KÉPONSE AUX LETTRES ANONYMES
enlevé secrètement et enfermé, suivant la coutume d*alor8. Retournons à Tabbé Mingrat.
Cette enfant se trouve grosse , ne sachant corn* ment ûiire , ayant peur de sa mère, va se confesser au curé dhin village non k)in de cëlui-là , à on homme tout différent de Mingrat. Il laissait danser, ne songeait point aux manches de chemise. JjtL pauvrette lui dit son malheur, et refusant de déclaarer cpii en était cause , ne voulait accuser qu'aie seule. Mais , lui dit le curé, ma fille, est-il marié cet homme? Non. — Il faut Tépouser. — Impossible ! elfe se trompait; car qui peut empêcher un homme de se marier, s'il ne Test , de faire une épouse de celle qu'il a rendue mère? quelle loi le défend? quelle morale? elle devait dire, panvre enfant! Dîéu , les hommes , le bon sens, la nature y l'Évangile et la religion le reulent; maî^ le pape ne Teut pas ; et pour cela je meurs» pour cela je suis perdue. Ainsi à peine répondait*elle ,^ avec plus de sanglots que de mots , aux questions de ce bon curé, qui enfin, pourtant , parvenu à lut faire nommer l'abbé Mingrat, dès le soir même alla chez lui et (ui parla. L'autoe se fâche au pre-c mîer mot, s'emporte et crie contre le siècle, accusant Voltaire et Rousseau, et la philosophie ei la corruption de la révolution. Le bon homme eut beau dire et faire, il n'en put tirer autre chose^ Au bout de quelques jours, la fille disparut, sana que jamais parens ni amis en pussent avoir de nouvelles, On' en demanda de tous c^tés et long-
ADRESSÉES À PÀUL-LOUIS COtJRlER. gi
tempAf îMiitileifient ; on finît par D*y plus penser. Voilà la première partie de Tbistoire du curé MingraL %
La seconde est connne par les papiers publics , o4 vous aurez pu voir comment » à cause des bruits qui couraient , on le transféra de. Sain t- Opreàla cure de Saint-Quentin. C'est la discipline. Quand tiA prêtre a donné quelque part du Scandale > on l'enVoie ailleurs. Dans les cas graves seulement, il est suspendu à sacris , privé pour un temps de dire messe, él si la justice s'en mêle , le clergé proteste ausisitôt; car on ne peut juger les oints. Le curé de Pezai en Poitou , Fabbé Gelée, ex-capuehi, ayant commis là une grosse et visible faute contre soh vœu de chasteté , la justice se tut malgré toutes les plaintes } on le trans-> fêm on il est et ne senUble pas corrigé , comme ne le fut point Tabbé Mingrat , qui , dans sa nouvelle paroisse, redoublant de sévérité, fit la guerre plus que jamais à la danse et aux manches de che-' inise. Certaine dévote , bientôt , femme d*un tourlieur , jeune et belle, le prit pour confesseur , et le voyait chez elle souvent, sans qu'on en causât néanmoins; car elle passait pour très-sage. Un soir qu'elle était venue sur le tard à confesse, il la re-p tînt long-temps, puis l'envoie voir sa tante, qui demeurait chez lui , mais qu il savait, absente, ne devoir point revenir ce jour-là , et parlant par un piutre chemin, arrive avant cette femme, entre , quand eHe vint, la fit entrer. Ce qui se passa làdedans, OD l'ignore. Il l'emporta morte dans une
g 2 RÉPONSE AUX LETTRES ANONYMES
grotte près du village , où , avec un couteau de poche , l'ayant dépecée par morceaux , un à un , îl les alla jeter dans la rivière; c'est Tlsère. Ces lambeaux quelque temps après furent trouvés Hottans sur Teau , et réunis et reconnus, comme Je couteau plein de sang oublié par, lui dans la grotte. Alors on se souvint de la fille de Saint-Opre.
