TOURS
. de mes bois un revenu annuel , ce revenu me manquant, j'emprunte d'un côté pour vivre, je perds de l'autre une feuille sur cette coupe non * vendue, je perds \e produit d'une année ^ Tordre de mes coupes est perverti; toute l'économie de; ma fortune est troublée. Cest à quoi je vous supplie, Messieurs, d'à voir égard dans l'évaluation des dommages et intérêts qui me sont dus en toute justice.
Si j'entrais dans la discussion du défaut de mesure qu'on m'objecte, et qui est le seul argument de mon adversaire, je dirais que j'ai vendu de bonne foi, comme il le sait bien , d*après d'anciennes mesures qui peuvent se trouver inexactes ; que s'il y manque quelque chose, c'est un ou deuxarpens, non cinq, chose facile à vérifier; que ces deux arpens environ vaudraient , au prix de la vente, 800 francs, tandis qu'on m'abat dans la coupe réservée pour 4*000 francs de bois; qu'enfin je ne dois point tenir compte à Bourgeau de ce qui peut manquer à la superficie, puisque je vends sans garantie ni perfection de mesure , et que la loi ne lui donne une action contre moi, à raisofi du défaut de mesure, qu'autant qu'il n'y a point dans l'acte de stipulation contraire; ainsi parle le code civil, à l'article 1619. Une stipulation contraire, n'est-ce pas cette cïzuse sans fer/ection de mesure , qui est d'usage, et marque assez que les parties renoncent réciproquement à toute diminulion ou supplément de prix à raison de la mesure ? Voilà C0 (|ue je pourrais répondre} wai9 comme j'ai dit ,
3^ À MESSIEURS I^B&JIÎGES, il TOURS.
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