‹ Panégyrique du révérend Edouard Crevier, V.G. [microforme]Chapitre 5 sur 16 · TENTE · texte numérisé non relu

TENTE

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l'or. Edouard :

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prodiguera son or, comme ses Consolations, et quand il n'aura plus rien, il s’adressera au cœur de son frère, il ira vers Joseph, il fera appel à la faiblesse de son parrain, Ce que le frère refuse, Je parrain l'accorde ! Car, si la voix du sang n'est pas toujours entendue, celle de l’affinité spirituelle est plus caressante, plus douce, plus insinuante, plus irrésistible.

Joseph avait l'âme haute : encore plus haut é Joseph était plus débonnaire, Edouard plus fier. Joseph plus rieur, Edouard plus sarcastique. Joseph plus aimable, attrayant. Joseph plus populaire, Edou libre, Edouard plus austère. Joseph amassait plus de trésors terrestres, Edouard s’occupait davantage des trésors célestes.

Cependant, aux jours de détresse et d’extré la Providence vivante d’Edouard et lui facilit suivre ses grandes œuvres, qui seront à j et la couronne de ces deux saints vieil

tait le cœur d'Edouard.

Edouard plus ard plus digne. Joseph plus

me besoin, Joseph sera era les moyens de pouramais, l'honneur, 1a gloire ards, toujours unis pendant arables dans la tombe.

Si pour tous, la mort est la décomposition d elle fut la résurrection de leurs grandes âmes, trempées par l'épreuve et régénérées dans le travail, le sacrifice, l'union et l'amour.

À quatorze ans, Edouard Crevier entrait au Collége de Nicolet. Son frère Joseph devait l’y avoir précédé de plusieurs qu'il en était alors l’économe.

leur longue vie, comme ils seront INSép

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années, puis- Comme les études de Joseph et Frédéric, avaient obéré ses parents, Mer. aux examens de 1813, de couronner Frédéric, se en aide au jeune Edouard.

ses frères, Plessis, qui venait, chargeait de venir

Dès lors ce dernier se faisait remarquer par une invincible € qui ne s’est jamais démentie, par un grand amour du trav une tendre piété. Il possédait déjà ce don des larme source ne s’est tarie que le soir du vingt deux j quand un moment avant de fermer à jamais à notre lumière, cet œil pénétrant que vous lui avez toujours connu, il me pressa les deux mains dans les siennes en signe de dernier adieu.

Dès l’âge de douze ans, feu Messire Crevier laissait déj des prédilections marquées Pour sa vocation. Dans sa chambre, il s'était construit un petit oratoire où il jouait au prêtre, en y disant la messe et en y préchant si bruyamment à ses petits camarades, que sa bonne mère était obligée de le rappeler à un peu plus de silence.

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Quoique très bon, très tendre, très humble, et très enclin au pardon, le jeune Edouard pourtant était vif, emporté, volontiers et colère, mais il sut tout de suite, même au commencement de ses études, acquérir ce puissant empire sur lui-même qui ne lui fit jamais défaut, même au plus fort des luttes ardentes qu'il .eut à soutenir pour le maintien de ses droits, dans les intérêts du respect à l'autorité et pour le bien de la patrie et de la religion.

Il fut un bon élève, un aimable compagnon, un étudiant modèle. Ayant eu la douleur de perdre sa bonne mère un an après son entrée au collége, il adopta Marie, mère des orphelins, pour la sienne. En retour, la protection de celle-ci ne lui fit jamais défaut : aussi fut-il

généralement heureux dans ses études.

Ses anciens maîtres et condisciples conservèrent toujours de lui

les plus agréables souvenirs.

Le cadre que l’on m'a assigné aujourd’hui, ne me permettant pas d'entrer dans de très longs détails sur les vertus de M. Crevier, comme prêtre (1), je ne ferai que les signaler pour vous retracer ses nombreux bienfaits comme citoyen, comme patriote et comme ami de son pays, et surtout des pauvres et de la jeunesse ; cependant il m'eut été bien plus doux de vous découvrir tous les trésors abondants de sa grande âme d’apôtre. Il y aurait tant de charmes à faire ressortir toutes les beautés de la vie intime de notre fondateur !

(l) Messire Gravel devait les faire connaitre d'une manière spéciale, Malheureusement des circonstances incontrôlables l'ont empèché de se rendre à l'heure indiquée.

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M. Crevier, par la régularité de sa vie collégiale, par sa tendre piété, par son amour excessif du travail, avait conquis l'estime de ‘ses supérieurs, à un tel degré, qu'ils ne voulurent pas s’en séparer. Il devint professeur à ce collège de Nicolet, qui a fourni depuis à l'Eglise tant d'illustres sujets et à la patrie tant de grands citoyens.

