fit niveler le terrain pour faciliter l'attaque de la ville (v, 3, 2). — Pour le chemin du couvent de la Ste- Croix et sa description, V. R. 8. — Nous prenons par le N. du réservoir, en laissant à dr. le chemin par lequel nous sommes venus, puis par un bon chemin qui passe entre des murs , des maisons et près d'un beau jardin , nous arrivons à la route de Jaffa.

IV. Côté ir.O. de la ville. Colonie russe, tombeanz des Bois» etc. — La route de Jaffa , qui longe d'abord les murs de la ville, est ordinairement couverte àe caravanes de pèlerins qui arrivent ou qui repartent, et animée par les promeneurs qui la préfèrent comme la meilleure des environs. Les loueurs de mulets et de chevaux stationnent généralement aussi à la porte de Jaffa , soit au bord de la

route, soit dans un des nombreux cafés arabes qui s'y trouvent.

Il est intéressant de faire une promenade de la porte de Jaffa à celle de Damas, en suivant le plu» près possible le mur actuel de la ville. A 2S0 pas environ de la porte de Jaffa, on voit à quelques mètres en avant du mur actuel , une vieille et épaisse muraille. Au N. de la tour de Goliath (p. 224), des restes de murs et une chaussée élevée. Plus tard, devant le mur actuel , qui par places s'élève visiblement sur une base rocheuse, se trouve un ancien fossé de la ville taillé dans ,1e roc^ sur Tescarpe extérieure (et aussi sur l'intérieure), se trouvent parfois des

250 Boute 4, COLONIE RUSSE. Environs

restes de murs. Le fossé se discontinue 3 min. avant qu''on arrive à la porte de Damas (p. 255). Les recherches de H. Schick ont prouvé que sur cet espace la direction que suivait le troisième mur (p. 162) est bien déterminée.

En dehors des murs , à côt^ de la route de Jaffa , nous lencontrons d^jà le premier des postes établis sur la route (p. 148). On voit ici Thôtel Feil ; a dr. , un grand ttfr^inthe ; à côttf , le nouvel hôpital français suivi de malsons Isolées ; mais ce qui frappe surtout les regards , c'est la grande colonie russe , entourée de murs. Le mieux est d'entrer par la porte qui est à l'O. de l'hôtel Feil. Le premier hâtiment à g. est l'hôpital , qui est parfaitement organisé, et possède une pharmacie avec une demeure pour le médecin, puis, 'sur la même ligne, la n^iaison de la mission avec les demeures des ecclésiastiques , de l'archimandrite et des chambres pour des voyageurs de distinction. Le bâtiment à dr. , dans le bas, avec un mât pour hisser un drapeau , est le consulat russe, denière lequel se trouve, au N. , l'hospice pour les femmes venues en pèlerinage. Au milieu de la cour à g. s'élève une imposante cathédrale , entre la mais on de la mission et les maisons des pèlerins dont celle de l'O. est destinée aux hommes. Les cellules de cette (lemière sont d'un aspect assez grossier et dépourvues de lits , mais tel quel, l'établissement est toujours un grand bienfait ; 1000 pèlerins peuvent y loger à la fois. L'église est vaste et magnifiquement décorée à l'intérieur ; la meilleure place pour assister à l'office, qu'accompagnent de beaux chants (ordinairement vers 5 h. du soir) est à la tribune. Les édifices ont été commencés en 1860 et terminés en 1864; on a trouvé en creusant les fondations quelques fragments de vieilles colonnes. Sur la place qui est devant l'église, se trouve, entourée d'une grille, une colonne gigantesque qu'une crevasse n'a pas permis de détacher tout à fait du rocher. Elle a plus de 12m. de long sur 1 m. 60 de diamètre.

Un peu plus loin, à g., au S.O. de deux moulins h vent qui sont sur la hauteur, on voit Vinstitut de 8t-Pierre (de Ratisbonne) pour les enfants arabes ; puis à dr. de la route les regards sont attirés par un grand bâtiment appelé Talitha coumif. Cest un orphelinat fondé par la société rhénane de diaconesses allemandes ; sept dames, sous la direction de la sœur Charlotte Pilz, s'y vouent à l'éducation d'une centaine de jeunes filles arabes. — Il y a au N. derrière la colonie russe un étahlissement du même genre, Vorphelinat syrien pour les garçons, fondé par M. Schneller, où 10 enfants sont instruits par deux instituteurs et trois maîtres de métiers. Les maisons qui se trouvent à proximité ont été en partie bâties par des sociétés juives.

