GROTTE DU COTON
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la montagne. On y voit ^pars des fragments de colonnes. Les visiteurs passent par une espèce de mosquée, à Të., dans une première grotte , puis dans une deuxième, de forme ronde, longue de 40 pas et large de 35, au centre de laquelle la voûte est soutenue par un pilier. Le gardien montre au S.O. le tombeau du Sultan Ibrahim et plus loin, derrière, une haute banquette taillée dans le roc, avec le tombeau de Baroukh ed-Dîn, que l'on a fait passer depuis le xv® B. pour celui de Jérémie. On dit aussi que ce prophète composa loi ses Lamentations. Les grottes étaient autrefois habitées par des santons (religieux) musulmans. — Sur la place qui précède le sanctuaire se trouve Ventrée (5 marches) d'un caveau dont la voûte repose sur une colonne svelte avec un joli chapiteau. Avançant au N. et descendant 11 degrés au S. 0., on rencontre une grande et belle citerne dont la voûte est soutenue par un gros pilier ; elle est éclairée par une ouverture dans le haut. Cette citerne est ce qu'il y là de plus curieux à voir. Les grottes sont de vieilles carrières qu'on aura utilisées plus tard comme tombeaux. Il est possible que le rocher se soit étendu jadis jusqu'à l'enceinte de la ville et qu'on l'ait fait sauter pour renforcer ce côté de la place.
Devant la partie septentrionale du mur, qui repose Ici sur
le roc, règne un fossé en deçà duquel est un amas de décombres jetés là en grande partie lors de la construction de l'hospice autrichien. A cet endroit, à une centaine de pas à l'Ë. de la porte de Damas et juste en face de la grotte de Jérémie est située, dans le rocher, à 6 m.
au-dessous de la muraille, l'entrée de la grotte du cotoxif retrouvée en 1852. Ce nom ou plutôt celui de grotte de la toile, maghâret el-ket-
Mn, lui a été donné par des
i: sooo t n f> uiB^ -Hêtres auteurs arabes. Il est généralement reconnu aujourd'hui que ce n'est qu'une vaste carrière qui s'étend à une grande profondeur sous la ville dans la direction du S. On y voit encore dans les parois des niches où les ouvriers mettaient leurs lampes. D'énormes piliers en soutiennent le ciel. Les blocs de pierre étaient extraits à l'aide de coins de bois qu'on mouillait après les avoir enfoncés afin ^de les faire gonfler ; 11 en reste des preuves évidentes. Il n'est pas possible de savoir à quelle époque ces carrières ont été exploitées. Elles s'enfoncent en ligne droite vers le S. jusqu'à une distance de 196 m. pour les visiter , on prendra de la lumière , une boussole ou une
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de Jérusalem. PORTE DE DAMAS. Route 4, 255
ficelle, ou mieux encore an guide, et l'on s'imposera comme règle d'aller toujours à dr. ou toujours à g. de la paroi , c'est le moyen de s'en tirer sûrement. Le sol y est très inégal , surtout à certains endroits où il est tombé des morceaux de roche. Dans le fond, à dr., se trouve une petite source dont l'eau est mauvaise. \ Nous franchissons maintenant la colline de décombres pour aller
.' à la porte de Bamas (pi. D 2). Cette porte anguleuse est fermée par deux grands battants ferrés. C'est la plus imposante de Jérusalem ; elle présente avec ses créneaux un beau spécimen de Tarchiteeture du xYi^s. Selon une inscription, Soliman la fit construire ou du moins reconstruire en 944 de l'hégire (com. 10 juin 1537). De chaque ; côté des battants, il y a de légères colonnes et au-dessus un tympan ogival avec inscription ; on l'appelle aussi la porte des colonnes, Bâb eWAmoûd, On la nommait au xii« s. porte St-Etienne, *, parce que l'église dédiée à ce premier martyr était près de là (v. î p. 218). La vue qu'on a de la tour est célèbre. Des fouilles faites ici ont prouvé que cette porte était bâtie sur l'emplacement d'une autre plus ancienne , car on y a trouvé, outre une piscine, un reste , de mur, allant de l'E. à l'O., composé de blocs à refends. Il est \ toutefois possible que ce mur ait été construit par les croisés avec i de vieux matériaux. La porte de Damas se compose proprement de deux tours, entre lesquelles on voit encore parfaitement les restes , ou du moins le haut du cintre d'une vieille porte qui ce ' trouvait probablement dans la troisième enceinte (p. 162). Il y a • encore des caveaux sous ces tours, celui de la tour de l'E. a 15 pas ' de long sur 9 de large et il est construit en gros blocs de pierre. On a souvent prétendu entendre sous terre à la porte de Damas le bruissement d'un cours d'eau soutenain, il ne serait pas impossible qu'il y en eût un.