‹ Pamphlets politiques et littérairesChapitre 34 sur 79 · Û PÉTITION POUR LES VILLAGEOIS · texte numérisé non relu

Û PÉTITION POUR LES VILLAGEOIS

sonnes des villages environnans et de Tours, qui n'en est qu'à deux lieues. Les hameaux près de Paris, les bastides de Marseille, au dire des voyageurs , avec plus d'aOQuence, en gens de viile surtout, avaient moins d'agrément, de rustique gaieté. N'en soyez plus jaloux , bals champêtres de Sceaux et du pré Saint-Gervais; ces fêtes ont cessé ; car le curé de Fondetles est aussi un jeune homme sortant du séminaire, comme celui d'Azai, du séminaire de Tours, maison dont les élèves, une fois en besogne dans la vigne du Seigneur, en veulent extirper d'abord tout plaisir, tout divertissement, et faire d'un riant village un sombre couvent de la Trape. Cela s'explique î on ex* plique tout dans le siècle où nous sommes; ja« mais le monde n'a tant raisonné sur les effets et sur les causes. Le monde dit que ces jeunes pré* très, au séminaire, sont élevés par un moine, un frère picpus , frère Isidore , c'est son nom ; homme envoyé des hautes régions de la monar* chie, aCn d'instruire nos docteurs, de former les instituteurs qu on destine à nous réformer* Le moine fait les curés, les curés nous feront moines. Ainsi l'horreur de ces jeunes gens poui* le plus simple amusement, leur vient du triste picpus, qui lui-même tient d'ailleurs sa morale faroucîie. Voilà comme en remontant dans les causes secondes^ on arrive à Dieu, cause de tout. Dieu nous livre au picpus. Ta volonté. Seigneur , soit faite en toutes choses. Mais qui l'eût dit à Auslerlitzl

QUE L^ON EMJ^ÊGHE DE DÀVSEU. 1 3

Une-aatre guerre que font à nos danses de village ces jeunes séminaristes , c'est la confession. Ils confessent les filles, sans qu*on y trouve àre« dire y et ne leur donnent l'absolution qu'autant qu'elles promettent de renoncer à la danse , à quoi peu d'entre elles consentent t quelque ascendant que doive avoir, et sur le sexe et sur leur âge , un confesseur de vingt-cinq ans , à qui les aveux» le secret et l'intimité qui s'ensuit nécessairement , donnent tant d'avantages , tant de moyens pour persuader ; mais les pénitentes aiment la danse. Le plus souvent aussi elles aiment un danseur qui, après quelque temps de poursuite et d'amour, enfin devient un mari. Tout cela se passe publiquement ; tout cela est bien, et en soi beaucoup plus décent que des conférences téte-àtéte avec ces jeunes gens vêtus de noir. Y a-t-il de quoi s'étonner que de tels attachemens l'emportent sur l'absolution , et que le nombre des communîans se trouve diminué cette année de plus des trois quarts, à ce qu'on dit? La faute en est toute au pasteur qui les met dans le cas d*opter entre ce devoir de religion et les affections les plus chères de la vie présente , montrant bien par là que le >sele pour conduire les âmes ne' suffit pas , même uni à la charité. Il y faut ajouter encore la discrétion, dit saint Paul , aussi nécessaire aujourd'hui, dans ce ministère pieux, qu'elle le fut au temps de l'Apoire.

En effet, le peuple est sage , comme j'ai déjà dit , plus sage de beaucoup et plus heureux aussi

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qii*ayftnlia névekificw ; mi|U il &ttt ^mvftiMr^ il est bien moîas 4éyat. ?Koi» aUo&s .à &a BMeiMe èe cUmaacbe à la paroisse « poiir.no»/a£{ftÎFe»,.|MMir.y Toir nos aanis . ou . jm» fl«])ileiu-» ; nom y. all«os ; comltten r«f ieiment < j'ai graad'lioaie. à le . aire ) ftaii»4'ayoir eolendiie ^{Kurteot» ^ewc^^fiams £ii* Les f sskss élreeAtrésda»S'l*ég(is«'i Lee9ré.d!Asai, à Pâq^s dernières , fx^aal qoftljre hflwnw pour fi^ter le dais ^ qpi ea^nent c9n»inAi>té , oe J«».ffeiit Irouvei* M^Bs (e viUage; î\ eu lallutjire^dFe.de de- Ikw's ^ lant est rarc .chez qous et petite Jiadéyotio»* 1^ >^iei la eaiise, je erois. Le.{keii^ee»ld^bî#r |pr&pçiétaÎL*e y .>vre ^coie, é|^ris, ppsié^é de «a

