IMI»E ET CONCILE
uement naturel de cet effréné f^:-^"^']^;"^ préme sentence de tous les délits enumeres.'Lo .pe, évidemment, s'est enivré de - grand ca^^ nie d'idées; il a besoin de (inir par un grand coSp. Que ce grand coup tombe un Pe« -^^^^^^^^ que des choses décidément innocentes, n^enie a Home, restent sur le carreau, peu lui importe. C e.t l'histoire de l'inquisiteur à Béziers : « Taez, tuez louiours! Dieu saura bien reconnaître les siens. » Guerre donc, guerre à mort à toutes les idées modernes! Les bonnes, s'il y en a, auront toujours eu l'immense tort d'être sœurs des mauvaises, et, les mauvaises, c'est tout ce qui gêne ou peut genei rautorité du pape, telle que le pape l'entend.
iiuel spectacle que cette croisade insensée et que ce combat dévergondé! On a dit que le pape se montrait au moins courageux. Si un courage a ce point fiévreux, aveugle, est encore du courage, le pape en a beaucoup, assurément; mais dépareilles allures seraient tout aussi bien celles de la peur. On a dit qu'une gloire au moins lui reste et lui
restera, celle d'avoir solennelloment protesté en faveur des grandes doctrines dont la ruine serait celle de toute religion, de toute moralité. Mais, d'abord, cette gloire-là, il la partage avec une foule de gens qui avaient dit avant lui, mieux que lui, ces dernières choses, et sans se croire des héros. Puis croyez-vous qu'il leur ait fait grand bien, à ces doctrines éternellement saintes, en les accolant de la sorte à tout ce qui peut le mieux rebuter les hommes du siècle, les plus sages comme les plus égarés ? Croyez-vous que les ennemis de la religion et de la morale ne soient pas tout heureux de • trouver là le christianisme se rapetissant, s'étiolant, au contact des réclamations, des protestations, des lamentations pontilicales? Un incrédule qui se serait amusé, pour travestir les grandes idées chrétiennes, à y rattacher, à y accrocher tout ce que le pape y accroche, aurait-il pu faire mieux? La morale, elle aussi, la grande morale évangélique, à quoi la voyons-nous aboutir dans l'écrit du pape ? Dans une première phrase, juste et forte, il s^élèvera contre ceux qui ôtent à l'ordre social les bases éternelles de la foi, de la justice; dans les suivantes, le comble de leur perversité, de leur folie, c'est... ti'étre ennemis des couvents, de blâmer la multiplicité des fêtes ot la mendicité organisée. Voilà
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comment le pape est le champion des grands principes. Il ne sait que les déclarer inséparables des petits, des plus contestés, des plus contestables. Que le christianisme, après cela, au lieu d'attirer les non croyants, leur soit de plus en plus inacceptable, odieux; que des gens encore croyants, même encore catholiques, soient poussés dans les bras des incrédules, — n'importe! Périsse le christianisme, s'il ne veut traîner indéfiniment tout ce que Rome a jeté sur son dos !
Voilà le dernier mot de ces deux fameuses pièces qui, en décembre 1864, ont « traversé les deux mondes comme un sillon de lumière », a dit un évéque enthousiaste.