Vous savez aussi comme il s'est soutrait aux poursuites, qui n' cassent pas eu lieu sans le maire.. Par le maire seul tous les faits furent constatés , publiés malgré les dévots et le clergé, qui ne voulaient pas qu'on en parlât. Telle est leur maxime de tout temps. S'il arrive , dit Fénelon, que le prêtre fasse une faute, on doit modestement^ baisserles yeux et se taire. Mais le bruit d'un acte si atroce s'étant promptement répandu, on essaya d'en jeter le soupçon sur quelque autre. Même un grand vi'-caire à Grenoble , l'abbé Bocbard, prêcha un sermon tout exprès sur les jugemens téméraires, di» sant ; « Mes frères , prenez garde ; tel peut vous* paraître coupable, qui , par son devoir , est^teou, lut en dût-il coûter et l'honneur et la vie , de celer, le crime d' autrui ; et la malice d'autre part est sigrande en ce siècle-ci , que ,^ pour se laver , on ne feint point de calomnier et de noircir les plus gen» de bien. » C'était le mari de celte femme qu'on in-, diquait par là comme son vrai meurtrier , et le curé comme un martyr du secret de la confession. Cette pieuse invention, soutenuede toute la cabale dévote, aurait peut-être réussi et donné le change au public, sans le maire de Saint-Quentin, qui n'é»
tant dévot ni dévoué, mais honnête homme seuleipent, par une information qu*il fit, força la justice d'agir. Le curé ne fut pas arrêté , p^rce que le Seigneur a dit : Gardez de toucher à mes oints. Condamné comme contumace , il s'est retiré en Savoie, où maintenant il passe pour un saint et fait des miracles. On vient à lui de la vallée, de la montagne, en pèlerinage: on accourt, les femmes surtout, le voir, lui demander sa bénédiction. Cette main les bénit; il. leur tend cette maiif qu'elles baisent, femmes et filles, sans penser, sans frémir, sachant ce qu'il a fait; car d'un lieu si voisin , personne ne l'ignore. Maïs on lui par- . donne beaucoup , parce qu'il a beaucoup aimé ; ou peut-être il se repent, et dès-lors il vaut mieux que quatre-vingt-dix-neuf justes. Qi^'il en confesse encore quelqu'une jeune, jolie, et qu'elle lui résiste , il en fera comme des autres , sans perdre pour cela le paradis. Saint Bon avait tué père et mère. Saint Mingrat ne tue que ses maîtresses , et ensuite fait pénitence.
Vous l'appelez hypocrite ; moi je le crois dévot sincère et de bonne foi^La dévotion s'allie à tout. Lorsqu'on fait en Italie assassiner son ennemi, cela coûte vingt ou dix ducats , selon qu'on veut le damner ou qu'on ne le veut pas. Pour ne le point damner, on lui dit avant de le tuer : Recommande ton âme à Dieu ; pardonne-moi, et fais un acte de contrition. Il dit son in manusy pardonne , et on régorge ; il va en paradis. Mais voulant le damner , on s'y prend autrement. Il faut tâcher
94 Réponses AUX LETTRES ANONYMES
de le trouver en péché mortel ; et, pour le plus sil^r, on lui Ait , le poignard levé : Renie Dieu, ou je te lue. Il renie, on le tue, et il va en enfer. Ces choses se font tous les jours , là où personne ne voudrait, pour rien au monde, avoir goûté d*ua potage gras le vendredi. Voilà la dévotion vraie , naïve , non feinte , non suspecte d'hypocrisie. La inorale , dit-on, est fondée là-dessus.
