CHAPITRE CINQUIÈME Voirie urbaine
Sectio.n I (bassement des voies publiques urbaines.
253. — La voirie uibaine comprend, on l'a déjà dit, les voies de communication intérieure des villes, bourgs et villages, c'est-à-dire les rues, boulevards, passages, impasses, carrefours, places et promenades publiques.
254. — Les rues proprement dites représentent les chemins bordés de maisons ou de murs, et ouverts aux deux extrémités. Les boulevards sont des rues généralement assez larges et plantées d'arbres. Les passages présentent ceci de particulier, qu'ils ne sont praticables qu'à pied, et qu'ils sont souvent couverts. Les impasses ne sont que des rues munies d'une seule issue. Les carrefours sont les points de croisement de plusieurs voies. On désigne sous le nom de places, des espaces plus ou moins larges, auxquels viennent aboutir des rues, qui sont ménagés pour rester libres, et où la population peut se réunir. Les places prennent le nom de promenades. lorsqu'elles sont plantées d'arbres.
255. — Une voie publique peut prendre le caractère légal de rue. boulevard, place, etc., soit de l'usage qui le lui donne, soit d'une décision qui le lui imprime formellement ou implicitement.
256. — D'abord, de l'usage : en effet, à la différence de ce qui a lieu pour la grande voirie et la voirie vicinale, il n'est pas nécessaire, pour qu'une voie publique soit considérée comme rue, qu'il existe une décision du pouvoir administratif lui attribuant cette qualité. Un grand nombre de rues, places, etc , se sont formées insensiblement, par la construction de maisons le long de chemins publics ou de terrains livrés à la circulation, et faisant partie du domaine communal Lorsque ces chemins ou ces terrains se sont trouvés bordés de chaque côté, d'un nombre assez considérable d'édifices ou de bâtiments, ils prennent, con-
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