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PedregaJ. Heu pierreux, de pied ra. pierre

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Les terrains de la hacienda nourrissent plus de mille. têtes de bétail. Ce grand troupeau vague en liberté dans les vastes solitudes ; la propriété étant bornée par des rios encaissés et profonds ou par des forêts impénétrables, point n'est besoin d'une clôture continue : il suffit de fermer tous les passages et les gués, en abattant des arbres qui bouchent à peu près la trouée.

Ici, Ton s'adonne fort peu à l'élève des bêtes à cornes; on achète les troupeaux affaiblis, épuisés, qui viennent du Chiriqui, en longues caravanes, et s'engraissent ensuite à loisir dans les prairies. A peine les pauvres bêtes ont-elles repris quelque force, que de tous côtés elles cherchent une issue pour s'échapper : leur instinct admirable les reconduit sans la moindre hésitation au lieu de leur naissance, si éloigné qu'il soit, et c'est pour cela qu'on bouche les passages, qu'on ferme l'accès des gués. Malgré tout, ces fugues sont fréquentes ; aussi chaque propriétaire imprime-t-il sur ses appartenances un chiffre connu de tous, marque si respectée qu'une vache trouvée à des centaines de kilomètres est renvoyée à son possesseur de hacienda en hacienda. On ne serait pas aussi scrupuleux en Europe.

Le recrutement naturel du troupeau ne serait pas difficile, mais il exigerait beaucoup de soins : tou d'abord, il faudrait augmenter le nombre des vaqueros ou serviteurs chargés de visiter les savanes, de mettre en sûreté les veaux qui viennent de naître, et de leur enduire l'ombilic d'un certain onguent, sans quoi, je l'ai dit ailleurs, les mouches gusanos les auraient bientôt infestés de leurs larves. Ces

t'ANAHA Et IIAIUIIN

a* ^^^» passent toute Içor vie à cheval; ilssontd'unï?

^,0**^^^ étonnante au Imo : avec leur iougiie courroie,.

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co»»''*^0 d8 ^'*"***'' •*" ^'-' *'"'*• i"*^'^^ ^"'"^ ^^^ ' en *^f^terroB^'' •** ''œil If terrain. Aiierçoit-il un ne»» * -np3*^^' ^"^ '' sî^wt^ à terre devant le mufle de de ê^ [opagno"» et il a bientiit fait d'avaler toute l'af-

fr«**^^r des bœufs des pays chauds, ceux de llsthme ^i de ^^"'^ "^^^^ présentable. Coiffés d'une belle

naire

B cornes aiguës et bien plantées, ils sont pour-

- ^cès do*"^' ^'^ maintes fois nous avons traverse '*" iroupenux sans qu'une seule bête ait fait mine de *'^os cou"'' SIS. Il vaut mieux cependanl se tenir sur '"* réserve devant des animaux si fortement armés et

ggger de préférence sur la lisière du bois.

'^ One chose à (luoi nous ne manquons jamais, c'est Je bien ï*"'"'^'" nos parasols, objet qui agace particulièrement '«s nerfs des taureaux. Notre ami Sosa, qui entrait en campagne vètn simplement d'une chemise

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et d'un caleçon du plus beau rouge, ne manquait jamais, pour se présenter devant ces personnages, do cacher sa brillante parure sous un pantalon de nuance plus modeste. D'autre part, nous nous entourions do nos hommes d'équipe afin de calmer, par l'odeur familière des gens de couleur, les appréhensions de lagent encornée.

On ne les approche guère qu'à cheval, et en faisant tournoyer le lazo, pour lequel ils éprouvent une terreur salutaire. Tous prennent la fuite dès que le vaquero paraît, brandissant sa longue lanière plombée; mais le bouvier a déjà reconnu l'animal cherché; il lance à fond de train sa monture, et la bête choisie, fut-elle au milieu du troupeau, est bientôt happée par le lazo; comme elle sait par expérience qu'elle ne pourra se dégager du lien, elle s'arrête sans se débattre et se laisse conduire. Lorsqu'il s'agit de les visiter toutes, un seul vaquero et deux ou trois chiens suffisent pour faire entrer toute la manada (troupeau) dans le corral.

