‹ Panthèon littéraire; choix de monuments primitifs de l'église française, avec notice littérairesChapitre 68 sur 102 · PESTE · texte numérisé non relu

PESTE

porter la gloire de la constance, et nous disposa à recevoir des couronnes.

Mais quelqu'un dira peut être : Ce qui m'afflige en cette rencontre , c'est que m'étant préparé à confesser le nom de Jésus-Christ et pleinement dévoué à souffrir pour lui , je me vois privé de mon martyre et prévenu par la mort. Je réponds premièrement que le martyre ne dépend pas de vous, mais que c'est une grâce de Dieu ; et que vous ne pouvez pas dire avoir perdu une chose, ne sachant pas si vous méritiez de la recevoir. De plus, Dieu sonde les cœurs et les désirs, et découvre les choses les plus cachées ; il voit votre disposition , la loue et l'approuve, et il vous récompensera de votre résolution et de votre courage. Lorsque Caïn faisait son offrande à Dieu, avait-il déjà tué son frère? Non ; cependant Dieu le rejeta comme un parricide,parce qu'il connaissaitsa mauvaise intention. Gomme donc Dieu prévit et condanma son dessein, quoiqu'il ne l'eût pas encore exécuté , de même il couronne dans ses serviteurs la volonté qu'ils ont d'endurer le martyre , bien qu'ils ne l'endurent pas en effet. Car autre chose est de manquer an martyre, et autre chose que le martyre nous manque. Dieu vous juge tel qu'il vous trouve quand il vous appelle , comme il le témoigne lui-même lorsqu'il dit : «Toutes lea Églises sauront que c'est mol qui sonde les reins et le cœur ^;» car Dieu ne demande pas notre sang, mais notre foi. Abraham, Isaac et Jacob ne furent point tués , et ils n'ont pas laissé de mériter par leur foi et par leur vertu d'être mis au rang des premiers patriarches , en sorte que tous ceux qui les imiteront auront place avec enx à leur banquet ^ Il hui nous souvenir que nous ne devons pas faire notre volonté, mais celle de Dieu,amsi que Notre-Seigneur nous a commandé de le dire tous les jours. Combien est-il donc déraisonnable de demander que la volonté de Dieu se fesse, et de ne lui par obéir sans contradiction, lorsqu'il nous veut tirer de ce monde? Nous nous roidissons, nous iSsiisons résistance , et comme de mauvais serviteurs nous sommes conduits malgré nous en la présence de notre maître, ne quittant la vie qu'à regret , et parce qu'il le fout; et après cela nous prétendons que celui que nous allons ataisi

• Apoe., 3, 23.- «118101^8, IL

SAINT CyPRIEN.

trouTer par force, nous doi?e récompenser? Pourquoi donc demander qne le royaume des deux arrive, ai la captivité où nous sommes nous plaît ; si nous aimons mieux servir ici au diable que régner avec Jésus- Christ? Mais pour faire voir plus clairement que Dieu qui prévoit l'avenir ne r^rde en cette rencontre que le bien de ses serviteurs, c^est qu'un évëque de nos collègues étant fort malade et demandant à Dieu qu*il lui plût encore le laisser en ce monde, il se présente à lui un jeune homme, si plein de majesté et de lumière, qu'une personne seule qui allait quitter la vie pouvait avoir une vision aussi belle ; et il lui dit d*un ton qui témoignait assez son indignation : Vous appréhendez la persécution, et vous ne voulez pas néanmoins sortir de ce monde ; que voulez-vous que je fasse? Cest ainsi que Notre-Seigneur voyant que nous craignons plutôt de souffrir, que nous ne nous soudons pas d'aller à lui , ne consent pas à nos désirs poornotre avantage. Cestdonclout ensembleun reproche qu'il nous fait, etun avertissement qu'il nous a donné par la bouche de notre coU^ue qui se mourait ; car il ne lui dit pas cela pour lui, qui était sur le point de sortir du monde, mais pour nojis qui y devions encore demeurer, a8n que voyant un évèque qui demandait sa guérison en être si. sévèrement repris, nous apprissions ce qui nous est vraiment utile. Moimême qui suis le moindre de tous, combien de fois ai-je reçu ordre de la part de Dieu de prêcher publiquement , qu'il ne faut point pleurer nos frères que Dieu délivre du siècle et tire à lui, puisque nous ne les avons pas perdus, mais quils sont seulement allés devant nous, et que nous ne les devons considérer que comme des personnes qui sont allées en voyage ; qu'il ne faut pas nous babiller de noir à cause d'eux, puisqu'ils ont déjà reçu des robes blanches , ni donner sujet aux païens de nous reprocher que nous pleurons, comme perdus et anéantis, ceux que nous disons être vivans avec Dieu , et que nous démentons nos paroles et nos sentimens par nos actions? En effet, c'est être des prévaricateurs de notre foi et de notre espérance; c'est hm témoigner que notre vertu n'est qu'une apparence, puisque nous la détruisons en effet. Aussi l'àpôtre saint Paul reprend et condamne ceux qui s'afflieent de la mort de leurs prQdie8,quandildit:^8ui8bienaise devons

