‹ Pancréatites chroniques avec ictère: Causes, diagnostic et traitement; Valeur et résultats éloignés de la cholécystogastrostomieChapitre 50 sur 81 · DORE PT EE · texte numérisé non relu

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température monte à 39° et même à 41°. Subictère qui se fonce progressivement.

Le 9 février, la malade est envoyée d'urgence à l’infirmerie de porte. A l’entrée, les phénomènes ne paraissent pas commander l'intervention immédiate et ce n’est que trois jours plus tard, alors que la température n’est que de 38°5, mais avec un ictère qui s’est encore foncé que j’interviens dans le service de mon maître, M. le Professeur Bérard. A ce moment, la palpation toujours très douloureuse, ne montre qu’une vésicule perceptible, mais peu volumineuse.

Intervention le 12 février 1923. Laparotomie oblique conduit sur une vésicule manifestement malade, à parois très épaissies, bourrée de calculs, mais avec un bassinet libre. En outre, l’exploration du cholédoque est négative.

Par contre, on découvre un pancréas anormal, dont la tête est triplée de volume, sans cependant que cette hypertrophie puisse faire supposer un seul instant un cancer. Il s’agii, en effet, d’une augmentation de volume régulière, donnant au

. doigt une sensation élastique ne rappelant pas lirduration ligneuse du néoplasme du pancréas ni même de certaines . pancréatites.

Après taille de la vésicule, évacuation des calculs qu’elle . contenait et constatation que la bile affluait librement par le cystique, craignant qu’un simple drainage biliaire par la vésicule ne se termine par une fistule et la paroi vésiculaire malgré l’hypertrophie de l’organe paraissant utilisable, je me décidai pour une anastomose de cholécystogastrostomie qui fut réalisée simplement au bouton de Villard.

Suites opératoires. — Les suites ont été très simples : la

température s’est abaissée progressivement et l’ictère a disparu dans la première semaine.

Un examen radioscopique pratiqué le quinzième jour a cependant montré que le bouton était encore en place au niveau de l’antre pylorique.

La malade quitte le service le vingtième jour, ne présentant plus de troubles digestifs importants. Il persiste seulement de petits malaises gastriques qui, insensiblement, diminuent.

Au début d’avril 1923, ébauche de colique avec douleur

dorso-lombaire, pas de vomissements, ni de frissons, ni de jaunisse. Encore actuellement (début de mars 1925), chaque mois, généralement la veille des règles, survient un épisode douloureux épigastrique, passager et peu intense. Il faut noter que depuis l’opération les règles ont diminué, durent deux jours à peine et ne consistent qu’en un écoulement d’un petit peu de liquide rosé ou jaunâtre.

La malade qui pesait 54 kilos à sa sortie de l'hôpital, a notablement engraissé : elle pèse actuellement 70 kilos 500. Son état général est parfait, elle a seulement un petit appétit et n’a pas retrouvé complètement ses forces,

L'examen de l’abdomen reste négatif.

La guérison est maintenue le 1° juin 1925.

Tubage gastro-duodénal pratiqué le 2 mars 1925, malade à jeûn depuis six heures.

Déglutition du-tube d’Einhorn (—0 heure). Premier prélévement immédiat : 2 centimètres cubes de liquide verdâtre, présentant une réaction acide faible et dans lequel ne peut être décelé la présence de bile. Deuxième prélèvement à une heure : 2 centimètres cubes de liquide très légèrement verdâtre, faiblement acide, ne contenant que des traces très légères de bile. Les troisième et quatrième prélèvements pratiqués à 2 h. 30 et à 3 heures sont identiques. La sonde semblant marquer un certain retard dans sa traversée pylorique, on donne à la malade un bol de potage. Un cinquième prélèvement, à 5 heures, est constitué encore par quelques centimètres cubes d’un liquide clair, A 6 h. 30 (sixième prélèvement), l'aspiration ramène 5 centimètres cubes d’un liquide jaune. L'épreuve du lait est négative : immédiatement après l’ingestion de lait, la seringue se remplit du même liquide jaune d'or et limpide. A 7:h. 20, le septième prélèvement est fait, il est identique.

Le liquide prélevé à 6 h. 30, et à 7 h. 20, est soumis à

l'épreuve de la digestion trypsique, il a réalisé les conditions requises pour permettre d’affirmer son origine pancréatque

En résumé, 1° Pas de certitude sur le fonctionnement de la fistule cholécystogastrique, il est banal de trouver dans l’estomac

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