‹ PalestineChapitre 21 sur 98 · C. Li;s EiMHini.s ot Idiméias · texte numérisé non relu

C. Li;s EiMHini.s ot Idiméias

T.e père des l^klomites fut Ksaii , liis d'isaae, qui, selon les traditions des Hébreux, avait recule surnom dAdoin (rouge), parce qu'il vendit son droit d'aînesse pour un plat de lentille, de couleur rougeàtre, ou jjaree qu'il sortit tout rouge du sein de sa mère (Gen. ch. 25, v. 25 et 30). Il s'établit sur la montagne de Séir, maintenant Svherah, qui s'étend du S. E. de la mer Morte au golfe Élanitique. La Genèse (cil. 36) nous donne la table généalogique de ses descendants, (lui s'étendirent sur le mont Séir, au aé-, triment des Horites, ses habitants primitifs, lisse répandirent aussi au N.

E. jusqu'aux limites de Moab, dans le paysnppelé, par les Grecs, Gebalènc^et, parles Arabes, Djebàl. lis se divisèrent en différentes tribus, dont chacune avait un chef appelé Allouph.

rhéman, petit-fils d'Ésaii, fut un des chefs les plus célèbres des tribus édomites , et ses descendants, les Thémanites, étaient renommés pour leur sagesse. Les habitants du Djebàl avaient introduit chez eux, de bonne heure, la royauté élective' , tandis que ceux du nîont Séir conservèrent leur constitution patriarchale. Ceux-ci accordèrent le passage aux Hébreux (Deut. ch.

2, V. 4 et 29), tandis que le roi d'Édom le leur refusa (Nomb. 20, 18).

Plus tard nous trouvons les Edomites, comme les autres peuples voisins, toujours en guerre avec les Hébreux.

' Voy. Genèsp, ch. 3G. v. .31-39, ot I Chron. ch. I , V. -IS-.iO. Oii y voit clairement fiue la royauté ne passait pas du père au lils ; car nous y truuMiiis une série de rois élranf;ers les uns aux autres, et natifs de différentes contrées. Pins lard cependant, la royauté devint héréditaire; car .sous Saloinon, il est question d'un prince édoinite, nommé Huit ud , qui était de'rare royali- ({ Rois, ch. 1 1 , V. n).

T" Livraison (PalF-STINE.)

Saùl les conjbattit avec suctîès; sous David, les généraux Joab et Abisaï les soumirent complètement, et David mit (les garnisons dans leurs villes. Salomon é(|uipa des vaisseaux dans leur port d'Asiongaber (1 Rois, î», 2(»j. Vers la fin du règne de Salomon, un prince édomitc (jiii s'était enfui en Égvptc, du temps de David , essaya de reconquérir l'indépendance de son peuple (1 Rois, ch. 11), mais il parait qu'il n'v réussit pas. Après le schisme, les Édomites restèrent tributaires des rois de Jnda. Encore sous Josaphat , ils n'avaient pas de rois indépendants, mais de simples gouverneurs, vassaux de .luda, et leurs ports de mer sur le golfe Élanitique étaient au pouvoir des .luifs ( ib. ch. 22 , v. 48 et 49). Sous Joram, enfin, ils se rendirent indépendants, et ils eurent dès lors leurs propres rois (2 Rois, 8, 20). Soumis de nouveau par Amasia etOuzia, ils prirent l'offensive sous Acliaz, et ils firent des prisonniers parmi les Juifs (2 Chron. 28, 17). A la même époque ils profitèrent d'une attaque dirigée par les Syriens contre la Judée, pour se remettre en possession d'Élath (2 Rois, 10, G). Depuis ce temps, il n'est plus question des Édomites dans l'histoire des rois de Juda.

Il paraît qu'ils conservèrent leur indépendance jusqu'à l'invasion des Chaldéens, auxquels ils durent se soumettre (Jérémie, ch. 27, v. 3 et (!), sans pourtant être emmenés en exil. Pendant l'exil des Juifs , ils s'emparèrent de la partie méridionale de la Judée; ils possédèrent même Hébron, d'où ils furent chassés par Judas Maccabée (1 Maccab. 5, G5). Jean Hyrcan les soumit entièrement et les força d'embrasser le judaïsme. Avec llérode une dynastie iduméenne monta sur le trùne de la Judée. Peu de temps avant le siège de Jérusalem par Titus, les Iduméens arrivés dans cette ville pour la défendre s'y abandonnèrent à des excès abominables. On en trouvera les détails dans l'histoire des Juifs.

Depuis cette époque le nom d'fùlom disparaît de l'histoire.

Les capitales du pays d'Édom étaient

L'UNIVERS

Skla (appelée par les Grecs Fetra) et BoskA , qu'il ne faut pas confondre avec la ville de Bostra dans le Haurân '. Près du golfe Éianitique étaient les villes iïÉlath et (ïyision-gaber.

