‹ Papa: comédie en trois actesChapitre 105 sur 112 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

JEAN, LAllZAG.

LÂRZAG.

Ah! Jean, je te cherchais. Figure-toi... j'ai à te faire part d'une nouvelle assez imprévue.

JEAN

Âht

LARZAG.

Oui, je ne m'attendais pas du tout, on vient de m'apporter une dépêche... je suis rappelé à Paris. Enfin je pars.

JBAN.

Vous partez t

LARZAG.

Oui.

JSAN.

Ahl c'est très heureux que cette dépêche ne soit pas arrivée hier, que vous soyiez encore là parce que

moi, j'ai aussi à vous annoncer une chose très importante.

LARZÂG.

Quoi donc?

JEAN

Voilà : j'ai beaucoup réfl^'clii, mon père, depuis quelques jours et surtout depuis une heure. Je l"ai fait bien loyalement, bien sérieusement, et maintenant, je ne peux plus douter d'une chose : C'est que Georgina et moi, nous ne sommes pas faits l'un pour l'autre.

LAUZA.G, stupéfait.

Qu'est-ce que tu dis?

JEAN

Oh ! je ne me suis point décidé h. la légère. Moi, je pense un peu comme on laboure, lentement; mais quand ma résolution est prise, elle est bien prise : je n'épouserai pas Georgina.

LAKZAC, vioioniiiicnt.

Ah ! ça, est-ce que je rêve? Tu deviens fou I II n'y a pas autre chose à dire : tu deviens fout

JBAN.

Jamais je n'ai été si raisonnable.

JKAN.

Voyons, vous vous rendez bien compte de l'existonce que je mène et de celle qu'il faut ii (îoorgina : une vie de mouvement, de plaisir, de surprises : une vie qu'elle a connue autreluis et que vous lui ayez

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