De Jérusalem à Bethléhem
/ Trajet de 1 h. 20. — Le chemin de Bethléhem, qu'on peut bien I parcourir à pied, part de la porte de Jaffa et descend immédiatement I à g. dans la partie supérieure de la vallée de Hinnom. Il y en a \ cependant un second plus agréable pour les cavaliers parce qu'il est moins raide ; il s'écarte à g. près du Birket Mâmilla (p. 249). En longeant le côté droit de la vallée, nous avons au-dessous de nous, à g. le Birket es-Soul|ân (p. 245) et bientôt après, dans le haut, sur la droite, l'établissement Monteflore et le moulin à vent. Là où la vallée fait une courbe à l'E., notre chemin, au lieu de tourner aussi à g., monte tout droit sur le plateau. Arrivés là, nous trouvons à dr. les maisons couvertes de briques du nouvel établissement de la société allemande du Temple. Pour avoir de ce côté le coup d'œil le plus beau sur Jérusalem , on appuie à g. immédiatement avant d'arriver sur le plateau et l'on gravit le mont du Mauvais- Conseil (p. 241), au sommet duquel on est en quelques minutes. De ce sommet dénudé,
2bQ Route ô. MÂRELYAS... De Jérusalem
on voit surtout bien le côté S. de la ville; en face, le village de Silouân et le mont des Oliviers; au S., les villages de Belt Safàfâ et d'eoh-Gherâfât, et le couvent de Mâr Ëlyâs. Les ruines qu'on trouve au sommet sont probablement celles d'un village arabe ; la tradition y voit les restes d'une maison de campagne de Caïphe (p. 247). On y trouve aussi le ouéli musulman (tombeau) A'Abou Tôr, au S. duquel on montre l'arbre auquel Judas doit s'être pendu (v. p. 274) ; ce végétal étend horizontalement toutes ses branches vers l'Ë,
Le plateau qui s'étend d'ici au S. et à travers lequel nous continuons notre chemin, s'appelle Bak'a. On a voulu depuis le xvie s. y voir la plaine des Rephdim ou des Géants, à travers laquelle passait, selon Josué (xv, 8, etc.) la frontière des tribus de Juda et de Benjamin ; son nom lui venait de ses premiers habitants (p. 59). Les Philistins y ont souvent campé et David les y a battus (il Rois V, 18 etc.). De nos jours, Tobler a prétendu retrouver la vallée de Rephaïm dans le Ouâdi Delr Yâsîn, à l'O.N.O. de Jérusalem , mais il est en contradiction évidente avec l'historien Josèphe.
Le plateau s'abaisse à l'O. du côté du Ouâdi el-Ouerdy la vallée des Roses (p. 340). A l'entrée de cette vallée, à dr., d'abord le village de Beit Safâfâ^ puis celui à'ech-Cherâfât^ à quelque distance de la route. La tradition place aussi quelques lieux saints sur cette plaine, aujourd'hui assez bien cultivée ; à quelque distance sur une hauteur à dr., au delà de l'habitation traditlonelle de Siméon (Luc II, 25), deux maisons neuves avec la petite église grecque de Kataniôn ; belle vue à cet endroit. Puis on montre , près de quelques pierres dispersées sur le chemin, la fontaine des MageSj Bîr Cathisma, à l'endroit où ils revirent l' étoile f. A l'extrémité de la plaine, nous rencontrons à dr. la maison de campagne du patriarche grec (belles plantations) et , en montant une colline , à g. le couvent d'Ëlie ou de M&r Elyfts, à ^/^ d'h. de Jérusalem, fort bien situé sur la croupe de la montagne. £n quittant la route et en appuyant du côté de ce couvent, on arrive à une fontaine où l'on dit que la sainte famille se désaltéra. La vue est aussi belle de la hauteur à dr. que de la terrasse du couvent. On aperçoit au S.E. Bethléhem, au N. Jérusalem, et au delà Nébi Samouîl; la longue chaîne bleuâtre des montagnes à l'E. du Jourdain présente un magnifique coup d'oeil. Le couvent, habité seulement par quelques moines grecs, est un bâtiment solide. Il a été construit, on ne sait à quelle époque par un métropolitain du nom d'Elias, dont l'église renfermait encore le tombeau au xvii^ s. ; il fut rebâti à l'époque des Francs en 1160. Bientôt après se forma la tradition qui rattache ce couvent à l'histoire du prophète Élie, tradition qui s'est égarée au point de placer dans un renfoncement du rocher (à dr. de la route , en face de l'entrée du couvent) la scène qui est racontée
t Les mages, après avoir entendu le roi, partirent; et voilà que Tëtoile qu''il8 avaient vue en Orient, allait devant eux, jusqu'à ce que. s'^avançant toujours, elle s'arrêta au-dessus du lieu oii était Tenfant (Matli. ii, 9),
à Bethléhem. TOMBEAU DE RACHEL. Route 5. 257
au III® livre des Rois, xix, 3 et suiv. , et d'y voir la trace du pied du prophète.
