FAUBOURG DE VA1SE. — TOMBEAU DES DEUX-AMANTS
A l’entrée de ce faubourg était jadis un monastère appelé des Deux- Amants. Ce nom ne lui avait été donné que parce tju’il avait été construit près d’un monument antique , du même nom. Ce monument, dit un auteur moderne dans sa description du Lyonnais , était isolé , curieux par sa forme simple , solide et belle *, le plan en était carré. Sur tua socle , s’élevaient quatre pilastres qui supportaient un entablement couronné de deux côtés par un fronton \ l’entre-pilastres d’une des façes était muré , et les trois autres étaient ouverts.
On a fait des conjectures k l’infini sur ce monument ; les uns l’ont regardé comme le sarcophage de deux victimes de l’amour ; d’autres, comme le tombeau de deux frères , appelés Amandus. Cette dernière opinion semble plus probable ; elle est appuyée par une inscription trouvée dans le voisinage , et qui porte ces mots :
Arvescas Amandus , fratcr sorori Carissimæ sibique amantissimæ.
Ce monument a été détruit en 1 707 sans répondre* l’espe'rance qu’on avait conçue de trouver } en le démolissant 5 un indice sur sa destination primitive.
Au bout du faubourg , une pyramide décorait , avant la révolution , la plaçe circulaire à laquelle viennent aboutir les deux routes de Paris ; elle n’existe plus.