Ces gens sont dévots sans nul doute, et 1^ ingrat l'est aussi ; amoureux de plus , c*est-à-dire , sujet à Famour, qui, chez les hommes de sa robe, se tourne soiivent en fureur. Un grand médecin Ta remarqué: cette maladie, sorte de rage qu*il appelle érotomanie, semble particulière au\ pré* très. Les ei^emples qu'on en a vus, assez nombreux, sont tous de prêtres catholiques, tels que celui qui massacra, comme raconte Henri^Élienne, tous les habitans d'une maison . hors la personne qu'il aimait ; et l'autre dont parle BulTon. Celuilà , t>arce qu'on sut à temp^ le lier et le traiter , guérit; sans quoi il e^t commis de semblables violences. Il a lui-même écrit au long , dans une lettre qui depuis est devetiue publique , l'histoire de sa fréhésie , dont il explique les causes aisées à condevèir. Dévot et amoureux, jeune, confessant les filles, il voulut être chaste.
Quelle vie en effet, quelle condition que celle de nos prêtres ! on leur défend l'amour , et le roa« rîage surtout; on leur livre les femmes. Ils n'en peuvent avoir une, et vivent avec toutes familièrement , c^est peu , mais dans la confidence , riQti*
ADRESSÉES A tAUL -LOUIS COURIER. g5
mité, le secret de leurs actions cachéeâ , de toutes leurs pensées. L'innocente fillette , sous l'aile cle sa mère, entend le prêtre d*abord, qui bientôt l'appelant, l'entretient seul à seule, qui , le premier, avant qu*elle puisse faillir, lui nomme le péché. Instruite^ il la marie ; mariée , la confesse encore et la gouverne. Dans ses affections , il précède l'époux, et s'y maintient toujours. Ce qu*elle n'oserait confier à sa mère, avouer à son mari, lui prêtre le doit savoir, le demande^ le sait, et ne sera point son amant. £n effet le moyen ? Q*est-il pas tonsuré? il s'entend déclarer a l'oreille, tout bas, par une jeune femme, ses fautes, ses passions, ses désirs, ses faiblesses, recueille ses soupirs s^ns se sentir ému, et il a vingt-cinq ans.
Confesser une femme! imaginez ce que c'est. Tout au fond de l'église, une espèce d'armoire, de guérite , est dressée contie le mur exprès , où ce prêtre, non Mingrat, mais quelque homme de bien , je le veux , sage, pieux , comme j'en ai connu, homme pourtant et jeune, ils le sont presque tous , attend le soir après vêpres sa jeune pénitente qu'il aime, elle le sait, l'amour ne se cache point à la personne aimécYous m'arrêterez là ; son caractère de prêtre, son éducation , son vœu... Je TOUS réponds qu'il n'y a vœu qui tienne; que tout curé de village, sortant du séminaire, sain, robuste et dispos , aime sans aucun doute une de ses paroissiennes. Cda ne peut être autrement; et si vous contestez , je vous dirai bien plus , c'est qu'il les aime toutes , celles du moins de son âge ; mais
q6 réponse aux lettres anonymes
il en préfère une, qui lui semble, sinon plus bello que les autres, plus modeste et plus sage, et quMl épouserait; il en ferait une femme vertueuse, pieuse, n*était le pape. Il la voit chaque jour, la renconire à l'église ou ailleurs , et devant elle assis aux veillées de l'hiver, ils*abreuve, imprudent! du poison de ses yeux.
Or, je vous prie, celle-là, lorsqu'il l'entend venir le lendemain , approcher de ce confessionnal, qu'il reconnaît ses pas et qu'il peut dire, c*est elle; que se passe-t-il. dans Tâme du pauvre confesseur? honnêteté, devoir, Àages résolutions, ici servent de peu , sans une grâce du ciel toute particulière. Je le suppose un saint ; ne pouvant fuir, il gémit apparemment, soupire, se recommande à Dieu; mais si ce n'est qu'un homme , il frémit , il désire, et déjà malgré lui , sans le savoir, peut-être, il espère. Elle arrive, se met à ses genoux, à genoux, devant lui dont le cœur saute et palpite. Vous êtes jeune, monsieur, ou vous l'avez été ; que vous semble entre nous d'une telle situation ? Seuls , la plupart du temps , et n'ayant pour témoins que ces murs , que ces voûtes, ils causent ; de quoi ? hélas î de tout ce qui n'est pasinnocent. Ils parlent, ou plutôt murmurent à voix basse , et leurs bouches s'approchent, leur souflQe se confond. Gela dure une heure ou plus , et se re-^ nouvelle souvent.'