Quatre ans durant, de 1821 à 1825, notre fondateur se dévoua à la tâche ingrate de l'enseignement. Le professorat exige de grandes aptitudes, une patience d'ange, une longanimité À toute épreuve, un ascendant légitime sur les élèves, par le savoir, l'autorité, la science du commandement, l’ordre et le dévouement. Le jeune professeur s’y montra bien digne de la haute position, toute de sacrifices et de confiance, à laquelle ses supérieurs l'avaient appelé. Le fait qu'on lui avait confié la classe de philosophie, pendant ses deux dernières années passées à Nicolet, témoigne assez haut de ses talents transcendants et de ses succès dans l'enseignement.

Effectivement, M. Crevier avait un esprit si vif, une intelligence si claire, une aptitude si grande, une activité si soutenue, qu'il saisissait à la fois les problèmes les plus délicats ; qu’il embrassait toutes les questions les plus ardues. Il s'était préparé par de fortes études, pendant sa jeunesse, à la fertile carrière qu'il devait fournir dans la suite,

Appuyé sur d'aussi solides bases, M. Crevier pourra faire face à

toutes les situations ; pourra remplir toutes les charges. Pas un

théâtre qui soit trop vaste pour son savoir; pas une position qui soit trop haute pour qu'il ne puisse l’atteindre.

Dans le monde, il aurait été le plus habile et le plus entraînant des tribuns. Vivant à l’époque la plus tourmentée de notre histoire, sa place aurait été marquée à la tête de nos plus grands patriotes ! Dans la chaire, il fut l’un des

Le ciel l'appelait à d’autres destins.

prédicateurs les plus éloquents, les plus convaincus et les plus. efficaces.

Docile, soumis, fidèle à sa vocation, il avait fait le sacrifice entier de sa vie à son Dieu ; il ne regardera jamais en arrière, Il suivra constamment la grande voie du devoir, de l'obéissance, de l'abnégation et de la charité.

Ce fut Mgr Plessis, son bienfaiteur, qui, en 1825, le 2 octobre, le fit prêtre à Québec. Ce devait être une des dernières ordinations de ce grandévêque, de ce dévoué patriote ; car la mort venait le frapper quelques semaines après, à son propre travail, le 4 décembre de la même année.

A cette même époque, l’on retrouve Messire Crevier dirigeant le collège naissant de St-Hvyacinthe. Le couvent de cette ville réclame aussi ses soins et il secoure encore M. Girouard dans le service de sa paroisse ! ce qui ne l'empêche pourtant pas d'aider ses confrères voisins dans les concours, les retraites et les neuvaines, car son éloquence était déjà très populaire. Il parlait au cœur et à la foi: sa diction était pure, sa parole suave, son argumentation solide, son regard énergique, son geste noble ; sa pensée, toujours chaleureusement exprimée, en faisait un prédicateur distingué.

M. Crevier a laissé de toutes parts, où les circonstances l’on conduit, de très agréables souvenirs.

Mgr Raymond, supérieur du Petit Séminaire de St-Hyacinthe, rappelle, dans les lignes suivantes, pleines d'éloquence, de vérité, de gratitude, ce que notre bien-aimé fondateur a fait pour le collège naissant de St-Hyacinthe, placé alors dans de grandes difficultés, inhérentes à la plupart des nouvelles maisons d'éducation :

“M, Crevier,” nous écrit Mgr Raymond,—‘ qui venait d'être ordonné prêtre est arrivé au collège de St-Hyacinthe comme directeur au commencement de l’année scolaire, en 1825. Ilétait connu d'avance bien avantageusement dans cette maison, par tout ce qui avait été dit de lui par son condisciple, M. Prince, qui y avait passé l’année précédente, comme Professeur de Philosophie.

Aussi fut-il accueilli avec joie et avec confiance ; il réalisa l’espé-

rance qu’on avait mis en lui.”

La discipline du collège était un peu relâchée ; une plus grande: surveillance était devenue nécessaire.

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“ M. Crevier eut beaucoup à faire pour rétablir la régularité qui “doit régner dans une maison d'éducation. Il se mit à cette œuvre avec le zèle et le dévouement qui l'ont si éminemment distingué. Il fit plusieurs réglements propres à faire tout marcher avec ordre, et veilla avec soin, à ce qu'is fussent exécutés. Il sut assurer son au- ‘torité et s'attirer le respect des élèves par la gravité et l'expression de dignité qui, dès lors, se trouvaient en lui.”

“En même temps il se concilia leur confiance par cette bonté de cœur qui l’a toujours caractérisé.”

“Ileut des difficultés à surmonter; certains élèves avaient un esprit d'insubordination ; mais sa fermeté et sa sévérité même lorsque les exigences l’exigeaient lui valurent un plein succès.

