SCÈNE XIII
JEAN, seul, puis JEANNE.
Jean réfléchit uu inomonl, secoue la tote et remonte à la fenêtre.
JEANNE entre, elle lient à la maia uu petit paquet de tabliers, de
doiilelles et de foulards de têle. Elle eulio sans que Jean l'entende.
Elle s'arrôlo au nùlieu de la scène. Jean se retourne et se trouve en fiica d'elle.
Je ne vous dérange pas M. Jean?
JliAN.
Pas du tout. Qu'est-ce qu'il y a ma petite Jeanne?
JBANNE.
Voilà. Tout à l'heure, on m'a donné de la part de monsieur le comte ces belles choses qu'il a lait venir de Paris. C'est bien de la bonté. Mais je voudrais que vous les lui rendiez.
Tiens, pourquoi ?
JEANNE, souriant.
C'est pas des alFaires pour moi. Oh! C'est pas pour l'olTenscr, bien sûr, mais j'aime mieux rester comme je suis.
JEAN
Ahf
JEANNE
C'est mon idée.
JEAN, après un assez long regard.
C'est vrai, tu n'as pas changé, toi.
JKANNE.
Non.
JEAN
Il n'y a que toi ici, toi. (D'un grand geste il montre le
paysage du fond.) VA ça ! Ou a tout boulversé, la maison, le jardin. Plus loin, ils n'ont pas pu ! (n regarde lo paysage puiH Jeanne.) Ma petite Jeanne.
JK VNNE, eUe tourne ses yeux vers lui et le regarde avec un sourire doux et tendi-e.
Monsieur Jean...
JEAN
Dis-moi... Tu ne penses plus, n'est-ce pas à t'en aller à Toulouse ?
JBANMB.
Ohl non!
JEAN
Promets-le moi.
JEANNE
Je vous le promets, M. Jean.
JEAN
Dis- moi encore une chose! Tu ne^m'en voux pasT
Ohl de quoi donc ?
JEAN
Dis-moi seulement que lu ne m'en veux pas.
JEANNE
Je ne vous en veux pas, monsieur Jean.