Pain. dipl. siioch.. I, col. ••32 à
PHOJET COMMlNlnUK A CAKKGOinK XIII 407
rite rentraient peu à peu dans Fempire d'Ivan le Terrible : plus de rapines et de confiscations, plus d'exécutions sanglantes et arbitraires, une révolte sur le Volga avait été victorieusement réprimée et les bords du fleuve se couvraient de forteresses, les rapports avec les puissances étrangères n'inspiraient que sécurité, un nouveau quartier s'élevait à Moscou, une nouvelle cité sur le rivage de la mer Blanche. On ne parvint à briser la ténacité de Troïékourov qu'à la suite de longues discussions, encore n'obtint-on, au lieu de solution, qu'un nouveau délai. Il fut convenu que la trêve serait prorogée de deux mois, que d'autres ambassadeurs se réuniraient l'année suivante sur les bords de l'Ivate , et qu'ils reprendraient les négociations interrompues '. De part et d'autre, on poursuivait un fantôme pour gagner du temps plutôt qu'on ne se berçait d'illusions : les Russes excitaient les Tatars contre la Pologne, et prêtaient l'oreille auxdiscours belliqueux de l'Autriche; Bathory avait un plan tout fait dans sa tète, il ne lui manquait que des ressources financières.
1. L'ambassadeur de Venise à Prague, Matteo Zanc, sut se procurer une relation exacte de ces négociations, qu'il envoya au doge le '28 octobre 1586. Archives d'IItat de Venise, Gerniania, