‹ Pancréatites chroniques avec ictère: Causes, diagnostic et traitement; Valeur et résultats éloignés de la cholécystogastrostomieChapitre 23 sur 81 · BTE · texte numérisé non relu

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nous évite d’insister sur son rôle étiologique, qui la place au premier rang des causes connues du syndrome. Parfois, la complication pancréatique survient après la cholécystectomie (Obs. 94 et 95), comme si l'infection d’origine vésiculaire s'était entretenue même après la suppression de l’organe malade.

LA CHOLÉCYSTITE CHRONIQUE NON CALCULEUSE, qui vient immédiatement après, se rencontre ici plus de 5 fois sur 6 chez la femme, alors que dans la lithiase la proportion n’est que des deux tiers ou des trois quarts.

Mécanisme d'infection du pancréas dans les cholécystites

Ce fut d’abord le cholédoque qui sembla la voie de l'infection, propagée par contiguité ou par le reflux de la bile infectée dans le canal de Wirsung. Ni l’une ni l’autre de ces explications, qui ont leur part de vérité, ne répondent de la majorité des faits.

Il semble hors de doute que, le plus souvent, la voie d'infection est réalisée par la chaine lymphatique reliant la vésicule au carrefour rétro-pancréatique et aux ganglions mêmes du pancréas.

Kôrte, Thiroloix et son élève, Mile Reine Maugeret, ont insisté sur la fréquence des « cholécysto-pancréalites » par voie lymphatique. Ansperger, mais surtout Deaver, ont depuis sans cesse repris et illustré cette notion. Si l’on veut rester dans le domaine des

lésions évidentes de la vésicule, tout plaide en faveur de cette théorie,

ee, OU

1. L'importance des relations lymphatiques entre les deux organes.

Les descriptions de Mile Maugeret, celle de Clermont, reprises par Franke, Bartels, Deaver et Pfeiffer, montrent juste au-dessous du confluent des voies biliaires un relai, le ganglion de l’hiatus, qui reçoit directement, ou par l’intermédiaire des efférents du ganglion du col, la lymphe vésiculaire, Le relai suivant est constitué par le ganglion duodéno-pancréatique qui, sur la moitié des pièces, est plus volumineux même, empiétant sur la face postérieure de la tête du pancréas. Franke y ajoute un ganglion constant en pleine tête de l’organe. Là, le réseau vésiculaire se rattache à la chaîne duodéno-pancréatique : celle-ci apparaît parfois, mais rarement, lorsqu'on injecte directement les lymphatiques de la vésicule biliaire. 11 faut, pour que le bleu ne déverse pas de façon direcie vers les ganglions pré-aortiques, piquer, non plus le réseau d’origine, mais l’un des trois ganglions du système vésiculaire. Lorsque ceux-ci sont gorgés de masse bleue, tous leurs efférents se remplissent et les trois ou quatre ganglions duodéno-pancréatiques postérieurs apparaissent (1).

2. Ainsi, ce n’est qu'indirectement qu’une infection vésiculaire retentira sur le système lymphatique du pancréas, par l'intermédiaire d’une adénile du petit épiploon, qui constitue, par sa fréquence, un second argument en faveur de cette conception (2).

- (4) Frawxe. Uber die Beziehungen der Gallenblasenlymphgefasse zum Pankreas. Deutch. Zeits. f. Chir. 1911. CXI. 539; CLrermonr. Lymphatiques des voies biliaires. Cancer de la vésicule, Thèse Toulouse 1908-09; - Barrezs. Uber Lymphatische Verbindungen zwischen Duodenum und Pankreas beim Hund. 4rch. f. An. uw. Phys. 4904. 299 ; 1906. 250; 1907. 267; - Bamsripce. The Iymph flow from the pancreas. Brit. M. J. 140%. 2296.

(2) 4 l'inverse de Keur, Mayo-Rosson avait bien dit que les réactions ganglionnaires se voient autant dans la pancréatite chroniqne que dans le cancer.

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