A l'E. de l'enceinte de la colonie russe, un chemin qui se dirige vers le N. mène à une grande colline de cendres ; on traverse en

t Et, la tenant pj^r la main, il lui dit: Talitha, coumi, cV fllle, levez-vous, je vous l'ordonne (St Marc, v, 41).

"est-à-dire, Ma "■ ■ • " ■

deJénualcm. TOMBEAUX DES KOlS. flouferf. 251

lo enivant le bosqnet d'oliilers «n If. 'de J^ruBslem et on cioiee le chemin de U porte de Damas t. 14^1 Samonil (p. 151). En 10 min., on arrive aux tombeaux dits de* Bola (Koubo&r ee-Salâtln). lia sont situas i linéiques pas l l'E. d'une croisée de cbemlns où se trouve une citerne ; on frappe k la porte du mnr d'ennelnte ; le jardinier de !a dame française maitresse de cea lieux, vient ouvrir. On voit d'abord cruusée dans la roc vit, une grande fosse carrée dont l'entrée est au S., du vite de la ville. Le long do la paroi S. du rocher, un escalier descend à VE. i. une galerie en plein cintre, pnU on arrive en traversant nne paroi épaisse de 1 m. 50, dans une cour ouverte de 28 m. de longueur soi 25m. 30 de largeur {i l'E. de l'entrée, nne citerne). Nous voyons alors i l'O. le portail richement sculpté de la grotte sépulcrale pioproment dite. Ce poi-

' tail, aujourd'hui agrandi, a 12 m. de large; il était jadis divisé en ; trois- par deux oolonnea comme celle du tombeau de St Jacques / (p. 237). Sa corniche est ecicore asseii bien conservée et se compose i d'une large bande de guirlandes de (leurs, de fruits et de feuilles. Nous entrons dans un vestibule (pi. 1} et nous altumona les bougies que nous avons apportées. Devant l'entrée h g. nous pas- I sons une citerne ronde (k) et noue descendons quelques marches ; I à g. se trouve un passage surbaissé (b) avec une pierre cylindrique

I mobile (c) qui ouvrait ou fermait l'entrée du tombeau. La chambre carrée (a) mesure environ 6 m. de côté. Il y a quatre entrées dans les chambres sépulcrales, deux au S-, une i l'O. et nue au N. La chambre (d) du S.E, a de trois cËtés des banquettes et de deux

252 Route 4. TOMBEAUX DES JUGES. Environs

côtés des fours à cercueils. La deuxième chambre (e) a au milieu une excayatiOTi, trois fours au S. et autant à VO. Immédiatement à dr. de l'entrée de cette chambre est une galerie par laquelle on descend dans une autre chambre plus basse (f) située au N. ; sur le sol est un beau couvercle de sarcophage. La chambre à 1*0. de Tantichambre (g) contient trois banquettes et trois fours au-dessus d'elles. Au milieu du côté qui est à dr. de la porte, une galerie mène à une ouverture carrée, et plus loin, dans un espace plus grand (h) où sont deux dépositoires voûtés et une niche , dans le fond. Dans la chambre i, à dr. de l'entrée principale, on a découvert un beau sarcophage maintenant au Louvre. Toutes ces chambres , comme le montrent des traces évidentes, étaient fermées par des portes en pierre.

Les Juifs ont en vénération ces catacombes , où durent être inhumés de grands personnages, à en juger par le soin avec lequel elles ont été faites. Ils les désignent depuis une époque fort reculée sous le nom de grotte de Sêdéciaa ou du tombeau du riche Calba Saboua^ qui vivait au temps du siège de Jérusalem. D'après les renseignements fournis par Josèphe, il est très vraisemblable qu'il faut voir ici le tombeau de la reine Hêllne d^Adiahïne , placé par Josèphe en cet endroit. Cette reine s' étant convertie au judaïsme dans son pays même vint se Axer à Jérusalem, avec son fils Izatès, après la mort de son mari Moumbaz, l'an 48 de notre ère. Elle retourna plus tard dans sa patrie , où elle mourut , mais ses restes furent rapportés ici par son fils et inhumés dans un tombeau en pyramide à trois stades de la ville. Izatès eut à lui seul 24 fils, de là les dimensions de la sépulture. On avait déjà reconnu au xiv® s. la destination de ces tombeaux ; mais la tradition n'était pas fixée et on les regardait même comme ceux des rois de Juda , de là le nom qu'ils portent encore aujourd'hui.