avertir t , mes frères, touchant ceux qui dorment, de ne vous en pas attrister comme les autres hommes qui n'ont point d'espérance; car si nous croyons que Jésus est mort et ressuscité, nous devons croire aussi que Dieu amènera avec Jésus ceux qui se sont endomds en lui. » Il dit que ceux qui n'ont point d'espérance s'attristent de la mort de leurs amis. Mais noos qui vivons d'espérance, qui croyons euDien, qui sommes assurés que Jésus-Christ a souffert pour nous et est ressuscité, qui demeurons et ressuscitons en lui et par lui, pourquoi ne voulons-nous pas sortir du monde, ou pourquoi pleurons -nous comme perdus nos amis quand ils en sortent? Jésus-€brist luimême ne nous dit-il pas : «Je suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi est vivant, tout mort qu'il est. Quiconque croit en moi ne mourra jamais ^. » Si nous croyons en Jésus- Christ, ajoutons foi à ses promesses; et puisque nous ne devons point mourir , allons gaiement trouver le Seigneur avec qui nous vivrons et régnerons étemdiement. S*il faut que nous mourions auparavant, ce n'est que pour passer de la mort à l'immortalité, parce que nous ne saurions posséder la vie éternelle que nous ne quittions la temporelle. Ainsi ce n^est pas tant une sortie de ce monde qu'un passage à Fautre, i et la fin d'un voyage de peu de durée qui nous mettra dans un repos qui ne finira jamais. Qui ne se hâterait d'arriver à une meilleure vie? Qui ne désirerait d'être bientôt transformé comme Jésus-Christ, et d'avoir part aux grâces du ciel. «Notre conversation 3, dît saint Paul, est dans le ciel, d'où nous attendons Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui transformera notre corps, tout vil et abjet qu'il est, pour le rendre conforme à son corps glorieux. » Notre-Seigneur nous promet aussi que nous serons tels, quand, demandant pour nous k son père que nous vivions et nous nous réjouissions avec lui dans des demeures étemelles , il dit : «Mon père, je désire que ceux que vous m'avez donnés soient où je serai, et qu'ils contemplent la gloire que vous m'avez donnée avant la création du monde ^.> Celui qui doit aller demeurer avec Jésus-Christ et entrer dans un palais de lumière, ne doit point

