I.BTTB1IS PARTICUI.iArE5. i3i
sances étrangères/ réduit à M. de Marcellus? et, chez res puissances, qn'auraît fait la noblesse allemande, si les vilains ne TeussenC entraînée contre ranaée de Bonaparte , qui elle-ménie alla très-bien, étant naenée par des vilains, mal aussitôt qu'elle fut commandée par des nobles; autre point à noter. Mais oft en étions-nous? à Colas, procureur et chef de la noblesse. Je suis content, disait-il , oui , je suis fort content de M. de Duras, il a du caractère, et je
n'aurais pas cru qu'un gentilhomme, un duc ,
aussi , Tai-je fait président de notre club des Carmé* lites , dab d*honnétes gens. Nous nous assemblâmes hier, lai président, moi secrétaire; nous avons tous prêté serment entre les mains de M. le duc. Ils ont juré foi de gentilhomme, moi, foi de procureur, et j*ai hit le procès-verbal de la séance. Mais, le bon de Talfaire , c'est que le préfet 5*est avisé d'y trouver à redire. Là-dessns nous Tavons metié de la bonne manière, et M. de Duras a montré ce qu'il est. Monsieur^ lui a-t-il dit , je vous défends , au nom de mon gouvernement, de vous mêler des élections. Voilà parler cela , et voilà ce que c'est que de la fermeté. Le pauvre préfet n'a su que dire. Je vous assure, moi, que la noblesse a du bon, et fera quelque chose. Dieu aidant, avec les puissances étrangères. Tout cela ne demande qu^à être un peu conduit , et j'en fais mon affaire.
Il continua , et je l'écoutais avec grand plaisir , quand le président, m'appelant, me donna un de ces billets où il fallait écrire deux noms. Pour moi, j'y voulais mettre Aristide et Caton. Mais on me dit
l3l LETTRES PARTICULlàRES.
quUls n*étaient pas sur la liste des éligibles J'écrivî» BigDon et un autre ; Bignon , vous le connaissez, je crois, celui qui ne veut pas qu'on proscrive; et je m'en allai comme j'étais venu , à travers les gendarmes.
Je voudrais bien répondre à ce monsieur du journal). Car, comme vous savez, j'aime assez causer. Je me fais tout à tous , et ne dédaigne personne; mais Je le crois fâché. Il m'appelle jacobin, révolutionnaire,-plagiaire, voleur, empoisonneur, faussaire, pestiféré ou pestiféré, enragé » imposteur, calomniateur, libellisle, homme horrible, ordurier, grimacier, chiffonnier. Cest totUf si J'ai mémoire. Je vois ce qu'il veut dire ; il entend que lui et moi sommes d^avis différent $ peut-être se trompe-t-ih
Il aixne les ministres ; et moi aussi je les aime ; je leur suis trop obligé pour ne pas les aimer. Jamais je n'ai eu recours à eux, qu'ils ne m'aient rendu bonne et prompte justice. Ils m'ont tiré trois fois des mains de leurs agens. C'est bien , si vous voulez un peu ce que ce Romain appelait beneficium Uuronu^ non occtdere. Mais enfin c'est benefiUum, £t , quand tout le monde est larron , le meilleur est celui qui ne tue pas.
J'aime bien mieux les ministres que messieurs |es jurés nommés par le préfet, beaucoup mieux que les électeurs choisis par le préfet, beaucoup mieux que mes juges qu'on appelle naturels , et dont je n'ai jamais pu obtenir une sentence qui eût le moindre air d'équité. J'aime cent fois mieux Iç gouvernement ministériel qu'un jeu , une piperie^ une ombre ^