I.ARZAG
Oui, monsieur le Curé... je vois que vous êtes au courmt... C'est par lui?
LE CURÉ
Oh ! non. Jean n'a jamais prononcé votre nom doviinl moi. Je ne crois pas qu'il l'ait prononcé de-
V iiil iioi'.-^onno.
Pas une seule fois?
LE CURÉ
Pas une seule fois.
LARZAC.
Ah!
LE CURÉ
Si j'! connais votre nom, monsieur, c'est que mon prédécesseur a cru devoir m'en confier le secret. J'ai appris é:.;alemcnt que U. i'abhd Aubrin était un ancien ami de votre famille, que vous lui aviez donné la mission do veiller sur Jean, de l'élever, que, d'après vos ordres, il avait acheté pour lui ce beau domaine. Voilà tout ce que je sais, monsieur... tout ce que j'avais ù savoir...
Oui, je vois... .Monsieur lo Curé, allons, soyez sincère; avouo.''. (jue jo vous (].';;• »Uc.
LE CUni-, effaré.
Qu'est-ce que vous dilcs, monsieur, mais pas du. tout...
LARZAC.
Allons donc !... Vous dilcs cela par indulgence, par politesse, parce que vous vivez dans la société des saints, des apôtres... un milieu 1res correct.
LE CURÉ
Ohl monsieur!...
Mais si vous descendez un peu en vous-même, monsieur le Curé, vous vous direz certainement en remontant : ce gaillard 1;\ est certainement un être délicieux, mais c'est un drôle de pistolet.
LE CURÉ
Monsieur, par principe, je ne juge jamais mon prochain. Comme ça, je peux tuujoars l'aimer. Donc, si vous le voulez bien, je ne vous juge pas, et je vous aime.
LAUZAC.
Je vous remercie, mais tout de môme, vous avez bien une opinion sur moi ?
LK CURÉ, tlmidemonl.
C'est un peu tôt, monsieur. Tout ce que je peux TOUS dire, c'est mon regret que Jean ne soit pas le fruit d'un légitime mariage...
LAttZAG.
Evidemment, ce serait plus simple. Il aurait été plus simple aussi que je n'aille pas te 22 janvier iB77, à l'Elysée.