“Il fut patient, charitable dans ses procédés, et toujours fidèle au devoir, tout en travaillant courageusement et efficacement au maintien de la discipline. Il reprochait les fautes avec force, mais néanmoins avec certains égards pour les coupables qu’il s’efforçait toujours d'encourager, en exprimant la confiance que leur conduite future serait une digne réparation de ce qu'on avait pu trouver de blämable en eux. Il édifiait aussi beaucoup par sa régularité aux exercices, sa charité et sa discrétion dans ses paroles et son vif esprit de foi et de piété.

‘M. Crevier avait un profond respect pour le fondateur du collège et il entretenait ce sentiment dans les élèves qu’il excitait, en même temps, à la reconnaissance, à son égard. 11 fit célébrer la fête de M. Girouard avec une grande pompe.

“Ce fut à la fin de sa première année de directorat que se termina le premier cours d’études. IL donna huit prêtres au clergé. On peut dire que ce résultat, qui réalisait les espérances du fonda-

‘teur, était dû, en partie, aux lumières et au zèle de M. Crevier qui a joui d'une grande confiance comme directeur spirituel.

“Il passa l'année 1827 en qualité d’économe du collège de St- Hyacinthe. Il rendit comme tel de grands services à cette maison.” l'el est le beau témoignage que porte de notre regretté fondateur, Mgr Raymond. ‘Témoignage vrai que personne n'infirmera, car, c’est

‘une peinture fidèle de ce que fut toute sa vie, votre ancien curé et .notre bien aimé Supérieur.

En 1828. à la fin de sa troisième année de prêtrise, Mgr Lartigue, -premier évêque de Montréal, l’envoyait prendre la direction de la

paroisse de St-Luc, que laissait alors, pour les missions sauvages , Messire Magloire Blanchet, qui devint ensuite Evêque de Nesqualy, en Orégon.

Sur ce nouveau théâtre, le jeune curé fit briller toutes les grandes. qualités de son cœur, un zèle ardent pour l'honneur de la religion, un dévouement sans bornes pour ses nouveaux paroïissiens. Aussi y surmonta-t-il toutes les difficultés, y gagna-t-il l'affection de tous. Des écoles manquent, il en crée plusieurs ; des améliorations sont nécessaires, il les mène à bonne fin, avec des ressources d'autant plus restreintes, que St-Jean et d’autres grands centres se détachent. alors de sa paroïisse, pour en former de nouvelles.

Le terrible choléra de 1832, qui décima davantage sa paroisse, le trouva partout, en même temps, distribuant ses consolations et ses soins, aux nombreuses victimes de cette épouvantable épidémie.

C'est À ce moment d'angoisse pour son âme compatissante, qu’un saint vieillard qui avait su l’apprécier comme directeur du collége de St, Hyacinthe qu'il avait lui-même fondé, viendra l’arracher à ses fidèles pour lui imposer de nouveaux fardeaux. Messire Girouard venait frapper à la porte de son cœur, en le suppliant de vouloir bien aller prendre la direction de sa paroisse de St. Hyacinthe. Que refuser à la voix mourante d’un vieil ami ? Il accepte ; il était temps, M, Girouard ne devait pas mème revoir sa chère paroisse, car, il tombait en chemin, à Varennes, chez son ancien ami. Semblable au vieil athlète qui a toujours livré de bons combats, il avait regardé la mort en face et sans palir, lui réclamant la couronne qu'il avait si bien méritée.

M. Crevier gardera la cure de St. Hyacinthe jusqu'au 4 novembre 1852, époque à laquelle Sa Grandeur Mgr Prince viendra en prendre possession à titre de premier évêque de ce diocèse.

La vie du nouveau curé de St. Hyacinthe y fut agitée souvent, orageuse parfois, laborieuse toujours.

Tout était à créer. Des asiles manquaïent à la vieillesse, les orphe lins étaient sans abri, les pauvres sans soutien, les infirmes sans consolation, les malheureux sans espérances. Cette partie du pays était en proie à une violente agitation. Par les exactions, les injustices, les abus d'autorité et la morgue insolente de la plupart de ses administrateurs, l'Angleterre avait rendu son joug intolérable aux Cana-

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Ceux-ci plus occupés de leurs maux politiques et extérieurs que de ceux des malheureux, n'avaient ni les moyens ni le temps de s’adonner aux grandes œuvres publiques de philantropie et de charité. Le curé obviera À tout,

Sentant toute l'injustice de la mère-patrie à notre égard, il priera pour le succès de la cause canadienne ; car, il sait qu'un peuple ne peut développer ses facultés ni atteindre ses hautes destinées que dans les limites de ses libertés religieuses, civiles et politiques.

