Les Juges
Selon la loi mosaïque, le peuple luimême devait choisir les juges, et on devait en établir dans toutes les localités. Dans le choix des juges on devait avoir égard avant tout à la probité; des hommes reconnus impartiaux et incorruptibles, quelle que fût d'ailleurs leur position, pouvaient seuls être admis aux fonctions déjuges (Deut. 16, 18-20). On voit que les Hébreux avaient une espèce de jurv ou déjuges-arbitres. Comme ces hommes du peuple n'étaient appelés à leurs fonctions que par la seule confiance de leursconcitoyens et qu'ils pouvaient quelquefois avoir des doutes sur l'application de la loi, ils devaient dans les cas graves s'adresser au chef de la république ou aux lévites, qui, par état, devaient étudier les lois, et qui décidaient en dernière instance (ib. 17 , 8—11). Il ne faut pas cependant penser à un tribunal d'appel composé de prêtres et de lévites ; car les parties ne pouvaient pas appeler , et les juges seuls, lorsqu'ils étaient embarrassés de prononcer un jugement, s'adressaient au collège sacerdotal pour le consulter'. Comme les prêtres et les lévites étaient répandus dans toutes les provinces, on en plaçait, sans doute , parmi les juges des pVincipales localités (ib. 19 , 17)^ Les affaires criminelles étaient de la compétence des Anciens (voy. ci-dessus).
Les juges formaient une des classes les plus respectées de la société; on les appelait £'/oAfm (divins)^, et ils occupaient une place dans les grandes assemblées nationales. Nous reviendrons plus loin sur les tribunaux.