On ne peut manquer le chemin direct qui conduit des tombeaux des rois aux intéressants tombeaux des Juges (Kouhoûr el-Koudât), pourvu qu'on se dirige sur le minaret de Nébi Samouîl (p. 151) et qu'au bout de 25 min. on tourne à dr. près de la paroi de rocher. L'entrée des tombeaux se trouve du côté N.O. On a creusé à l'E. dans le roc une place de 2 m. 40 qui précède et introduit dans un vestibule large de près de 4 m. , ouvert sur le devant et' surmonté d'un fronton. Dans le tympan de ce fronton est un anneau d'où s'épanouissent des feuilles aiguës. Un fronton surmonte aussi le portail de la chambre sépulcrale. Il pouvait autrefois se fermer de l'intérieur. Les angles S.E. et N.O. de la première chambre sont remplis de décombres. A g. (N.) se voient sept niches à cercueils ; au-dessus, inégalement espacés, trois dépositoires ; derrière chacun d'eux, encore deux fours à cercueils , et enfin dans la paroi occidentale se trouve une niche. A côté de cette première chambre 11 y en a deux autres, à peu près au même niveau, à l'E. et au S., puis encore deux situées plus bas. Dans celle de l'E. on volt sur

deJérutalem. OBOTTE DE JÉRÉMIE. Route 4. 253

les trois cft^a, duis te bas, trois (onre & cercueils, et quatre sudessus, ï 1 m. du sol. La chambre du S. i de même trois fours k cercueils dans te bas sur les trois i;6t£s, laais seulement uu long dépositaire au-dessua de chaque ensemble de trois fours. Delà première clismbre, on descend par un couloir, qui atroisfoutsk cercueils, dans une chambra au N.E., qui en a cinq auN., cinq au S. et trois à l'E. L'espace souterrain latéral du S.O. était propre-

ment une carrière. La tradition d'après laquelle les Juges d'Israël auraient été inhumés Ici est de date récente ; on a fait aussi de ces girottes sépulcrales des tombeaux des ptopbètes (KouboÛr tl'anbiyâ). D'autres disent qu'on y a enseïeli des jugea du tribunal juif. — 11 y a encore quelques autres grottes sépulcrales dans le voisinage, mais aucune de la même dimension.

Des tombeaux des Juges, on peut en se dirigeant au I4.E. descendre le versant; dès qu'on a traversé le fond aplani de la vallée, on parvient sur l'antre versant i des grottes sépulcrales dont l'une se distingue en ce que les parois de son vestibule sont traitées comme an mur ï blocs dselés. De 1&, en allant i l'E., on parviecit à la grande route des caravanes qui mène à. liaplouse (^p. 343^; loi se trouve le Seapus (p. 33âJ, d'où l'on atteint de nouveau les tombeaux des Rois, puis laissant k g. un cbemin qui se dirige vers le S.E., ou regagne Jérusalem par la route de Naplonse. Sur le plateau septentrional où nous sommes se trouvaient du temps des Juifs des maisons de campagne et des vergers, comme le prouvent les tas de pierres et la quantité de citernes et de réservoirs qu'on y trouve encore et dont l'un est construit en belles pierres de taille. Au bout de tO min., après avoir descendu une colline, nous avons devant nous la porte de Damas; nous tournons 1 g. avant d'y arriver, et nous sommes, en 2 ou 3 min. [à g.) h la grotta de Jtrimie, en arabe tl-Edhimîyi. L'entrée en est bouchée par un mur qu'on a construit en travers. Le gardien musolman du sanctuaire montre souvent des prétentions exorbitantes avant d'en ouvrir la porte; on fera mine de s'en aller poor le ramener k la raison [1 fr.). On arrive d'abord dans une petite cour ouverte plantée d'arbres truitters, et dont l'Intérieur se voit aussi de

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