DU PETIT JOURNALISTE
Eh bien I soit, une chanson î La plus folle, rime et son ; La plus vieille,' une goguette ; Turlurette, Ma tanturlurette !
Dans les fureurs et les cris De Torchestre de Paris, Tinte un timbre de clochette; Turlurette,
Ma tanturlurette !
C'est mon rire^ il est partout ; Eclair, grimace surtout !
l8/l PANIER FLEURI.
Vent qui passe et qui soufflette ; Turlurette, Ma tanturlurette !
Dieu d'un soir, roi d'un matin, Dans le journal, au festin, Ma renommée est complète ; Turlurette, Ma tanturlurette !
Mon œil blesse et resplendit ; Je suis gai, chacun le dit ; J'ai besoin qu'on le répète ; Turlurette, Ma tanturlurette !
-Mais, sur la table accoudé, L'enfant, un soir attardé, Trouva sa lyre muette ;
Turlurette, Ma tanturlurette !
Il n'est plus temps aujourd'hui I Noble but, espoir enfui, Il n'est rien qui vous rachète ; Turlurette, Ma tanturlurette !
LA CHANSON DU PETIT JOURNALISTE. î85
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Sous la vigne, ardent pourpris,
Cachez bien mes cheveux gris
Mais nul ne s'en inquiète ; Turlurette, Ma tanturlurette !
Comédien près de finir»
Je connais mon avenir.
Allons, versez ! qu'on répète, Turlurette, Ma tanturlurette !
Je mourrai je ne sais où.
Dans un coin, peut-être fou.
Sans quelqu'un qui me regrette ; Turlurette, Ma tanturlurette !
Point de frais pour qui part seul ; Je ne veux d'autre linceul Qu'un vieux lambeau de gazette ; Turlurette, Ma tanturlurette !