‹ PamphletsChapitre 8 sur 30 · LES PH0F08 DR LA BIEN US · texte numérisé non relu

LES PH0F08 DR LA BIEN US

demander à César le rappel de leur préfet, qui fut maintenu.

Il y avait encore certaine expédition lointaine dont on n'avait pas lieu d'être absolument fier; le malheureux Varus avait été bêtement se faire écraser avec trois légions, là-bas, là-bas, par-delà le Rhin, au fond de la forêt Hercynienne. Cela fit mauvais effet. La guerre est comme toutes les bonnes choses, il ne faut pas en abuser. Elle aie mérite d'être un spectacle absorbant^ la plus puissante des diversions, je le' veux bien, mata c'est une ressource qu'il faut ménager ; il ne faut pas jouer trop facilement ce jeu insolent et terrible, qui peut tourner contre celui qui le joue, et quand on est un sauveur, il ne convient pas d'envoyer trop légèremeiit à la boucherie les gens qu'on a sauvés ; voilà ce qu'on pouvait dire ; mais qui clone y pensait ? à peine vingt mille mères, et qu'est-ce que cela, dans un grand empire? On sait bien que la gloire ne donne pas ses faveurs, et Rome était assez riche de sang et d'argent pour les payer. Auguste en fut quitte pour se cogner tout doucement la tête contre les portes, et pour faire une prosopopée qui, du reste, est devenue classique.

Il y avait enfin Lollius qui avait perdu une aigle; on pouvait s'enpasser ; et, quant aux finances, une ère nouvelle venait de s'ouvrir : la grande administi'ation était inventée ; le monde allait être administré. Le monstreempire a cent millions de mains et un ventre, l'unité est fondée ! Je travaillerai avec vos mains, et vous digérerez avec mon estomac, voilà qui est clair, et Ménénius avait raison, et je n'ai que faire de l'avis du paysan du Danube.

Si ce système entraînait quelques abus^ s'il y avait de temps en temps quelque famine, ce n'était là qu^nn

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