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Si, dans l’âme d’un enfant, on n’a gravé ni Dieu ni sa loi, ni Jésus-Christ ni rien de ce qui touche à la foi et à la vie éternelle, comment voulez-vous que cet enfant marche jamais dans la voie du ciel et se sauve ? Quel cas fera-t-il de la religion, dès qu’il sera livré à lui-même #t entraîné par le courant du monde? Il la jugera pour le rxoins inutile; surtout, si ceux qui ont fait son éducation, ne lui en ont parlé que pour le couvrir de leur raillerie. Il est si difficile d’arracher ces premiers préjugés, qu’on peut dire avec Salomon : ‘# Non recedet—Il ne s’en retirera pas.’”’ Sa vie sera comme l'écho de son éducation : une éducation sans Dieu, une vie
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sans Dieu. Les exceptions seraient rares, surtout si l’éducation athée s’étendait à toute la société. C’est sur ce point que les portes de l’enfer portent aujourd’hui leurs efforts.
Notre-Seigneur a dit (MARC, 10 14) : ‘‘ Sinite parvulos ad me venire—Laissez les enfants venir à moi.” L'Eglise, qui tient la place de Jésus-Christ, répète ces paroles à chaque génération, pendant que l’enfer crie : ‘‘ Arrachons les enfants à l'Eglise, si nous voulons les arracher au Christ.” Tel est le caractère de la lutte actuelle : elle a pour objet l’éducation de l’enfance, que l’esprit du mal veut arracher à l'Eglise. Si les portes de l’enfer pouvaient triompher, si, par impossible, l'Eglise était jamais chassée de l’école, et que l’éducation sans Dieu triomphât sur toute la ligne, on verrait alors la vie chrétienne aller en s’amoindrissant, et les peuptes passer de l'indifférence à l’infidélité, vers laquelle les pousse l'esprit du mal.
Il ne faut pas se le dissimuler : la lutte sera dure: Satan a pour lui les trésors des Etats ; et ceux qui les gouvernent, déjà sont prêts à l’appuyer et à mettre à son service l’autorité dont Dieu ne les a cependant investis, que pour protéger le faible et faire prévaloir la religion et la justice.
C’est pour soutenir cette lutte que Dieu a suscité votre saint Fondateur, et lui a fait former ces religieuses phalanges dont vous êtes les soldats. Votre place est marquée dans le combat : l'Eglise vous l’a assignée. La victoire est certaine ; la parole même de Notre-Seigneur vous en est uu gage assuré : ‘‘Sinile... venire—Laissez venir.’ Qui peut s'opposer à la parole de Celui qui a dit: ‘‘ Le ciel et la terre. passeront, mais mes paroles ne passeront pas’? ? Déjà l’anathème du divir Maître est lancé contre la main perverse qui voudrait retenir ces enfants loin de Lui. (MAT. 18-6) ‘‘ Qui autem scardalizaverit‘unum de pusillis istis qui credunt in me—Malheur à celui qui scandalisera un seul de ces petits qui croient en moi.’’ N'est-ce pas le plus grand des scandales de les arracher à la foi, pour les conduire à l’incrédulité ?
Nous avons vu, en premier lieu, par quelles phases Dieu