‹ Pancréatites chroniques avec ictère: Causes, diagnostic et traitement; Valeur et résultats éloignés de la cholécystogastrostomieChapitre 21 sur 81 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Les Causes de la Pancréatite Chronique

avec ictère.

A ces documents anatomiques, joignons quelques DONNÉES ÉTIOLOGIQUES :

1° L’âge : Rien n’est plus variable ; il oscille de 8 à 74 ans, mais il est un âge moyen : 40 à 45 ans. Il faut séparer les formes de l'enfant, qui, exceptionnelles, ne présentent qu’un intérêt étiologique et sont, d’ailleurs, d’une interprétation discutable.

Ogs. 22. PHÉLIP, 1920. — Garçon de 10 ans, entré le 9 décembre 1919. Trois autres enfants sains (la mère a eu deux fausses couches avant le premier, né à terme) ; depuis deux ans, tous les deux ou trois mois, crises douloureuses épigastriques et vomissements. Le 31 octobre, crise, depuis laquelle les douleurs persistent, s’exagérant le 7 décembre : constipation, arrêt des gaz. Traits tirés, ictère conjonctival et des muqueuses. Voussure très marquée de l’épigastre à droite surtout : tuméfaction diffuse, rénitente et, au devant, l'estomac qui clapote. Région très douloureuse. Pouls, 60. Tempéraure, 37°. Diagnostic : collection rétrogastrique,

Intervention. — Décollement colo-épiploïque : pancréas gros, surtout la tête nettement indurée. Poche énorme, bleue

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verdàtre, sous le foie qu’elle soulève et auquel la rattachent des adhérences ; parois de la minceur d’une feuille de papier à cigarette, volume d’une tête de nouveau-né. Elle repousse le duodénum, occupe la fosse lombaire, descend dans la fosse iliaque. On croit à une vésicule : une ponction ramène de la bile, on en évacue plus d’un litre. Ouvrant la poche, on l’explore : pas de calculs, fixation à la paroi, drainage (1).

Suites opératoires. — Ecoulement régulier de bile (100 gr.). L’état général semble se remonter ; l’ictère, qui n’avait jamais été très foncé, diminue. Le 11 décembre, une selle noirâtre, après lavement, mais l’amaigrissement CSLAITES rapide. Mort le 19 décembre.

Autopsie. — Trois ou quatre petits abcès miliaires superficiels sur le bord antérieur du foie. Ce qu’on avait drainé est le cholédoque très dilaté, dont l’ouverture duodénale est perméable. Vésicule ratatinée, remplie de pus ; pas de calcuis. Tête du pancréas très indurée, les canaux de Santorini et de Wirsung énormes, du volume du petit doigt, très dilatés à l'embouchure ; à leur intérieur, on voit les orifices dilatés des petits conduits pancréatiques : Péperon pancréatique entre l’abouchement des deux canaux est très induré.

Examen histologique (Brûlé). — Au niveau du pancréas, larges bandes de sclérose, dissociant le tissu pancréatique en gros amas ou en petits îlots, plus accentuées au niveau de la tête.

OBS. 23. LAvVENSON, 1919. — Fille de 8 ans. Ictérique depuis un an. Depuis trois semaines, gonflement de l’épigastre. Tumeur kystique considérable, non douloureuse, attachée au foie, s'étendant quelque peu au-dessous et à droite de l’ombilic, degré accentué d’ictère, fèces décolorées.

Intervention. — Kyste «aussi gros qu’un œuf d’autruche, recouvert en bas par le duodénum. Entre le kyste et le foie, la vésicule quelque peu distendue. Le kyste, libéré de ses connexions, est extirpé et son pédicule lié.

(1) L'examen direct de la bile a montré dans le liquide prélevé par

PR de nombreux Streptocoques ; cultures négatives en milieu aérobie. Fr

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