Au delà du couvent, le chemin contourne à dr. le commencement d'une valMe qui s'ahaisse à l'E. , et se dirige vers la mer Morte. La contrée est cultivée ; devant nous, de l'autre c6t^ de la vallée, au S.E., apparaît maintenant la cime arrondie du mont des Francs (p. 2^72); au S., Bethléhem; à dr. (S.S.O.), le gros village de Beit Djâta (p. 268), avec ses blancs édifices. Au bout de 13 min. , nous voyons à dr., dans un beau site, le. Tantoûr, maison de campagne du consul général d'Autriche. Les bâtiments neufs (hôpital, maison des frères , chapelle) construits par l'ordre cath. de Malte, sont destinés à recevoir des malades et des pauvres. On montre près d'une tour en ruine à dr. du chemin le champ des pois , au sujet duquel la légende dit que J.-C. ayant demandé à un hojnme qui semait des pois, ce qu'il semait et celui-ci ayant répondu : « des pierres», le champ produisit en effet des pierres en forme de pois, comme on peut encore en trouver dans cet endroit.
Au bout de 9 min. se détache à dr. un chemin qui conduit à Hébron et aux bassins de Salomon (p. 268). A dr. de la bifurcation se trouve un bâtiment sans apparence appelé le tombeau de Bachely koubbet râhll. Ce tombeau à coupole, tout à fait dans le genre des innombrables ouéli musulmans (p. 41), n'offre rien de particulièrement intéressant ; le sarcophage aussi paraît moderne, et il est blanchi. L'entrée du Vestibule est au N. Le tombeau de Rachel est en grande vénération chez les musulmans, les chrétiens et les Juifs ; ces derniers surtout y viennent en grand nombre en pèlerinage et les Bédouins y ensevelissent leurs morts. Les murs sont couverts de noms de pèlerins. La tradition paraît ici d'accord avec le texte de la Bible : Rachel mourut sur le chemin d'Ephrata (Bethléhem) en donnant le jour à Benjamin, et elle fut ensevelie au même endroit (Gen. xxxv, 19). Depuis le commencement du christianisme la tradition n'a point varié sur l'emplacement ; il a été surmonté pendant des siècles d'une pyramide, composée, dit-on, de douze pierres en mémoire des douze tribus d'Israël. Le monument semble avoir été restauré au xv« s. , et depuis ce temps il a subi parfois d'importantes modifications. Une seule difficulté, mais elle est importante, s'oppose à ce qu'on admette cette tradition, c'est que , d'après le 1er livre des Rois x, 2 la frontière qui sépare les territoires de Juda et de Benjamin devait passer par cet endroit, ce qui est impossible pour bien des raisons. Le tombeau de Rachel était probablement au N. de Jérusalem.
