‹ Pancréatites non biliairesChapitre 16 sur 29 · DE · texte numérisé non relu

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Le 11 septembre suivant, elle revient à lhôpilai, car les douleurs sont plus fréquentes (7 crises en 20 jours). On sent une légère résistance dans la région vésiculaire qui est douloureuse à la pression.

Le diagnostic demeure incertain : on élimine l'hypothèse d'une affection gastrique, les repas n'ayant aucune influence sur l'apparition des douleurs ; d'autre part, le tableau n'est pas celui de la colique hépatique classique. On pense à la possibilité d’une lithiase vésiculaire et le D' Leriche préconise une intervention.

La malade est alors envoyée dans le service du professeur A. Poncet, où M. Leriche intervient peu après.

Le 25 septembre 1913, sous anesthésie à l’éther, on explore la vésicule biliaire par une incision en ml : elle est normale, libre d'adhérences et ne contient pas de calcul, non plus que le cystique ; l'estomac un peu congestionné présente une hernie tuniquaire atteignant le volume du pouce entre les deux.arborisations vasculaires, sur la petite courbure, près du pylore : on dirait que la musculeuse manque à ce niveau. Ce diverticule est enfoui sous des sutures au catgut, puis on explore le duodénum : il présente quelques brides qui le coudent au niveau de la deuxième portion. Songeant à la possibilité d’un ulcère, on décolle le duodénum et on trouve une fois que l'organe a été attiré au dehors que le cholédoque est libre, mais qu'il y à en amont et en haut un noyau très dur en pleine tête pancréatique : la surface du pancréas est à cet endroit mamelonnée et irrégulière. Après isolement par des compresses de toute cette zone, le tissu granuleux est incisé au bistouri : il est dur et crie sous le bistouri. On en prélève quelques fragments, puis la délacération du tissu pancréatique est faite avec une pince hémostatique et cette partie de l'organe drainée avec des mèches de gaze.

Ces mèches furent progressivement retirées les jours suivants : elles ramenèrent à différentes reprises quelques petits débris de tissu pancréatique, puis il s'écoula du liquide pancréatique un peu irritant ef la quérison opéraloire fut obtenue sans encombre en deux mois.

Thérapeutiquement, le résultat fut parfait : la malade a été débarrassée complètement de ses douleurs et de ses crises : son teint s'est éclairci ; l'appétit est redevenu excellent ; elle a repris plusieurs kilog. et aujourd'hui, sept mois après l’intervention, sa santé demeure parfaite.

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