‹ Papa beau-pèreChapitre 5 sur 16 · UNE ENTREPRISE DE EOUIII.ON · texte numérisé non relu

UNE ENTREPRISE DE EOUIII.ON

peine de m'inlerrompre pour cela ! c'est la même chose.

— Non, monsieur, ce n'est pas du tout la même chose, et quand vous dites: une somme conséquente, vous faites une faute grossière... vous ressemblez à ces bonnes femmes qui, lorsque cela sent mauvais quelque part, disent : Il faut brûler du sucre, parce que cela corrompt l'air !

— Mon Dieu, monsieur, vous me faites là des observations pour un mot!... Vous êtes bien sévère sur la langue française...

— C'est dans votre intérêt ; quand un homme du monde cause... et surtout quand il cause tout haut dans un endroit public, il devrait tâcher de bien connaître la signification des mots qu'il emploie...

— Je la connais, monsieur, et je vous observe que...

— 11 ne faut pas dire ici : je vous observe... mais je vous ferai observer...

— Ah ! sapristi ! vous êtes donc maître d'école, monsieur? Mais vous m'ennuyez à la fin! je n'aime pas que l'on me donne des leçons... entendez-vous? Je me suis déjà battu en duel, monsieur.

— Eh ! mon Dieu, monsieur, nous le savons de reste ! . . . Vous le répétez chaque fois que vous conlez quelque chose...

M TAPA L5EAUPÈRE.

— C'est afin que l'on sache bien que je ne boude pas dans l'occasion et que je suis prêt à me battre de suite...

— C'est tout de suile qu'il faut dire, et non pas de suite.

— J'ai blessé Savonard, monsieur!...

— Je m'en fiche pas mal !...

— Et c'était pourtant un rude gaillard... un élève de feu Grisier ; il a reçu un fameux coup d'épée...

— A quel endroit ?

— Dans le bois de Vincenncs.

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