‹ Pancréatites chroniques avec ictère: Causes, diagnostic et traitement; Valeur et résultats éloignés de la cholécystogastrostomieChapitre 38 sur 81 · LATE · texte numérisé non relu

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nécessile une opération plus complexe: la cholécystentérostomie. Il faut distinguer

1° Les cas où la pancréalite étail guérie, la fistule était incompletle, le malade avait repris du poids, ne souffrait plus : comme dans l'observation 71 de Mayo- Robson, où l’anastomose semble n’avoir en rien amélioré à ce point de vue le résultat opératoire.

2° La fistule purement muqueuse indiquant, on le sait, une lésion vésiculaire incurable.

3° La fistule peut, au contraire, persister totale et signer le défaut de guérison de la pancréatite chronique. Ainsi, les observations 70 et 74, chez lesquelles l’anastomose amène la guérison définitive.

4° Mais les cas les plus intéressants sont faits des observations 69, 72 et 73, dont la première correspond à un malade de notre maître, M. le Docteur Santy, chez lesquels on assiste à l’évolution par pouscées successives de la pancréatite chronique : dans deux cas (Santy, Barling), lorsque la fistule se ferme, apparaissent des douleurs, des troubles digestifs, des frissons qui cèdent à la réouverture de la fistule. Le malade de Griffiths présenta une récidive onze mois après et fut réopéré par Mayo-Robson.

L'étude des résultats éloignés de la cholécystostomie permet de dire : dans 7/10 des cas, la pancréatite chronique avec ictère guérit bien par simple cholécystostomie ; dans 3/10, elle est rebelle ou récidivera.

I1 faut ajouter que ceci est vrai pour une statistique globale, comprenant une proportion à peu près normale des diverses formes anatomiques, et avec cette réserve qu’il s’agissait souvent de cas désespérés.

Ces conclusions doivent être modifiées pour chacune d’elles, les formes avec cholécystite étant plus difficiles à traiter. Les formes sans lésions vésiculaire guérissent au contraire dans les proportions de 6/7 par la seule cholécystostomie: quant aux formes graves de la pancréatite chronique avec ictère, elles ont, avec la cholécystostomie, une véritable soupape de sûreté (Costantini); le chirurgien a dans la fistule une image fidèle de la maladie PATES dont il surveille l’évolution.

Dans un certain nombre de cas, la cholécystostomie a une valeur curatrice trop faible. Suffisante sept fois sur dix, elle est au-dessous de sa tâche dans les trois autres cas, mais il est aisé de s’en apercevoir et surtout d'y rémédier.

Elle joue ainsi le rôle de traitement d’épreuve, permetlant de différencier les formes bénignes des formes graves et rebelles que rien, semble-t-il, ne peut cliniquement ou opératoirement séparer. Elle guérit parfaitement les premières avec le minimum de risques ; elle supprime, dans les formes graves, l'élément redoutable qu'est la rétention biliaire, les met ainsi à même de supporter une opération secondaire mieux adaptée et plus grave.

Ajoutons enfin que, l'erreur étant toujouts possible, et un cancer étant diagnostiqué à tort panñcréatite chronique, il est relativement aisé de remédier à la avant que les effets de la déperdition biliaire ne se fistule définitive par une anastomose vésiculaire, soient faits sentir.

Il n’en est pas de même lorsque l’on a dérivé la bile cholédocienne.

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