‹ Panier fleuri: prose et versChapitre 38 sur 74 · CONTE DE CARNAVAL · texte numérisé non relu

CONTE DE CARNAVAL

Lai3se-là tes mines hautaines, Et viens, papillon voltigeant, Jusqu'au jour noyer tes antennes Dans le Champagne tapageant l

» Éuvons! à toi, fille d'Ecosse!

Vierge rayée, à tes appas 1 Cesse de me trouver précoce, Héritière des MacTDouglas !

C'est toi que mon œil dans ses rêves Cherchait du haut des belvéders.

Darne du lac ou fée aux grèves.

Descendante des highlanders ! »

Et c'étaient des chants et des rires.

Des grimaces, des bonds de faon.

Des Héy Lambert! mille délires; Il était bien gai, cet enfant.

<c Aimons-nous, hurlait-il, moqueuse !

Je l'ai juré, tu m'aimeras ! »

L'Ecossaise, silencieuse.

Buvait, et ne répondait pas.

Le Champagne, ardente marée, Montait toujours (style Ambigu); Et déjà sa vague dorée Roulait le Pierrot éperdu.

17a PANIER FLEURI.

a Encore un verre ! à toi mauvaise ! »

Soudain, comme par un ressort, Il retomba lourd sur sa chaise.

Le Pierrot était ivre-mort.

« T'aimer? cervelle extravagante! ^ Longtemps rêveuse elle resta.

Puis, sa main fine qu'elle gante Vers la sonnette se porta, a Six heures ! il faut que je parte !

Couchez monsieur sur le divan ; Cherchez sous sa veste une carte; Ramenez-le chez sa maman. »

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