‹ PamphletsChapitre 3 sur 30 · AYANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AYANT-PROPOS

retiré, replié et remis dans Pétui le même drapeau français, devant le citoyen Se-ward, devant le citoyen Jnarès et devant le seigneur Bismark ; depuis qu'il s'est acquis un nom aussi fameux dans l'histoire pour avoir fait reculer ses armées que tel autre homme de guerre pour les avoir fait avancer; depuis qu'il a donné, après Villafranca, l'exemple unique d'un vainqueur forcé de cacher sa gloire, de fuir sa capitale, de rentrer ses lauriers, la nuit, dans sa maison de campagne, et de triompher en catimini ; depuis qu'il a complètement détruit au dehors le, prestige de la France, sans assurer, au dedans, ni l'ordre ni la prospérité ; depuis que le aystèrae de la guerre à tout prix nous a conduits juste au même point que celui de la paix à tout prix, c'est-à-dire au bord de ce même abime qu'on se vantait de fermer ; depuis que Napoléon III a compromis l'armée française, devant l'étranger, par des défaites, comme il l'avait compromise, devant les Français, par la victoire du boulevard Montmartre; depuis qu'il a souillé et ébréché l'épée de la France, j'ignore ce que pensent les officiers français, mais il est au moins présumable que, s'ils ont quelque amour pour leur pays, leur zèle doit être quelque peu refroidi pour le misérable qui les a si longtemps dupés, ou opprimés, enchaînés à son sort et traînés dans sa honte. Je doute qu'ils puissent admirer et suivre longtemps encore celui qui devait les couvrir de gloire, et qui, ayant promis, pour contenter tout le monde, aux uns la liberté, aux autres la paix, aux autres la victoire, se montre, hélas ! absolument incapable de contenter personne et de rien donner de ce

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