< l.Thfl8S.,4,A-*Jeui,ll,25w ■PhUippe.S^ — «Jeaii.l7,ai

DE LÀ PESTE

plrarer et t^aflliger, il doit au contraire se réjouir de 0OD départ, aaaoré par la foi delà Yérité des prooiesses de Notre-Seigoeur. Cest ainsi qu'Enoch fut transporté hors de ce monde, parce qu'il se rendit agréable à Dieu : c Enoch > dit l'Écriture, fiit agréable à Dieu, et Ton ne le trouva plus, parce Dieu le traosporta*. » Ceit doue une marque que Ton platt à Dieu d'être enleré de ce siècle corrompu. Le Saint-Esprit nous enseigne aussi par Salomon que ceux que Dieu aime sont pkitôt délivrés de ce monde, de crainte que s'ils y demeuraient plus longtemps ils n'en fussent corrompus : ail fut ravi, dit-il, de peur que la malice ne le pervertit; car Dieu le chérissait : c'est pourquoi il se hAta de le tirer du milieu de riniquité^.» C'est ainsi que dans les psaumes l'Ame fidèle embrasée d'amour pour son Dieu se bAte d'aller k lui, et dit : t Que vos demeures sont aunables, Dieu des vertus! Mon Ame brûle d'entrer dans la maison du Seigneor^.tUn'y a queceuxqui sont enchantée des plaisirs du monde qui veulent y demei»rer longtemps. Mais puisque le monde hait les dirétiens» pourquoi vous qui êtes diréden aimez-fOUs cehd qui vous hait, et ne suivez-vous pas plutôt Jésus-ISirist qui vous a rachetés et qui vous aime? L'apôtre saint Jean nous crie dans son épitre de ne point 'seconder les mou*^ iremens de la chair et de n'aimer point le monde. € N'aimez point le monde, dit-a, m' les choses du monde. Celui qui aime le monde n'aime point Dien; car tout ce qui est au inonde n*est que convoitise de la chair, oneon* voitise des yeux, ou ambition, ce qid ne vient point de Dieu, mais du monde. Or le monde passera avec toutes ses convoitises; au lieu que cdui.qui fait la volonté de Dieu demeure éter* neliemenc comme Dieu même*. » Cest pourquoi, mea très<diers firirea, soyona Un^ours prêts A tottf ce <pi'il plaira A Dieu d'ordonner de nous, et aana craindre la mort ne pensons qu^A rimmortalité qui la suit. Confirmons notre foi par ; non âdioiia en ne pleurant point la mort de nos I nnnfa, et allant trouver lé Seigneur avec allé- I greeae quand il nous appellera A lui. Cest ce que doivent toiyours foire des serviteurs de Dieu, mais encore beaucoup plus maintenant ,i|ne le monde est prêt A se détruire, et que tant

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de malheurs l'accablent; car puisque la misère est déjA si grande, et que nous savons qu'il y en aura encore plus A l'avenir, ne devons-noua pas cmisidérer comme un extrême avantage d'en être promptement délivrés? Si les murs de votre maison penchaient de vieillesse, n le comble tremblait au-dessus , et que tout le reste semblAt menacer d'une rmne prochaine, ne vous hAterioMrous pas d'en sortir au plus tôt? Si étant sur mer vous vous trouviez surpris d'une tempête forieuse et en danger de hïre naufrage, ne tAcheriez-vouspas de gagner promptemtnt le port? Le monde est ébranlé de toutes parts et s'en va finir, et vous ne remerciez pas Dieu ni ne vous sçavez bon gré de ce qu'une mort un peu plus prompte vous met A couvert 4es plates horribles qui le menacent? Nous devons considérer, mes très-chers frères, que nous avons renoncé au monde, et que nous n'y demeurons que comme des étrangers et des voyageurs. Embrassons donc le jour Menheurenx qui assigne A diacun une demeure tranquille, qui nous rétablit dans le paradis, qui nous donne entrée dans le royaume des cieux. Quel est l'étranger qui ne se hAte pomt de retourner en sa patrie? Quel est le passager qui ne désire un bon vent pour revoir plus tôt ses parens et ^ amis? Notre patrie c'est le paradis; nos parens sont les patriarches; pourquoi donc ne couronsnous pomt voir notre patrie et embrasser nos parens? Grand nombre de nos amis, de nos frères, de nos enfans nous y attendent assurés de leur salut et encore en peine pour le nôtre. Quelle joie pour eux et pour nous de nous embrasser ! Quel plaisir de jouir d'une vie éternelle sans être tourmenté de la crainte de la mort! d'être toi^ours et souverainement bienheureux! C'est lA qu'est le dicnir glorieux dés apôtres y l'auguste assemblée des patriarches, îa multitude innombrable des martyrs, la troupe trion^bante des vierges, et la bande sacrée des personnes charitables qui ont soulagé les misère» des pauvres et envoyé leurs trésors dans k eiel. HAtons-nous de les aller trouver, mes taès-chers frères, et souhaitons avec passion d'être bientôt avec eux, d'être bientôt avec J^ sus-Qirist. Que Notre^^gneur voie dans notre eœur ces pensées et ces désirs, car plus nous désirerooa de levoiT} phis notre récompense sera grande.

ÉGLiURCISSEMENS SUR UN PASSAGE DE SAINT GYPRIEN.

Ob comiaiiiut deux Mrtet de biUeti.

