‹ PalestrinaChapitre 6 sur 34 · I. HifistH rnuiicule itulinna, t. X, Kj<>>. p. ^"T · texte numérisé non relu

I. HifistH rnuiicule itulinna, t. X, Kj<>>. p. ^"T

ment à ses doux fils, à charge par eux d'indemniser pécuniairement leurs deux sœurs par un versement de 4" ducats ; — secondement, en une médiocre somme d'argent et un mobilier composé d'un si grand nombre de matelas, d'objets de literie, et d'ustensiles de cuisine, que M. Cametli en est venu à supposer que la veuve Jacobella exerçait, dans quelque faubourg de Rome, le métier d'aubergiste.

Santé Pierluigi, — le père du musicien, — habitait Palestrina, où il possédait quelques biens, de son chef et du (>hef de sa femme, Maria Gismondi. Il payait au chapitre de l'église cathédrale Saint-Agapit une redevance pour la possession d'une vigne et d'une maison ; en i54o et i.")4i il vendit une châtaigneraie, puis une maison fjui hii était échue en partage après la mort d'une parente nommée Maria Veccia. Sa famille était nombreuse. Avec Giovanni sont mentionnés comme ses fils Silla et Bernardino, et l'on connaît aussi le nom de sa fille Palma \ Peut-être doit-on établir une corrélation entre ses aliénalions de biens, en i54o et i54i, et le départ de son fils Giovanni, dont parle en ces termes l'annaliste Petrini : « Vers celte année i54o, un de nos concitoyens, nommé Giovanni Pierluigi, se

I. Sfbclle, Die pdpstlicltc SàmjerschuU, p. 172. — Cxcilii-nkii' leruler fur 1879, P- ^ ^^ suiv.

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rendit à Uonie pour y étudier la musique*. » Il serait conforme aux habitudes du temps de supposer (juc le jeune hc^mme avait commencé son éducation musicale comme enfant de clumir, <'t que, arrivé à l'époque de la mue, forcé de renoncer au service du chœur, il allait passer de la pratique du chant aux études théoriques. Une explication si simple ne pouvait pas contenter les auteurs accoutumés à orner d'anecdotes romanesques toutes les biographies d'artistes. Deux écrivains du xviir siècle, Piloni et Gecconi, se sont donc plu à conter comme quoi les dispositions naturelles de Giovanni Pierluin^i, fortuitement révélées, lui avaient valu la sympathie d'un musicien, aussitôt devenu volontairement son maître. D'après Pitoni, ce musicien aurait été le maître de chapelle de la basilique de Sainle-Marie-Majeure, et il aurait remarqué les aptitudes de Giovanni un jour i\uv celui-ci serait passé devant son église, en chantant (piel- ([uc mélodie « d'une manière enfantine » : car l<> chemin suivi par les paysans de Palestrina pour amener aux marchés de Home les pro<luits de leurs jardins passait précisément devant cette basiii(jue, aj)rès avoir fi;iM( hi la Porta Mag^iore, formée d'une arche de l'aqueduc de Claude.

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