SCÈNE IV PANISKA, ANNE, LE CHŒUR
PANISKA, à la porte restée ouverte.
Un souffle s'est levé. Voici que toutes les feuilles des arbres frissonnent. L'on entend larumeur de la mer. Elle s'éveille.
ANNE
Oui, elle chante.
PANISKA
La lune se lève aussi. Regarde, mère. On la voit poindre au-dessus des eaux. C'est comme deux petites cornes d'argent. Toute la mer étincelle et toute la terre. On dirait que toutes les fleurs vont s'ouvrir cette nuit.
ANNE
C'est la première nuit du printemps (3).