ACTE PREMIER
LE CURÉ
Je ne sais rien sur ce sujet, monsieur.
L\UZA.G.
Allons donc... ne me faites pas de cachotterie... Il .1 bien dû vous confier un las de petites choses... Quand ce ne serait qu'en confession...
LE CURÉ
Qu'est-ce que vous dites?
LA.RZAG*
Oh! pardon!
LE CUUÊ.
D'ailleurs, à mon grand regret, Jean n'est point pratiquant.
LARZAC.
Ah! Je n'aime pas ça... Tel que vous me voyez, monsieur le ciir>S j'ai toujours eu de la religion... Je n'ai jamais maniué la messe... Il m'est arrivé d*y entrer à cinq heures du matin, aprôs une nuit blanche, vanné, dicavé, en habit — un peu fripé c'est possible — mais toujours croyant.
LE CURÉ
Dieu vous enliendra compte à votre dernière heure, monsieur.
LARZAC.
J'en suis sûr. (n serre la main du curé.) PftSSOnS... C CSt
curieux, monsieur le cinv, j'aurais liien parié que ce i;arçon-li\ .. avait quel'iuo rhose co iiino un s.'iili- ;nent...
LK CURÉ
Ohl je suis certain du contraire.
LARZAG.
Pas moi.
LE CUUÉ.
Ou'esl-ce qui peut vous donner à croire?
LARZAG.
Presque rien!
Quoi?
Celle rose...
Cette rose?...
Oui, cette rose.
LARZAG.
LE CURÉ
LARZAG.
toute seule dans ce vase...
LE GURl!:.
Oh! Monsieur le comte, qu'est ce que cela prouve? [I m'ai rive à moi-môme de recevoir d'un de mes paruissiens et d'avoir sur mon humble table un bouquet ians un vase.
LARZAG.
11 y a un abîme, mon cher curé, un bouquet, c'esf un cadeau... une fleur, c'est un souvenir... vous ne m'enlèverez pas l'idc^e (pi'il y a de l'amour autour do celle (leur-là. Kiillii, nous verrons bien. (Le coucou sonne) Six heures déjà!
LU ClJUft.
Il ne tarde II pis i*i rentrer.