Ln premien étaient des déclarations écrites données . psr les chrétiens aux juges païens dans les temps de persécution. Les dvétiens timides, afin de s'épargner la iMMits aux yeux de leurs amis de sacrifier pobliquemenl aux idoles, et se réserrer un moyen de retour dans leur oongr^tion lorsque la persécution serait calmée, reconnaissaient par cette déclaration appelée liàelle ou biliei qu'ils avaient sacrifié aux idoles quoiqu'ils ne Teussent pas fait en réalité , et beaucoup de magisbrats, moins séTères que les lois, se prêtaient à cette sorte de traosacliOB. Les chrétiens qui donnaient ces libelles ou biUets éuient appelés UbeUaUques, Lorsque la persécution de Dédus, mentionnée par saint Cypnen, eut fait place à des temps meilleurs pour l'Église chrétienne, ces libellatiques tarent réconciliés et réadmis dans la communion, sans épreuTC ni pénitence préliminaires , tandis que ceux

Si ayaient en réalité sacrifié aux idoles, ne pouTaient ■e réconciliés qu'après STOir accompli tout le temps de leur pénitence , ou au moment de la mort.

Les seconds hilleu étaient les déclarations données aux apostatt par les martm et les oonfiesseurs afin d'abréger le temps de leur pénitence. C'étaient en effet ce que tarent plus tard les ûidulgenoes. et satait Cyprien le plaint délia qu'on en fit commerce. Les martyrs, fiers de leurs persécutions, s'arrogeaient dans FÉglise une sorte d'apostolat qui empiétait nir l'autorité r^ulière des évéques. SaintCyjNrien se plaigniten différentes occasions des abus introduiu par ces billett et chercha à les soummettre au contrôle épiscopal.

Void divers passages de ses lettres dans lesquelles 0 parle de ces deux sotccs de billets :

«La discipline de l'Église, dit-il aux martyrs et confesseurs qui ayaient demandé qu'on réconciliât ceux qui étaient tombés , se peut aisément garder encore, si vous TOUS montrez retenus par de saintes oonsidérations à accorder les billets qu'on tous demande, discernant et réprinaant ceux qui faisant acception des penonnes, font ou des gratifications ou un inf&me trafic de yos bilieu. 11 est à propos que tous marquiez nommément ceux auxquels tous désirez qu'on donne la paix ; car j'apprends qu'il y en a dont les biUeu sont conçus ainsi : qurun tel communie ainti que les siens; ce qui est une chose oui n'a jamais été faite par les martyrs, ces sortes de demandes oontases et générales étant capables dans la suite de nous rendre odieux. Car cela s'étend bien loin lorsqu'on dit : UUei to« «ieiu, et on peut nous présenter Tingt et trente personnes, ou même daTantage, qu'on msnrcra être parens, alliés» affranchis ou domestiques de eehiiquia reçu le billet : c'est pourquoi je tous prie de désigner en particulier dans tos billeto ceux que tous ^yec Toos-méme , que tous oonnaisiez et que tous utcz tToir déjà accompli une grande partie de leur pénitence, afin que les lettres que tous nous écrirez ne donnent point d'atteinte à la tai et & ta discipitaie. > (Lettre X.)

«Conune j'eus appris que ceux qui STaient souillé kors mahis et leurs bouches par des attouchemens sacri- SouMesié leur conicience par des bilieu exécr». ' ( à leurs juges, assiégeaient de tous côtés les martyrs et gagnaient les confesseurs par fiTcur ou par knpprtunité , en sorte que, contre l'ordre de l'ÉTaugUe, nn donnait tons les jours mille billett sans aucun discer- Bement ni examen des personnes , j'écriTis aui martyrs et aux confMseurs pour les ramener autant que je pou- Tais à l'absenration des préceptes de N. 8. . (Uttre ir.)

«Nons nous sommes formelloiientdéchirés contre ceux qui arant fait une profesiion pubUque d'infidélité par leurs billett criminels, s'hnagUiaient par là s'être saurés des fltettdn diable, au lieu qu'ils ne sont pas mohis oou-

i la jilant de renoens^iur Jesanteto deidiTinités païennes il en mangeant des fiandss ensTias dans les lacriflocSi

palmes que s'ils STaient effectiTcment sacrifié aux idoH

ont reconnu l'aroir fiit. f^oos stous i damné ceux qui ont ratifié leurs billett en les reœrant, quoiqu'ils n'aient pas été présente lorsqu'on les a écrits, puisque l'ordre qu'ils ont donné pour œta a tenu lien de leur présence ; car celui qui a commandé un criine n'co est pas innocent , et c'est moir commis en qurlqoe sorte que d'y sToir conienti. D'ailleurs toute la foi chréticooe oonsisttnt à confener le nom de J^us-Christ, celui qui use de supercherie pour ne pas le faite , le renie ; et celui qui Teut paraître aToir obéi aux éditt publics ooniit l'ETangtle,,T a d^à obéi en cela même qu^U Teut qu'ai croie qu'il fa tait. > (liettre xxx.)