Théman étaient situé, selon saint Jérôme, à cinq milles de Petra. Nous renvoyons pour les détails géographiques à la description de l'Arabie. Le territoire des Édomites fait partie de V Arabie Péti'ée.

D. Les Ajualécites.

Amalek, un des peuples les plus anciens de l'Arabie, et appelé, dans un oracle de Bileam , le commencevient des nations (Nomb. 24 , 20), avait ses demeures à l'ouest des Edomites 2. Les traditions arabes varient sur son origine; les unes le font descendre de Cham , les autres de Sem.

La Bible le mentionne , pour la preînière fois, en parlant de l'expédition de Kedorlaomer, roi d'Elam , qui frappa les campagnes d'JmaleklGen.

14, 7); mais ce passage ne prouve pas que les Amalécites aient existé a cette époque, et il est plus probable que l'auteur de la Genèse s'est servi des mots campagnes d' Amalek par anticipation. Josèphe (Ant. II , 1 , 2) les fait descendre d'Amalek, petit-fils d'Ésaii (Gen. 36, 12).

Les Amalécites furent les premiers à s'opposer aux Hébreux sortis d'Egypte; ils furent battus dans la vallée de Raphidîm. Dès lors une haine implacable futjurée aux Amalécites. Plus tard , lorsque les Hébreux , malgré la défense de Moïse, voulurent s'avancer vers le pays de Canaan , ils furent battus parles Amalécites, alliés des Cananéens. Dans la période des juges nous les voyons plusieurs fois prêter secours aux ennemis des Hébreux (.luges, 3, 13; 6 , 3). Samuel ordonna à Saûl de faire aux Amalécites une guerre d'extermination; mais

• Voy. noire Topographie , page 7o.

• Il résulte de Ja combinaison de différents passages de la Bible, où il est question des Amalécites, que ce peuple habitait différentes contrées , mais que son siège principal se trouvait entre les Philistins, les Égvptiens, les Iduméens et le désert du Sinaï.

Saiil épargna le roi Agag • , qui fut ensuite tué par Samuel. David, avant d'être proclamé roi , les attaqua avec un certain nombre de ses partisans, et leur fit beaucoup de mal (I Sam.

ch. 30). Nous les trouvons aussi parmi les peuples soumis par David dans les premiers temps de son règne (2 Sam. 8, 12), et depuis cette époque nous ne les voyons plus reparaître. Du temps d'Ézéchias, ."lOO Siméonites se dirigèrent du côté du mont Séir, battirent les débris des Amalécites , et s'établirent dans leur pays ( 1 Chron.

ch. 4, V. 42 et 43).

E. Les midianites.

Après la mort de Sarah , Abraham épousa une seconde femme appelée Ketoura;il eut avec elle plusieurs fils, dont le quatrième fut Widian. C'est de lui que descendent les Midianites Déjà du temps de Jacob cette famille faisait un commerce de caravanes entre Gilead et l'Egypte , en passant par Sichem (Gen. 37, 28). La Bible ne nous offre pas de données suffisantes , pour indiquer avec précision le pays oîi étaient établis les Midianites. Mais les géographes arabes du moyen âge parlent encore des ruines de la ville de Madian, situées à l'est du golfe Éianitique , et il est probable que le^ siège principal des Midianites él^iit au' nord de la mer Rouge, et s'étendait à Test de l'Idumée jusque vers les plaines de Moab. Ce fut dans ces plaines qu'un ancien roi d'Édom combattit les ]\lidianites(G€n. 3G,35);une branche nomade de ce peuple vivait dans les environs des monts Horeb et Sinaï, sous le prêtre .Tethro (Exode, 3,2).

Le gros de la nation s'allia avec les Moabites contre les Hébreux , campés dans les plaines de Moab (Nomb. 22, 4). Les deux peuples essayèrent de combattre les Hébreux par les malédictions de Bileam et par le culte séduisant de Baal-Pheor. Moïse attaqua les Midianites avec douze mille hommes , qui en firent un grand carnage

' De ce roi descendit , selon les traditions juives, Haman VAgagite, ministre d'.Vssuérus.

et tueront cinq de leurs princes (ih.cl». 31 ). Environ deux siècles et demi .ipres la conquête du pays de (Canaan par les Hébreux, les Midianiles étaient devenus assez puissants pour opprimer les Hébreux pendant sept ans. Tous les ans ils faisaient une invasion et détruisaient les produits du pays, les blés, les fruits et les bestiaux. Ils furent enlin attacjués par (iédeon , qui les vainquit dans plusieurs combats. Ea défaite des iMidianiles fut complète", et depuis cette époque ils ne pouvaient plus se relever ( Juji;es , ch. 0-8 ) Ce fut la une des victoires les plus éclatantes des Hébreux, et elle retentit encore longtemps dans les chants «le leurs poètes'.

La tribu d'Jipha descendit du (ils nîiicde Midian{Gen. 2.J, 4). Midian et Eplia étaient très-ricbes en chameaux ( Is. (iO, G ).

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