Prudent dans ses conseils, sage dans ses avis, modéré dans ses opinions, habile dans ses actes, tenace dans ses projets, il dirige ses ouailles dans la voie de l'amour de Dieu et de la patrie, — le patriotisme n'étant qu'un «cho du ciel, et une manifestation de l'amour de la Patrie.

Un peuple sans patriotisme est un peuple condamné d'avance à périr. Parmi les hymnes les plus enthousiastes, chez les anciens, l’on retrouve celles qui sont inspirées par l'amour de la patrie ; et avant de l’oublier, dans leurs chants, leur langue se serait plutôt desséchée à leur palais. Messire Crevier sait quelle force l'on peut en tirer pour faire aimer l'Eglise, qui le rend encore plus pur et plus sublime : de quel enthousiasme il embrasse, exalte cette amour, attise ce ob sacré pour faire aimer davantage son Dieu et en obtenir encore plus pour ses œuvres de miséricorde et de bienfaisance.

Accusé d'avoir pris part aux évènements de St-Denis, M. Crevier fut sommé, après l'insurrection, de comparaître devant ce tribunal militaire, d’inique mémoire, qui a si injustement condamné à l’exi) et à l'échafaud une hécatombe de si nobles cœurs, de si dévoués et si sincères patriotes. M. Crevier, étant aussi brave qu'habile, se présente devant ses juges sans crainte comme sans faiblesse. Sa grande franchise le force à avouer au tribunal ce qu'il a fait en cette circonstance, mais son esprit fin et inventif lui fait trouver immédiatement. une issue pour s’arracher des mains de ses persécuteurs. ‘ Tai favorisé mes compatriotes, dit-il, mais avec cette restriction mentale : si leur cause était juste devant Dieu.” Or, comme le major Clitherow et ses lâches séides n’entendaient rien aux choses de l’esprit, ils le renvoyèrent absous.

Des écoles manquent dans St-Hyacinthe ; d’autres sont fermées ou négligées. Il en crée de toutes parts, sentant toute l'importance de la première éducation pour l'enfance. Nos lois régissant les fabri-

ques. se ressentent encore de l'état de transition par lequel passe notre pays ; les arrêtés en sont mal conçus, les principes mal définis, l'application entraîne une suite de contestations et de difficultés. Le curé fera respecter l'autorité épiscopale, malgré tout. Vingt ans durant il soutint, de ses fortes mains, les assises mal étagées de nos fabriques.

Les journaux d'alors retentissent du bruit de ses luttes. Et, s’il reçoit de rudes coups, il en donne de plus graves encore.

Pendant ce temps-là sa dévorante activité ne lui permettra pas de ce réposer. Un hospice manque à St-Hyacinthe. Il y consacrera un héritage de 60,000 francs qu'une tante vient de lui laisser. Ses supérieurs craignent d'approuver son projet. Qui prendra soin de cet asile? Les religieuses sont rares, les populations sont pauvres, les difficultés se dressent partout.

En véritable soldat, M. Crevier n’aimait guère les triomphes faciles El était accoutumé à vaincre ; St-Joseph était son appui. Que pouvait les hommes à l'encontre de ses desseins ? Ce fut dans ces circonstances qu'il fonda, en 1842, l'Hôtel-Dieu de St-Hyacinthe ; œuvre toute de sacrifices de sa part, de charité pour les pauvres, foyer encandesçant d'amour pour Dieu et d’où les actes du plus parfait abandon et du plus beau dévouement, s'élèvent constamment vers le ciel comme un encens de la plus suave odeur.

M. le curé de St-Hyacinthe s'était donné un trouble immense pour faire préparer les matériaux nécessaires À la construction de son hôpital. Le bois en ayant été coupé à St-Pie, il fut transporté à St-Hyacinthe en radeaux, par la rivière Yamaska. Mais comme les eaux en étaient hautes alors, les radeaux se brisèrent au-dessus de la ville. Le bois se charroyait au loin avec une grande rapidité. Sur ces entrefaites l’on vint annoncer cette triste nouvelle à M. Crevier. Celui-ci se met en prière. Que se passe-t-il entre le ciel et lui ? Les avocats, assez profanes d'ordinaire, pénètrent rarement ces sortes de secrets. Mais, ce qui est parfaitement connu, c’est que ce bois, entrainé avec violénce dans les rapides, s'arrêta tout à coup dans une petite anse, non loin de l'endroit où il devait être employé ! Les justes commandent à la tempête et font servir les éléments à leurs fins qui sont la gloire d'en Haut. Si celui qui fait pousser deux brins d'herbe là où un seul croissait auparavant est un bienfaiteur de l'humanité, à combien plus forte raison Mr Crevier fut-il

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