Lui-même intercède en fSTeur des faibles contre k zèle urop ardent de quelques-uns de ceux qiû, ayant résisté à ta persécution, ne Tentaient pardonner aucune taiblesse. Les martyrs aTaieot rhalHbide de ae choisir un chef de martyrs qui affectait souTcut une orgneiHfme dommation sur le clergé lui-même forcé de la oiéBagcr. Après aToir réchauffé le zète des tièdes, on STait aonteat aussi à adoucir l'amère intolérance des enthooaiasics; Célerin écrîTait ft Liucius , l'un de ces martyrs :

«J'ai appris que tous stcz été établi chef des martyn imi sont sTec tous... Maintenant que tous TOili an-deam de ceux aTec qui tous êtes, tous ne tous serrez de cette dignité que pour rendre TOtre conf^ionplus éctatanie. Je TOUS prie donc et je tous demande, par Notre^^agneur Jésus-Christ, de parler aux autres martyrs y« confrères en taveur de nos soeurs ionocentes et candide^ et de conjurer ceux d'entre tous qui seront couronnés la premiers de leur remettre les péchés qu'elles ont commic car pour Etéeuse, je l'ai toujours retenue, et Dieu nous en témoin qu'elle n'a fait que donner de l'argeot, pourK racheter de sacrifier aux idoles. Elle n'est donc montée que ju8qu*au lieu qu'on appelle Trianfacta et elle est descendue tout court Ainsi je sais bien ^'elle n'a poiat sacrifié. » (Celerin et Lucius; tettre xx, parmi celles de sahit Cyprien.)

Saint Cyprien hii-même met une grande éiKèMKe entre ceux qui ont réellement Sacrifié et ceux qin n'eet fiit que donner des biliett :

« Nie croyez pas non plus , mon très-dicr Mre, Aait-i à Antonien , éTêque d'Afrique , qu'il fiûUe , comme ta fane quelques-uns, mettre au rang de ceux qui ont sacrifié aux idoles les libeltatiques, puisqu'U faut mène aonnat Hirt différence entre ceux qui ont ucrifié ; car il n'y a point de comparaison entre celui qui d'abord ifcst ofEert Tolontairement pour hnmoler aux taux dieux, et cetai qui après SToir combattu et résisté lonjglempa, s'est cnis taissé aller ; entre celui qui s'est prostitué à œs sacrifices abominables lui et tous les siens, et celui qui s'exposât au danger pour les autres , a mis & couTcrt sn femme , sa enfsns et toute sa maison; entre celui qui a poussé sa hôtes et ses amis à apoattsier, et celui qui leur a éparpé cette impiété et qui a même donné retraite <tez lui à plusieurs de ses frères qui sTaient été bann ta pour la kn. sa s'en éutam entata , offrant & Dieu tant d'âoMS wDfees ci TiTantes, afin d^ûKercéder pour un seul malade et bkuf. , Puta donc qull y a beaucoup de différence eotre oesz mêmes qui ont sacrifié, qudie mhumanité aerast-ce et Touloir confondre arec eux ceux qui se sont aeulesnt . serTis de biiteu! Car ne peuTent-ita pas dire pour km défense : > Il est Trai que j'aTata lu et apinin de ma éTéque, qu'il ne faut point sacrifier aux idoles,' et qa^ serTiteurde Dieu ne les doit point adorer. C'est aussi ifii de ne point faire ce qui était défendu que roccasnadm billet s'étant offerte, car je ne l'aurata point recfaocbfe de inoi-même , je me suis présenté dcTant le magistrat, «a ai donné ordre à un auure qui s'est présenté pour moi, de dire : que je ne pouTsta aller aux.auteta du dtahls et que j'aimata mieux donner quelque dnse pour ■'ea exempter.....! (Lettre u.)

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