‹ Papa: comédie en trois actesChapitre 27 sur 112 · ACTE PKi:.\1IKR · texte numérisé non relu

ACTE PKi:.\1IKR

LE CURÉ, sans compioadrt.

Vous dételez ?

LARZAC.

Oui, monsieur le Curé. Je renonce aux femmes, à toutes les femmes, d'une façon irrémédiable, définitive.

LE UURÉ.

Ah! quelle bienheureuse nouvelle!... Pardonnezmoi... Je ne vous avais pas compris tout de suite. «Je dételle » parce que je ne suis pas très familier avec le patois de Paris... Ah ! je suis heureux, profondément heureux. Et je ne vous dirai qu'un mot, monsieur le Comte : « Hosanna 1 »

LARZAO.

Si vous voulez.

LB CURÉ

Et vous êtes bien sûr de votre fermeté? L'esprit de sacrifice est bien en vous ?

LARZAC.

Il y est comme chez lui, M. le Curé. Voyez-vous, pour un homme de ma sorte ce qui est difficile, et ce qu'il convient de soigner, c'est la sortie. Je m'étais toujours juré que je réussirais... J'avais ma parole, je la tiens. Une belle retraite, c'est une dernière victoire. Et je resterai digne de la vie admirable qui a été la mienne.

LE CURÉ, avec t^serrt.

Admirable! C'est-à-dire...

LARZAC.

Je vous demande pardon M. le Curé. Mais ce n'est

pas le moment où je la quitte que je choisirai pour en dire du mal.

LE CURÉ

Enfin, il n'importe, puisque la Providence est enfin intervenue.

LARZA.G.

Oui, Monsieur le Curé, samedi dernier à six heures.

LE CURÉ

A six heures! Quelle précision

LARZAG.

A vrai dire, elle intervint sous l'apparence imprévue et charmante d'une petite femme... une petite femme ravissante, M. le Curé.

LE GURlî

Quoi?

LARZAG

La Providence sait tout, Monsieur le Curé ! Elle savait donc que c'était le seul moyen d'entrer che? moi.

LE GURÉ.

Mais je ne comprends pas bien.

LARZAC.

C'est un peu délicat i\ vous expliquer, mais je ne peux plus rien voiis cacher, moi, (lu'est-cc que vous voulez! Je vous aime beaucoup... Je ne vous connaissais pas il y a une. heure, et niainten;inl, il me semble que vous êtes mon meilleur ami. Voilà ma nature, tenez, la voilà! Et ça vous expliquera bien des choies. C'est effrayant ce que je m'emballe. Sur vous,

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