proprié Lé.; il.JAe voit (|i;m ceU, ne r.ê^^e 4*49^i« ebose r .et osuvel .:a£&'%i»elii de m^è/K^f ,4iUMait à riadu^Ui'ie, se donne tout au travarl^ oublie le Keste et la rçligloo. Ësebtve auparavai^ ,iil pi^e^ait du loisir, pouvait écouter» j^^éditer lapiarple.de l>ieu etp^sev au.eiel eu étaitsoa.e^^ir^ sa coias^Uofi. Main^teuaxit il pense à la :^^ir]ie %tti e»t à lui et le Uilt yWre. Dam» le pvé^eM ni .dafis Vw»" iwr y le pajrsaa o*ejivis(|ge,pl»s (|tt'uu ci^^p , ub^ l^aispi) qu*iL 9 ou veutavoii- i^i^r laquelle il (ra« yaiMe, saïasse , san^t pF^udi e repos ni r,epas. U Q*a d^kUte que ceiie-là, et vouloir V^n disti^ïire^lui ^rler d^aulre chose , c est perdre «)ni tj^iiï^s. Vol* Jà d'où vient 1 indififéreuce qu*à hoa drpil noiM repvoçbe l'allé de la Meouais , en . palier e de r.eligion. Il (.'it l)ien vrai ; nous ne sommes pas de^cs ticdes que Dieu Mimil , suivant re»pv«9sion de ftaÎAt Paul i nous soaaines froids , f t e'^t là le ^<

G'eit^prtfprseinéiitlê nmi'da'siècld. Fo«r y iremé^ dter et^tioas amener, de cette indtfiêrence- à lii (Wvear <{a^n déàire, ilfkut user de ménagvmené, de'inoteiM'dotix er attiray^ns; car dVutres [irô* duir&lent uti effet opposé. La pradence y est né* cessalre, ce qu'entendent' mal ces jennes curés, dont le zèhs , admirable d*attiears , n'est pas asses selon Itf science. Aussi' leur âge ne le porte pas«

Poalr en dire ici ma pensée , j'écoute peu les déclamations x;ontre la jeunesse d'à présent , et tiens fort suspect es les plaintes qu'en font certaines gens, me rappetant toujours le moi 'vengeons-nous par en médire (si on médisait seulement! mais on va- pluS' loin). Fôtmant il doit y avoir du vrai diras ces discours , et je commence à me pei«u«der que la^ jèoiïesse séculière, sans mériter d'être sabrée» foulée aux pieds ,ou fusillée, peut ne valoir guère aujourd'hui , puisque même ces jeunes prêtres > dans leurs pacifiques fonctions, monument de telles dispositions bien éloignées de la sagesse et de ia retenue de leurs- anciens. Je vous ai déjà cité , Mes* sitmrs , notre bon curé de Véretz , qui semble un père au milieu de nous; m«iis celui d'Axai , que remplace le sétninarisle , n^avail pas -moins de mo« dération, et s*étart fait de même uoe famille de tous scff paroissiens , partageatit leurs joieit, leur» cba* grifls, letirs peines comme leui*8 mnusemens» où de fait on n'eût su- que reprendre ; voyant trèsrolonttèrsdaniser filles et garçotrs, etprinci paiement sur la place ; car il l'approuvait- là, bien plus qii'4âl?qtMl^He- autre lieu qtee-ce fût , efc disait que

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le mal rarement se fait en public Aussi trouvait* i] à merveille que le rendez-vous des jeunes filles et de leurs prétendus fût sur cetle place, plutôt qu'ailleurs, plutôt qu'aux bosquets ou aux champs» quelque part loin des regards, comme il arrivera quand nos fêtes seront tout-à*fait supprimées. Il u'avait garde de demander celle suppression, ni de mettre la dan&e au rang des péchés mortels, ou de recourîr.aux puissances pour iroubl^ d'inno« cens plaisirs. Car, enfin , ces jeunes gens , disaitil, doivent se voir, se connaître avant de s'épouser , et où se pourraicnl-ils jamais rcnconirer plus convenablement que là , sous les yeux de leurs amis, de leurs parcns et du public, souverain juge en fait de convenance et d'honnêteté ?

Ainsi raisonnait ce bon curé , regretté de tout le pays , homme de bien s'il en fût oncques , irré* ppochable dans ses mœurs et dans sa conduite, comme sont aussi , à vrai dire , les jeunes prêtres successeurs de ces anciens-là. Car il ne se peut voir rien de plus exemplaire que leur vie. Le clergé ne vit pas maintenant comme autrefois, mais il fait paraître en tout une régularité digne des temps apostoliques. Heureux effet de la pauvreté ! Heureux fruit de la persécution souiTerte à cette grande époque où Dieu visita son Eglise. Ce n'est pas un des moindres biens qu'on doive à la révolution, de voir non-seulement les cui-és ordre respectable de tout temps , mais les évoques avoir des mœurs.

Toutefois il est à craindre que de si excellent

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