‹ Papa: comédie en trois actesChapitre 78 sur 112 · ACTE DËUXIÈMK · texte numérisé non relu

ACTE DËUXIÈMK

LARZÀG.

Ahl Eh bien! mademoiselle, je vous écoute.

Il remet la lettre daus sa pocho.

QEOHGINA.

Il faut que VOUS me connaissiez bien, je n'ai pas eu une vie toute pLile. J'ai été heureuse autrefois, et puis malheureuse après. Ça ne s'est pas bien arrangé... il aurait mieux valu le contraire, n'est-ce pas? Il y a cinq ans, quinl notre situation a été renversée, quand il nous est arrivé notre héritage de pauvreté, nous sommes venues, maman et moi, habiter, à Lannemezan, la petit'3 maison de ma grand'niMe... C'était daus le mois de juin... il y avait du s.Ioil, des fleurs pirtouf, le long des murs. Le jardin juDulail jusque sur la maison. Alors on n'était pas très pauvres. Vous comprenez.

LARZAG.

Oui ! Oui I

GBOROINA.

Et j'étais très courageuse. Gela m'amusait beaucoup, d'abord, d'être très courageuse. Mais c'est difficile; de l'être toujours. Est-ce que vous l'êtes toujours, vous?

LARZAG.

Moi? mais... Non!...

GEOllGINA.

Moi... non plus... Je ne l'ai plus été du tout quand est venu l'automne et puis l'hiver... Au lieu du soleil, c'était de la pluie qui nass lit à travers le loit... Oh! comme c'est ennuyeux, la pluir», snrtoul quand elle

tombe dans la chambre. Ici, elle ne tombe pas... C'est joli chez vous.

LARZAG.

C'est gentil... et après ?

GEORGINA

Nous vivions toutes les deux bien étroit, bien médiocre. Nous avions des toutes petites rentes, juste de quoi être un peu plus gênées que les gens qui n'en ont pas du tout. Enfin, on avait assez pour le boulanger, le boucher, et les cigarettes de maman, mais jamais assez pour payer tout à fait les autres factures.

Larzac se lève un peu énervé.

LARZAG.

Ahl

GEORGINA

Et j'ai vécu comme ça jusqu'au moment oti j'ai connu M. de Vaujours.

LARZAG, il ressort la lettre de sa poohe.

Hein?

GBORGINA.

C'est un monsieur très gentil, qui avait un château dans le pays, un monsieur presque pas vieux, enfin un peu comme vous, il était marié, avec une femme très charmante, très bien élevée, très convenable, et qui allait tous les mercredis à Tarbes, à cause d'un capitaine de cavalerie, très gentil aussi... M. de Vaujours est venu nous voir... Il était si poli, si poli avec maman que j'ai bien compris qu'il voulait me faire la cour... Jo me disais : Ça va venir... C'est venu... Et

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