‹ Pancréatites chroniques avec ictère: Causes, diagnostic et traitement; Valeur et résultats éloignés de la cholécystogastrostomieChapitre 17 sur 81 · y d Û à Li ÿ , L « Le : M k · texte numérisé non relu

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ser l’examen macroscopique du foie. Cette cirrhose est une cirrhose disséquante, dissociant le lobule, avec de nombreux îlots de dégénérescence graisseuse et de surcharge pigmentaire et une grande abondance de néo-canalicules biliaires.

Ni dans le foie, ni dans le pancréas, on ne constate de formations nodulaires telles que l’on en observe souvent dans certaines inflammations tuberculeuses ou syphilitiques.

La réaction des deux organes et surtout du pancréas a été une réaction scléreuse, avec sclérokystes canaliculaires et néoformations épithéliales, très nombreuses, qui ne doivent pas être considérées comme ayant la signification d’un véritable néoplasme pancréatique. Elles se rapprochent de ces édifications épithéliales réactionnelles, que l’on a observées sous l'influence de certaines inflammations, sous l’influence de la syphilis en particulier, où on les voit parfois très abondantes dans les foyers de dilatations bronchiques, où elles peuvent même prendre un aspect et un développement tels que MM. Favre et Savy qui en ont rapporté un cas ont pu parler à propos d’une sclérose pulmonaire massive, tout entière envahie par ces formations kystiques, d’un pseudo-épithélioma pulmonaire syphilitique de l'adulte.

M. Favre qui nous a communiqué cette observation rare a hésité, pendant quelque temps, sur l’interprétation des lésions histologiques curieuses, que présentait ce pancréas, dont l’aspect macroscopique était celai d’une sclérose totale et non d’un cancer. L’étude d’une lésion analogue antérieure des conduits biliaires fut le chaînon, qui lui permit d’interpréter comme ayant une signification inflammatoire ces lésions épithéliales si curieuses.

Os. B. M. le Docteur FAVRE.

Il s'agissait d’un sujet âgé de 30 ans, syphilitique depuis dix ans. L’exploration chirurgicale révéla une induration nodulaire parfaitement circonscrite, située au-dessous. du confluent biliaire. L’examen histologique de cette pièce, prélevée à l’autopsie du malade, qui ne présentait aucune métastase ganglionnaire ou viscérale et dont la lésion était uniquement représentée par le nodule du volume d’une noix, au sein duquel disparaît le cholédoque, a montré une sclérose extrêmement étendue, d'énormes altérations vasculaires, atteignant les artères et les veines, des dilatations kystiques à épithélium haut, desquamé par larges lambeaux à l’intérieur du kyste, et enfin des cavités irrégulières, parfois serpigineuses, tapissées d’un épithélium monomorphe, acidophile, le plus souvent cubique.

En l’absence de toute métastase, en notant l’aspect si particulier des sclérokystes et des néoformations très voisines de celles que l’on sait exister dans le poumon, en tenant compte des énormes lésions vasculaires, M. Favre est d’avis que de telles réactions n’ont pas la signification des processus néoplasiques vrais, mais qu’il s’agit de pseudo-épithéliomas de réaction sclérokystique et néoformative, développés sous l’influence d’inflammations dont la plus connue est l’inflammation syphilitique.

G. — Lésions de l’appareil biliaire et du carrefour sous-hépathique.

a) Etat du Cholédoque.

Les lésions mécaniques de sténose prédominent généralement au niveau du cholédoque.

Le cholédoque sus-pancréatique est très dilaté. Ses parois sont bleuâtres, minces, mais elles peuvent aussi être épaissies, congcstionnées, éventualité à vrai dire exceptionnelle, sauf lorsqu'il s’agit de cas de lithiase cholédocienne antérieure.

Après cholédocotomie, le chirurgien, explorant à la sonde les voies biliaires, ne rencontre souvent pas d’obstacle serré et franchit sans difficulté le cholédoque pancréatique et la papille de Vater. Quel est donc le mécanisme de la sténose?

Dans certains cas il y a bien cependant un rétrécissement, qui arrêtera l'instrument explorateur, une lésion pariétale du canal, existant au même niveau que la pancréatite chronique. Le dispositif anatomique peut d’ailleurs être complexe.

OBs. 15. QUuENU, 1905. — F., 43 ans. Il y a neuf ans, crises de coliques hépatiques durant 12 à 15 jours, se terminant par un léger ictère, interrompues par trois grossesses. Depuis deux ans, ictère très accentué. De temps en temps, crises hépatiques, amaigrissement, perte des forces; la malade garde le lit. Température normale, pouls à 80. Diagnostic: obstruction lithiasique.

Intervention le 25 décembre. — Vésicule atrophiée (petite prune). À l’exploration bidigitale du cholédoque : pas de calcul.

Au niveau de la tête du pancréas, plaque indurée, irrégulière ; incision de la vésicule : quelques grammes d’un liquide séro-sanguinolent ; cystique imperméable. Attirant l'estomac en bas, on trouve, vers le hile du foie, une tumeur arrondie rappelant une grosse vésicule fluctuante, la ponction retire 350 gr. de bile ; oblitération du cholédoque par la tumeur du pancréas, qui n’a aucune apparence de néoplasme. Ne pouvant utiliser la vésicule, anastomose de la poche sous-hépatique avec l’estomac. Cholécystostomie.

Mort le lendemain soir, de complications pulmonaires.

Aultopsie. Aux deux poumons, congestion intense ; les sutures ont bien tenu et même sont renforcées par des adhérences. L’anastomose hépatico-gastrique est perméable. La poche anastomosée est le canal hépatique extraordinairement dilaté, en entonnoir, dont la base, bifurquée, répond au hile du foie et le sommet à l’origine du cholédoque accusée par l’embouchure du cystique. Au confluent, {2 chclédoque, excessivement rétréci, ne laisse passer aucun liquide biliaire-; puis, au-dessous du rétrécissement, dilatation fusiforme, à surface blanchâtre, et nouveau rétrécissement, auquel aboutit le canal de Wirsung dilaté, et au-dessous, l’ampoule de Vater, dont la cavité est allongée et de teinte rosée. Ainsi, le cholédoque très raccourci forme une poche en fuseau, dont les deux orifices sont rétrécis. Dans l’infundibulum hépatique, grande quantité de boue biliaire, épaisse, avec de tous petits calculs friables. Dilatation des canaux intra-hépatiques. Le pancréas offre autour du cholédoque une zone sclérosée (sensation d’une plaque). Ganglions augmentés de volume,

Examen histologique. — Cholécystite chronique. — Foie : dégénérescence graisseuse, sclérose surtout autour des canalicules hépatiques. Canal hépatique dépourvu de tout épithélium et revêtu d’une couche de cellules inflammatoires généralement peu épaisse. Lésions vasculaires. — Ganglions : inflammation chronique. — Pancréas : inflammation chronique du canal pancréatique; sclérose interacineuse (Cf. p. #1).

O8s. 16. BRET (Pourtoy). — F., 74 ans. Entre le 26 juillet 1902. Ictère progressif depuis deux mois, précédé de douleurs lombaires, s’irradiant dans les membres inférieurs, prédominant à droite. Perte de l'appétit. Diarrhée. Amaigrissement rapide. Légère douleur dans l’hypocondre droit.

Foie dépassant les côtes de deux travers de doigt. Grosse vésicule.

La température oscille entre 38°9 et 39°. Cachexie progressive. Mort le 5 août,

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