Nous suivons toujours la grande route des pèlerins et nous atteignons en 13 min. la hauteur de Bethléhem, à g. de laquelle un chemin conduit entre des murs en 1 ou 2 min. à la fontaine dite de David. On trouve ici, creusées dans le roc, trois citernes dont celle du S. est la plus importante. Il y avait là autrefois un bâtiment, paut-étre un couvent, D'après la tradition, ces clternss
Falestiae et Syrie, 17
258 Boute 5. BETHLÉHËM. De Jérusalem
seraient celles qui se trouvaient près de «la porte de Bethléem» et où trois des plus vaillants soldats de David allèrent lui chercher de Teau en passant à travers le camp des Philistins (I Ohron. xi, 17-19). Après bien des variations , ces citernes ont toujours été pr^sent^es depuis la fin du xv^ s. comme le lieu où s'est passé le fait raconté dans la Bible. La question de savoir si les citernes mentionnées dans l'A. T. sont celles qui se trouvent au N. de Bethléhem ne peut être résolue qu'après avoir déterminé la situation d'Adoullam (v. p. 271). Celles que nous avons devant nous ont peu d'eau. Bethléhem, qui est situé de l'autre côté de la vallée des Caroubiers (Ouâdi el-Kharroûbé), présente d'ici un coup d'œil pittoresque. L'étranger est aussitôt frappé du soin avec lequel le sol est cultivé en terrasses ; la végétation est ici supérieure à celle des environs immédiats de Jérusalem parce que les habitants sont plus laborieux. Revenus sur la route, nous la descendons en passant près des maisons neuves où se trouve l'auberge d'un allemand (Bauer) et nous atteignons les maisons de l'ancien Bethléhem.
Bethléhem* — Histoire. Le nom de cette ville, en arabe Beit-Lahein se rattache à un^ tradition populaire sensée, car il s'est conservé intact jusqu'à présent à travers des milliers d'années. En hébreu, ce nom signifie «maison du pain», et il vient sans doute de ce que, dès Tantiquité les environs se distinguaient par leur fertilité, des déserts d'alentour (v. p. 267). De là aussi l'autre nom de la ville, Ephrata^ qui a une signification analogue (Michée v, 2). La Bible nous apprend que les habitants possédaient des champs de blé et des vignes, qu'ils avaient des troupeaux de moutons et de chèvres et qu'ils faisaient du fromage (I Rois x.vi, 20; xvii, 18). C'est à Bethléhem que se passe la scètae de la charmante idylle dtt livre de Ruth, qui sert d'introduction à l'histoire de David. C'est à ce roi, dont les &ges suivants ont fait un type idéal que la ville, auparavant insignifiante, doit sa célébrité et son importance. Pour les prophètes, Bethléhem était un endroit sacré surtout comme patrie de la famille de David. Les autres membres illustres de cette famille l'ont aussi habité : Joab, Azaël, Abisaï (II Bois ii, 13, 18, 24). Roboam la fortifia (II Chron. XI, 6). Toutefois ce ne fut qu'après l'établissement du christianisme que Bethléhem se développa, par suite des pèlerinages au lieu où naquit J.-C. Elle n'avait pas encore d'importance au ive s. ; cependant Justinien en fit reconstruire les murs, on y bâtit des couvents et des églises, si bien qu'elle était désignée l'an 600 comme un «lieu florissant», dont l'église surtout était célèbre. A l'approche des croisés, les Arabes détruisirent Bethléhem, mais les Francs la rebâtirent bientôt, avec un château fort près du couvent. Elle fut ensuite ravagée par les Kharesmiens en 1244. Plus tard, en 1489, sa forteresse fut démolie, ses murs et son couvent furent détruits ; elle eut dès lors beaucoup moins d'importance, et elle ne s'est relevée que durant ces derniers siècles. Des querelles entre les chrétiens et les musulmans d'Hébron et d'autres lieux du voisinage ont souvent dégénéré en rixes sanglantes , et des bandes pillardes de Bédouins se sont quelquefois avancées jusqu'ici. En 1831 , pendant une émeute causée par de nouveaux impôts, les chrétiens expulsèrent de la ville les musulmans ciui habitaient un quartier particulier, et après une nouvelle révolte en 1834, ce quartier fut détruit par l'ordre d'Ibrâhîm Pacha; depuis ce temps, il n'y a presque plus que des chrétiens dans la ville.
