‹ Pape et concile au XIXe siècle [microform]Chapitre 29 sur 46 · LE PAPE DE DROIT DIVIN · texte numérisé non relu

LE PAPE DE DROIT DIVIN

1. Le droit divin, seul argument invoqué par les papes. —Là dooc est la vraie question. - L'Eglise selon l'Evangile. — L'Eglise selon Rome. - Curieux aveu. - L'EgUse aux temps

apostoliques. , , *

IL Base unique du romanisme : Tu es pierre. — Isolement de ce mot dans l'Ecriture. — Les faits absents comme le mot. — Pierre agissant ou parlant; Pierre écrivant. -Jésus donnant ses derniers ordres. - La pierre chez les Pères. m. U succession. - Pierre à Rome. — Vingt-cinq années dont on ne peut affirmer historiquement une seule. — Simple calcul. — Paul à Rome.

Il est une justice h rendre aux papes : c'est que ce ne sont pas eux qui vont chercher, comme arguments, ces considérations tout extérieures et tout humaines. Us comprennent qu'un pouvoir comme celui qu'ils possèdent ou qu'ils rêvent ne saurait avoir pour fondement ce qui fonderait, tout au plus, l'autorité d'une dynastie ordinaire. D'ailleurs, invoquer des faits de ce genre, c'est appeler les comparaisons, l'examen, et, implicitement,

se soumettre à ce qu'il prononcera, chose impossible quand on s'est déclaré pouvoir divin. La papauté ne saurait donc descendre à justifier son existence. Voyez tout ce qu'elle a dit d'elle-même depuis vingt ans. On en formerait un gros volume. De preuves, point; d'excuses, point. Rien donc ne ressemble moins à ce que nous avons vu et discuté dans nos trois derniers chapitres. Là, on laissait la question de droit ; on posait la papauté comme un fait, et, traçant le tableau de ce que les peuples, disait-on, lui ont dû, lui doivent, on la déclarait légitimée par ses actes. C'est la marche que suivent aujourd'hui beaucoup d'auteurs, les uns, très-catholiques, pour échapper à la discussion du droit, les autres, peu catholiques, pour caresser la papauté sans souscrire à ses prétentions.

Les uns comme les autres, nous aurions pu refuser de les suivre sur ce terrain, puisque, au jugement même des papes, ce n'est pas le vrai. Nous n'avons donc fait, avec eux, que tourner autour de la question. Il est temps de l'aborder en face.

\J Église^ selon nous, c'est rÉf>lise catholique^ mais dans le sens primitif et vrai de ce mot ; c'est la société universelle des chrétiens, c'est-à-dire de ceux qui reconnaissent Jésus-Christ pour leur sauveur et leur chef.

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