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tion des préfets et invente le système de l’encouragement par primes au rendement. Le sucre de châtaigne apparaît sur le marché. Avec le sucre de raisin et le sucre d'érable, employé aujourd’hui encore, au Ca-
’ nada. On tire même du sucre du varech. Et voici enfin le sucre de betterave qui compte incontestablement comme le plus beau fleuron de la couronne de lindustrie de remplacement, son histoird est trop connue pour nous permettre de nous y attarder.
Le textile de remplacement fait son apparition. Un siècle avant nous, on envisageait déjà l’utilisation de la fibre du genêt comme succédané du coton. G.-T. TERNEAUX décrouvre le secret de fabrication des chàles de cachemire, tissés de poils de chèvre et réussit en France une imitation parfaite.
En chimie, les progrès sont considérables. FRESNEL découvre un procédé économique de fabrication de la soude à partir du carbonate de sodium, utilisé aujourd’hui encore dans les usines Solvay. DARCET Fils découvre un aliment complet, pilules faites d’un mélange d’os, d’albumine et de graisses donnant ainsi
«corps avant qu’il l’eût émise à la boutade de l’illustre BERTHELOT qui prétendait qu’en l’an 2000, on remplacerait les repas par l’absorption de quelques comprimés au cours de la journée.
La pharmacopée se tourne de plus en plus vers l’industrie chimique. On utilise l'acide hydrocyanique prussique. LERMINIER, à la Charité, vante les vertus ‘ du sulfate de quinine dans les fièvres. Peu de temps après apparaissent l’émétine, la morphine, les tar-
| trates de potasse, l'oxyde de zine, es sulfates de fer, ; de magnésie, le sulfure rouge de mercure, Fan ;
de potasse, les nitrates d'argent et de mercure et faut d’autres qu’ on retrouve dans tous les formulaires de e l'époque. SA TUe JE Ce
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Vers un pansement nouveau
Si dans un chef-d'œuvre d’érudition, quelque moine médecin s’avisait un jour d'écrire l’histoire du pansement des plaies, c’est à coup sûr pendant les guerres qu’il pourrait en noter les plus grands progrès. Si, par une omniscience biblique, il savait remonter jusqu’au premier combat, c’est là qu’avec la première bosse, il trouverait le premier pansement. Et par ce que le langage populaire appelle « l'éternel retour des choses », il verrait tendre de plus en plus cette science du pansement vers sa simplicité de l’âge d’or.
Il est facile, en glanant dans l'Histoire générale de la Médecine, publiée sous la direction de M. le Professeur LAIGNEL-LAVASTINE, d’en retrouver les différentes étapes depuis la feuille de chou sauvage conseillée par le poète EPICHARME pour les morsures de chien enragé, en passant par tous les degrés de complication, aux cataplasmes de crapauds mélangés à la brique pilée ou autres recettes bizarres retrouvées à toutes les époques et employées par les praticiens les plus en renom.