Bethléhem est située à 772m. d'altitude, sur la croupe de deux collines, l'une à l'E. et l'autre à l'O., réunies par une courte ramification. Au S. de la ville est le Ouâdi er-Râhib, au N., le Ouâdi el' Kîiarroûbé y dont nous avons déj^ mentionné les terrasses bien
àBethléhem. BETHLÉHEM. Boute ô. 259
cultivées. Les pentes des collines sont plus douces à l'Ë. et à l'O. qu'au N. et au S. La situation de la ville, avec les vallées qui l'environnent, a quelque analogie avec celle de Jérusalem. — Le vin de BetMéliem est préféré à celui de Jérusalem. Outxb T auberge de Bauer (v. ci-dessus), il y a près de l'établissement protestant (v. ci- dessous) une autre tenue par un allemand nomme Schsefer. On trouve à Betbléhem un bureau télégraphique turc.
Le nombre des habitants de Betbléhem répartis en différents quartiers, s'élève à environ 5,000, dont à peu près 300 musulmans et quelque 100 protestants. - Les Latins ont ici un' grand couvent, habité par une quinzaine de franciscains ; les pèlerins y sont hébergés gratuitement pendant trois jours. Ce couvent est bâti sur le versant de la montagne, derrière la grande église ; il y a dans ses dépendances une école de garçons et une école de filles dirigée par les sœurs de St-Joseph. A 10 min. S.O. de la ville, un couvent de religieuses françaises, et sur le versant 0. de la vallée des Caroubiers, la grande institution (environ 100 garçons) du père don Belloni. Les Grecs y ont également leur couvent de la Nativité, deux églises, Ste-Hélène et St-Georges, une école pour les garçons et une pour les filles. Le couvent arménien compte de 15 à 18 moines et frères. Les trois couvents forment ensemble le grand corps de bâtiment semblable à une forteresse qui attire l'attention à l'extrémité S.E. de la ville. Enfin les protestants allemands possèdent, à l'extrémité opposée, un établissement avec salle de culte, fondé par la société berlinoise de Jérusalem et où sont élevés 15 enfants; ils sont sous la direction du missionnaire Millier qui, outre cette maison , dirige encore deux écoles fréquentées par environ 90 garçons et 15 filles.
Les habitants de Betbléhem, qui ont souvent fait preuve d'intrépidité dans les luttes avec leurs voisins (v. ci-dessus), vivent surtout de l'agriculture et de l'élève du bétail. Ils s'occupent en outre depuis plusieurs siècles à fabriquer des objets de piété, en particulier des chapelets , et sont habiles entre autres à faire des ouvrages de nacre : croix, chapelets, représentations de scènes de la Bible, etc. Ils travaillent aussi le corail et la pierre noire de la mer Morte : nous ferons observer que les vases fabriqués avec cette pierre sont très fragiles. Betbléhem a encore de l'importance comme marché pour les paysans et les Bédouins des environs ; on y voit souvent par exemple des Bédouins des bords de la mer Morte.
La grande **égli8e de la Nativité, au-dessus du lieu traditionnel
de la naissance de J.-C, est située dans la partie 0. de la petite
ville, au-dessus de la vallée des Caroubiers; elle appartient aux
Grecs, aux Latins et aux Arméniens.
