SAINT
mandaient. Mais maintenant cette union est autant diminuée parmi nous que les bonnes ceuvres qui en sont la suite. Alors ils vendaient leurs maisons et leurs héritages, et en donnaient le prix aux apôtres pour le distribuer aux pauvres, afin de s'acquérir un trésor dans le ciel. Mais maintenant nous ne donnons pas seulement la dtme de notre reveou , et au lieu que Notre-Seigneur nous commande de vendre notre bien, nous achetons au contraire et Taugmentons. (Test ainsi que la vigueur de la foi s'est éteinte en nous ; c'est ainsi que la force des fidèles est languissante. Voilà pourquoi Notre- Seigneur, envisageant le temps où nous sommes, disait : «Lorsque le Fils de Thomme viendra, pensez- vous qu'il trouve de la foi sur la terre^?» Nous voyons Taccomplissement de cette parole. Il n'y a plus de crainte de Dieu, plus de justice, plus de charité, plus de bonnes œuvres, plus de foi. Personne ne pense aux choses à venir. Personne ne considère le jour du Seigneur, le jour de la colère de Dieu, les supplices préparés pour les incrédules, les tourmens éternels qui attendent les perfides. Si nous avions de la foi, nous aurions aussi de la crainte; mais parce que nous ne croyons rien, nous ne craignons rien non plus. Que si nous craignions
CYPRIEN
quelque chose, nous nous en âonnmons de garde, et l'éviterions aussi par conséquent Animons-nous donc autant que nous pouvons, mes très-chers frères, et sortant de Tassoupissement de notre ancienne paresse, veillons à observer les préceptes de Notre -> Seigneur. Soyons tels qu'il nous commande d'être, quand il dit : a Que vos reins soient ceints, et vos lampes allumées; et soyez comme des serviteurs qui attendent que leur maître retourne de la noce , afin que lorsqu'il viendra et frappera à la porte , ils lui ouvrent aussitôt. Heureux les serviteurs que le mattre i son arrivée trouvera veillans ^» Il fout que nous soyons cdnts , de crainte que, lorsque le jour de combat viendra, il ne nous surprenne embarrassés. Que notre lumière éclate dans nos bonnes œuvres, afin qu'elle nous conduise de la nuit du siècle à la clarté, éternelle. Tenons-nous toujours sm* nos gardes dans l'attente de l'avènement imprévu de Notre-Seigneur, afin que lorsqu'il frappera à la porte, notre foi veille, et reçoive le prix de sa vigilance. Si nous gardons fidèlement ces avis salutaires, le diable ne nous surprendra jamais endormis, mais comme des serviteurs soigneux et vigilans, nous régnerons étemellemoit avec Jésus-Christ.
DE CEUX QUI SONT TOMBÉS