Ne pensez pas que j'invente. Cette scène a lien
telle que je vous la dépeins , et dans toute lai
• France; chaque jour se renouvelle par quarante
ÂBRESSÉBS A PAUL-LOUIS COURIER, g^
mille jeunes prêtres , avec autant déjeunes fille- s qu'ils aiment y parce qu'ils sont hommes , confessent de la sorte, entretiennent tête à tête, 'visitent» parce qu'ils sont prêtres, et n'épousent point, parce que le pape s'y oppose. Le pape leur pardonne tout, excepté le mariage, voulant plutôt un prêtre adultère, impudique, débauché , assassin , comme Mîngrat,^que marié. Mingrat tue ses maitresses; on le défend en chaire ; ici, on prêche pour lui ; là, on le canonise. S'il en épousait une, quel monstre! il ne trouverait d'asile nulle part. Justice en serait faite bonne et pmmpte, comme du maire qui les aurait mariés. Mais quel maire oserait?
Réfléchissez maintenant, monsieur , et voyez s'il était possible de réunir jamais en une même personne deux choses plus contraires , que l'emploi de confesseur et le vœu de chasteté; quel doit être le sort de ces pauvres jeunes gens, entre la défense de posséder ce que nature les force d'aimer, et l'obligation de converser intimement, conûdeatmenl avec ces objets de leur amour ; si enfin ce n'est pas assez de cette monstrueuse combinaison pour rendre les uns forcenés, les autres , je ne dis pas coupables , car les vrais coupables sont ceux qui , étant magistrats , souffrent que de jeunes hommes confessent de jeunes filles, mais criminels et tous extrêmement malheureux. Je sais là-dessus leur secret.
J'ai connu à Livourne le' chanoine Fortini, qui peut-être vit encore, un des savans hommes^
98 B^PONSE AUX LETTRES AlîONTMES
d*Italie,et des plushonDêtesdunuQnde. Lié avec lui d'abord par nos études commuDes , puis par* uoe mutuelle afTectioD , je le voyais souvent , et ne sais comme un jour je vins à iui demander s'il avait observé son vœu de chasteté. Il me l'assura , et je pense'qu*ii disait vrai en cela comme en toute autre chose. Mais, ajouta-t-il, pour passer parles mêmes épreuves , je ne voudrais pas revenir à rage de vipgt ans. Il en avait soixante-et-dix. J'ai soufifert, Dieu le sait, et m'en tiendra compte, j'espère; mais je ne recommencerais pas. Voilà ce qu*i) me dit, et je notai ce discours si bien dans ma mémoire , que je me rappelle ses propres mots.
A Rocca di Papa ^ je logeais chez le vicaire, où je tombai malade. Il eut grand soin de moi, et prit cette occasion pour me parler de Dieu, auquel je pensais plus que lui et plus souvent , mais autrement. Il voulait me convertir, me sauver, disait-il. Je l'écoutais volontiers ; car il parlait toscan, et s*exprimait des mieux dans ce divin langage. A la fin je guéris; nous devînmes amis; et, comme il me prêchait toujours , je lui dis : Cher abbé , demain je me confesse , si tu veux te marier et vivre heureux. Tu ne peux Fêtre qu'avec une femme, et je sais celle qu'il te faut. Tu la vois chaque jour ^ tu l'aimes , tu péris. Il me mit la main sur la bouche , et je vis que ses yeux se remplissaient de pleura. J'ai ouï conter de lui depuis des choses fort étranges, et qui me rappelèrent ce qu'on lit d'Origènes.