La tradition qui fait naître J.-G. dans une grotte près de Betbléhem remonte jusqu'au ne g. (St Justin le Martyr) j néanmoins les évangélistes n'en font pas mention. L'empereur Adrien, par haine des chrétiens, détruisit, dit-on, une église qui se trouvait là et la remplaça par un temple d'Adonis -, mais çç r|cit n'est pas dignç de foi. Le premier fait certain
260 Route 6. BËTHLÉHËM. De Jérusalem
relatif à cet- endroit , c'est que Constantin le Grand y fit élever une basilique en Tan 330. M. de Vogué prétend que Tédifice actuel est encore dans son ensemble celui qui fut construit alors, et il fonde son assertion sur Tunité du style ainsi que sur Tabsence des caractères particuliers aux édifices plus récents de Justinien. D'autres savants considèrent comme certain que nous avons dans l'église de la Nativité un édifice érigé par Justinien (527-^65) mais qui a subi d'importantes restaurations. En tout cas, nous sommes en présence d'un vénérable monument, très intéressant comme spécimen des plus anciennes basiliques chrétiennes. D''aprè8 les récits cette église échappa miraculeusement à la destruction musulmane (H&kim) en 1010. Les Francs appelés à Bethléhem par la population chrétienne trouvèrent l'édifice intact. Toutes les relations des pèlerins du moyen &ge sont d'accord relativement à la situation et au style de cette église, de sorte' que nous devons admettre qu'elle est restée semblable k elle-même. Baudouin y fut couronné roi de Jérusalem le jour de Noël 1101, et un siège épiscopal y fut érigé en 1110. Elle fut complètement restaurée et embellie du temps même des croisades; Tempereur Manuel Comnène (1143-1180) en décora les murs de mosaïques dorées. L'exécution en fut dirigée par un architecte nommé Ephrem, qui fit placer en maint endroit le portrait de l'empereur. L'édifice était couvert de plomb; on restaura en 1483 la toiture fort endommagée. Edouard IV d'Angleterre donna alors le plomb nécessaire, et Philippe de Bourgogne, le bois de sapin , qui fut travaillé à Venise , embarqué pour Ja£fa et transporté de là a dos de chameaux jusqu'à destination. Les mosaïques commençaient déjà dans ce temps à se dégrader, et bientôt l'on se plaignit aussi de la toiture. Les Grecs profitèrent d'une restauration de l'église en 1672 pour s'en emparer. Vers la fin du xviie s., les Turcs en employèrent le plomb à faire des. balles. La toiture a été de nouveau réparée dans le courant de ce 'siècle. Les Latins qui avaient été longtemps dépossédés de leur part à la jouissance de la basilique, recouvrèrent ce droit en 1852, grâce à l'intervention de Napoléon III.
Entrée. Devant rentrée principale (pi. 1), qui est à TO., se trouve une grande place pavée, où Ton découvre encore des traces de Tancien atrium de la basilique, un espace carré entouré de colonnades et au milieu duquel 11 y avait des citernes dont l'eau servait pour les ablutions et les baptêmes. De cet atrium, trois portes donnaient entrée dans le vestibule de T église ; il n'existe plus que celle du milieu, encore est-elle réduite depuis longtemps à une petite porte basse, par crainte des musulmans. Le portail est carré et le linteau, orné avec simplicité, est supporté par deux consoles. Les fenêtres latérales sont murées. Ce vestibule est aussi large que la nef principale , mais 11 n'atteint que la hauteur des bas côt<^s , de sorte que son toit est de beaucoup dépassé par le toit aigu de l'église elle-même. Il est sombre et divisé en plusieurs parties par des murs. Il y avait jadis ici trois portes s'ouvrant dans l'église, mais il n'en reste qu'une.
Intérieur. En entrant dans l'église, on est frappé de la simplicité grandiose de sa structure ; malheureusement le transept et l'abside sont séparés du reste et masqués par un mur que les Grecs y ont fait élever en 1842. Elle a cinq nefs , dont celle du milieu est plus large à elle seule (10m. 40) que ne le sont deux des nefs latérales prises ensemble (4m. 20 et 3m. 75). Le pavé se compose de grandes dalles. Les nefs latérales sont formées par deux rangées de 11 colonnes monolithes,, eu calcaire rougeâtre et à veines
à Beihléhem,