AVANT-PROPOS TII
lasser la France on lasser T Europe, ou les deux à la fois ; — ou bien encore par la restitution des libertés ; ce serait la fin la plus rapide, mais c'est aussi celle qu'il a toujours le plus redoutée, parce qu'il la' comprenait le mieux ; il est donc certain qu'il portera d'un autre côté ses préférences. Mais il peut tomber en écrasant des victimes; l'empire peut mourir, comme il est né et comme il a vécu, dans les flots de sang innocent. C'est ce danger qu'il faut conjurer par la concorde des bons citoyens. Puisse ce petit livre en augmenter le nombre, puisse la nation désabusée, unanime et pacifique dans sa fureur, le chasser de ses huées seules, ou tout au plus à coups de crosse, comme un zouave pontifical ! Puissent les peuples de ce temps malheureux faire dire un jour à l'histoire indignée de leur patience, qu'ils ont su enfin, dans une même année, détruire trois de leurs plus cruels tyrans, un pape €^t deux empereurs !
Stuttgart, 28 octobre 18S7.
A. ROGEARD.