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Vautrin cite Le cas d'une tumeur pancréatique qui comprimait la veine cave, provoquant l’æœdème des membres inférieurs.
La veine splénique, à cause de ses rapports de contiguïté avec le bord supérieur du pancréas est plus facilement thrombosée.
Plus fréquentes sont les lésions de l'intestin, qui sont souvent, comme nous l’avons dit, le point de départ de la pancréatite.
L’entérite et l’ulcère sont à signaler avec la compression du duodénum et la sténose pylorique ; on comprend facilement que la tête pancréatique hypertrophiée comprime soit le pylore ou le duodénum, soit les deux organes à la fois.
Saudras, Vidal et Lerat signalent le rétrécissement du duodénum par un pancréas annulaire atteint de pancréa-
tite chronique.
La complication habituelle de la céphalo-pancréatite est la compression du cholédoque. Le cholédoque étouffé par la sclérose pancréatique, envahi lui-même par le processus scléreux, se dilate en amont et la distension peut atteindre même la vésicule biliaire.
Un cas de dilatation énorme des conduits biliaires est cité par Vautrin ; cette dilatation portait surtout sur le canal hépatique qui avait le volume d’une poche volumineuse ; le cholédoque présentait un chapelet de dilatations successives séparées par des portions rétrécies.
A côté des lésions purement scléreuses du pancréas, on peut observer de la périduodénite, de la périgastrique, des
lésions secondaires du pancréas, de la dilatation kystique
ANNE es
des canalicules pancréatiques. Kôrte a rapporté plusieurs cas de pseudo-kystes pancréatiques.
Enfin, la pancréatite chronique se complique quelquefois de cancer, le pronostic de ce fait est aggravé.
Souvent la coexistence de lésions hépatiques, l’état plus ou moins marqué d'infection des voies biliaires créé par la sclérose pancréatique rendent l’évolution fatale. L’amaigrissement s'accentue, le diabète pancréatique se manifeste aux périodes ultimes, la cachexie conduit le malade à la mort.
Dans d’autres cas, la laparotomie simplement exploratrice amène des survies durables et semble avoir une action curatrice réelle assez mal connue d’ailleurs, rappelant par ses effets celle de la laparotomie dans la péritonite tuberculeuse. Nous y reviendrons au chapitre du traitement. De l'étude clinique qui précède, il nous reste auparavant à dégager les éléments du diagnostic qu'il convient mainte-
nant de préciser.