Voilà ou les réduit le malheur de leur état. Mais
ADRESSÉES A PAtJL-LOUlS COt)RIER. 99
pourquoi, me <{ire2-you3 , quand on est susceptible de telles impressions, se faire prêtre? Eh! monsiefur, se font-ils ce qu'ils^ sont? Dès i*enfance , élevés par la milice papale, séduits, on les enrôle; ils prononcent ce vœu abominable, im« pie , de n*ayoîr jamais femme , famille ni maison , à peine sachant ce que c'est, novices , adolescens , excusables par là; car un vœu de la sorte, celui qui le ferait avec une pleine connaissance , il le faudrait saisir , séquestrer en prison , ou reléguer au loin dans quelque île déserte. Ce vœu fait , ils sont oints, et ne 8*en peuvent dédire; que si l'en* ^agement était à terme, certes peu le renouvelle* raient. Aussitôt on leur donne filles » femmes à gouverner. On approche du feu le soufre et le bitume; car oe feu a promis, dit«on, de ne point brûler. Quarante mille jeunes gens ont le don de conti-p nence pris avec la soutane, et sont dès^lors comme Q*ayant plus ni sexe ni corps. Le croyey-vous ? De sages il en est , si sage se peut dire qui combat la nature. Quelques-uns en triomphent, mais combien , au prix de ceux que la grâce abandonne dans ces tentations? la grâce est pour peu d^hommes , et manque même au plus juste. Comment auraient-ils, eux, ce don de continence , jeunes , dans Tardeurde Tâge , quand les vieux ne l'ont pas ! Qe curé de Paris , que Yautrain , tapissier, le trouvant avec sa femme, tua et jeta par la fenêtre, il y a peu d'années ( l'aventure est connue dans le quartier du Temple ; on n'en fit point de bruit à cause dii clergé); ce curé avait soi3i(antç ans, et
lOO RÉPONSE AUX LETTRES AN OJNYMES
celui de Pezai en a soixante-huit, qui né Tont pas empêché , dernièrement encore , de prendre dans les boues une fille mendiante et tombant du hautmal. Il en fit sa maîtresse : autre affaire étouffée par le crédit des oints; car le père se plaignit, voyant sa fille grosse ; mais Téglise intervint. Celui qui ne peut à cet âge s'abstenir d*un objet horrible et dégoûtant , que peosez-vous qu*il ait fait à vingt ou vingt-cinq ans, gouverneur d'innocentes et belles créatures? Si vous avez une fille, envoyez-la , monsieur, au soldat, au hussard qui pourra l'épouser, plutôt qu'à l'homme qui a fait vœu de chasteté, plutôt qu'à ces séminaristes. Combien d'affaires à étouffer-, si tout ce qui se passe en secret avait des suites évidentes , ou s'il y avait beaucoup de maires comme celui de Saint- Quentin! Que d'horreurs laissent entrevoir ces faits qui transpirent malgré la connivence des magistrats , les mesures prises pour arrêter toute publicité^ le silence imposé sur de telles matières! et, sans même parler des crimes, quelles sources d'impuretésy^ de désordres , de corruption , que ces deux inventions du pape ^ le célibat des prêtres et la confession nommée auriculaire! Que de mal elles font ! que de bien elles empêchent ! Il le faut voir et admirer là où la famille du prêtre est le modèle de toutes les autres; où le pasteur n'enseigne rien qu'il ne puisse montrer en lui , et , parlant aux pères, aux époux, donne l'exemple avec, le précepte. Là les femmes n'ont point l'impudence de dire à un homme leurs péchés ; le clergé u'est
ADRESSEES A PATJL-LOUIS COURIER. lOI
point hors du peuple, hors de Télat, hors de la loi ; tous abus établis chez nous dans les temps de la plus stupide barbarie , de la plus crédule ignorance , difficiles à maintenir, aujourd'hui que le monde raisontie , que chacun sait compter ses. doigts.
tTBae