ADR
lindriques, la plupart du temps desquamées et libres dans la lumière du tube. Les éléments cellulaires sont très fréquemment des cellules à mucus. Ces tubes paraissent être ceux de glandules venant s’ouvrir dans le canal pancréatique.
Le tissu interstitiel est formé de petites cellules rondes semblables à celles que l’on rencontre dans les tissus inflammatoires. Il n’y a pas d’épithélium continu limitant le canal, mais on rencontre cependant, de temps en temps, des bandes cellulaires à éléments cubiques ou cylindriques, détachées de la paroi.
Donc : inflammation chronique du canal pancréatique.
Les groupes acineux du tissu pancréatique ne semblent pas très altérés. Ils sont séparés par d’épaisses travées fibreuses.
La lésion essentielle est l’inflammation canaliculaire; il s’agit d’un cas complexe, où le rétrécissement intrinsèque du canal cholédoque s'ajoute à la pancréatite chronique sténosante.
c) Sclérose atrophique détruisant le parenchyme.
Cette étape terminale de l’évolution de la pancréatite chronique possède une individualité histologique et physiopathologique très nette.
Les deux exemples suivants illustrent la signification fonctionnelle de la sclérose totale, détruisant le parenchyme et supprimant les fonctions du pancréas.
OBs. 12. ScHMIDT. — H. 57 ans, a reçu un coup de feu dans le dos en 1866. Depuis quelques mois, douleurs dans le dos et la région épigastrique. Hyperacidité gastrique. Malade très amaigri. Selles liquides renfermant dés fibres musculaires non digérées, stéatorrhée. Plus tard, on y trouve à l’œil nu des restes alimentaires intacts, viandes, macaronis. Léger ictère. Réaction des noyaux positive. Cachexie et mort,