I.KÏTBB& PARTI CUXIÀRES. l
gouveroeniéDt rimant eo «// je suis plus ministériel que monsieur du journal ; et m, je le suis gratis.
Il dit que nous sommes libres, et j'en dis tout au-* tant ; nous sommes libres , comme on Test la veille d'aller en prison. Nous vivons à l'aise , ajoute-t-il , et rien. ne nous gène à présent, ie sens ce bonheur^ et j'en jouis comme faisait Arlequin > dit-on , qui y tombant du haut d'un clocher» se trouvait assez bien en l'air, avant de toucher le pavé.
il n'est que de s'entendre. Cet homme-là et mot sommes quasi d'accord , et ne nous en doutions pas«. 11 se plaint de mon langage. Hélas ! je n'en suis pas plus content que lui. Mon style lui déplaît; il trouve ma phrase obscure , confuse, embarrassée. Ob ! qu'il a raison ^ seloi^ moi! II ne saurait dire tant de mal de ma façon de m'exprimer, que je n*en pense davantage y ni maudire plus que je ne fais la faiblesse , rinsuffisarice des termes que j'emploie. Autant la plupart s'éîudient à déguiser leur pensée, autant il me fâche de savoir si peu mettre la mienne au jour. Ah ! si ma langue pouvait dire ce que mon esprit voit f si je pouvais montrer aux hommes le vrai qui me frappe les yeux , leur faire détourner ta vue des fausses grandeurs qu'ils poursuivent, et regarder la liberté, tous l'aimeraient, la désireraient. Ils counaîtraient, en rougissant, qu'on ne gagne rien à dominer, qu'il n'est tyran qui n'obéisse , ni maître qui ne soit esclave; et perdant la funeste envie de s'opprimer les uns les autres , ils voudraient vivre et laisser vivre. S'il m'était donné d'exprimer, comme je le sens , ce que c'est que l'indépendance, Decazes