Les nombreux chevaux que nécessite l'exploitation d'une hacienda vivent en liberté dans la savane. Mais toujours, à quelque heure que ce soit, il en reste un, sellé, bridé, attaché à un piquet dans la cour; quand on en réclame d'autres, le vaquero l'enfourche et se dirige vers la prairie : s'il a un bon coureur entre les jambes, notre homme a bientôt expédié la besogne; dans le cas contraire, il rabat toute la troupe dans le corral, et là il choisit à son aise. Ces chevaux sont petits, mal faits; mais, braves et bonnes bêtes, ils résistent merveilleusement aux plus dures, aux plus longues fatigues. Pendant des cinq et des six jours

vMg HMÎle. a ilii-litiit fieurw* par jour, il» n i|breiD(iDt, par îles •-JiHiuia» >ypuiivaQtafali!sf La Onstanciï n'est pa» une rerme flans leaens q l i]N atlw^aiœ à ee mol. car ellu ne i tain p«» (l'arpunls «msatrrés â la imltarB. Ottu i ^Bns« propnBlé ne se cumpose ipiR <|e for^te »îer et *!" gF^n"*"* ^a^ufis liwhBTises : pouruBllKs^i, r ggftrv «*"•» » f^™ "î"* 'l'y ine'ïrH te (m Inus in» a jM^it l(» première» pLoiea; pour e«lle9-4à, nu tut «em g^^ AJUBu Taule et cuurti! (|ae ili; les •télrieher. si n II» ttéfriehi!.

Sur II*» Iwnis du rio Agiiacate, aog opêrstûios ne ggot p^ (Bnjfliira commodes. En certain» eodruïts, lîftitiî peti** rÎTière w triifl8tn(Tni> en an pmrand canal J vsseiix «t »ti>ipiant; ses n(imb[-i>ax méanilres renfM^ f ment rfa"* **"" anses pre»^ amndanvs Iks » m b terrains f'i '^" ^ soit donné la peine de dé&ieher. Le 9ot, formé o alluvicma sans ceaae fertilisées par les apporta du torrent, est d'une richesse inonïe; ^nsees < potreros " ^ canne i sncre poosse comme la vamvaise herbe «' les ignames donnent des tobeFcvIes énormes; e"*^""» faadrait-il, ponr les gamtir des incursions **** "^tail, clôturer convenablemcnl ces ilote de cnJt"''*^ ' ^^is par paresse « intertr«pkale > on se contefl*^' '*""' endroits les pins menacés, d'abattre des Afi>f^^ en travers de l'eau ou d'élerer des palissades (f "^ "«as maudissons de tool cœsr, dos homme» aya"' ^ "^oap^r péniblement les lignes de Tisée.

Snr les b^^ * 'Aguacale, je contemple, spec-

tacle fort air»^''^' ""^«rmée innombrable de grandes

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araignées brunes ressemblant un peu à nos faucheux. Lentement elles se déplacent le long delà rive. Quelque temps je les regarde, essayant, mais en vain, de deviner comment et pourquoi se sont rassemblées en troupe toutes ces vilaines bêtes, généralement si peu sociables.

Notre route nous amène quotidiennement devant un trapiche (moulin de cannes à sucre); nous nous asseyons quelques instants chez son brave propriétaire, marié à une jeune femme fort belle, dont les traits rappellent d'une manière frappante les figures nubiennes, de formes si pures, sculptées sur les monuments de Tancienne Egypte; seulement, le visage de la superbe Maria est un peu plus écrasé.

Un champ de cannes à sucre suffit pour faire vivre le sefior Juan et toute sa famille ; du produit qu'il en retire, l'usine est déjà payée.

Établissement modeste, à la vérité, cette usine : trois cylindres de bois dur, dont l'un, celui du milieu, tourne au moyen d'un manège mû par un cheval « archi-efflanqué * )),les oreilles coupées. On y fabrique du tafia, dont on fera de l'anisado et du guarapo, jus de canne à sa première période de fermentation, — boisson à vrai dire très agréable, mais fort traître, aussi capiteuse que du vin d'Espagne.

Le sucre brut entre pour beaucoup dans la nourriture des gens du pays : nos équipes, dans la forêt, consommaient presque autant de panela, cassonade moulée en pains, que de riz et de tasajo. Ici, une modeste somme de dix sous me donne pouvoir de

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