‹ Pamphlets politiques et littérairesChapitre 49 sur 79 · GAZETTE DU VILLAGE · texte numérisé non relu

GAZETTE DU VILLAGE

du procureur du roi qui a mis en pt*tson Paul- Louis , et Vy remettra pour avoir fait ce calcul.

— On nous mande d*Azai : L^ préfet a cassé Tarrêté de la commune qui ôtait au curé son traitement de deux cents francs. Ordre de s'asseml>ler uue seconde fois , de voter le traitement. On s'assemble , on Se regarde ; }es plus hardis tremblaient. Quelqu'un prend la paix>Ie:o Je vot€ le traitement à monsieur le cure, car c'est un homme de bien. » Tout le monde aussitôt : « C'est un homme de bien, il lui faut un traitement. » L'affaire allait passer à l'unanimité. Louis Bournegal se lève : « Ce que j'ai dit est dit, je ne m'en dédis pas. Le curé se mêle de tout , il veut tout gouverner » il nous fait e^grager» partant point de traitement. » De tous côtés : « Point de traitement. » On va aux voix ; refusé. Il tonne iovi d'en haut sur la pauvre commune.

— Vendredi dernier les gendarmes, en passant, mirent pied à terre à l'auberge chez Jean Ricaut. Nos déserteurs , cachés dans différentes maisons, car on les plaint, le monde les recueille volontiers, prirent peur et s'enfuirent, les uns gagnant le bois, les autres traversant la rivière à la nage. Tous se sauvèrent excepté Urbain Chevrier. Urbain, depuis peu revenu , ayant fait son temps de conscrit , qijiand il se vit rappelé par la nouvelle loi , en eut tant de cHagriâ , qu'il semblât ne connaître plus parens ni amis , toujours seul et pensif. A la rumeur que fit farrivéedes gendarmes, lui, comme hors des^ens et déjà se croyant pris, s'en va tête

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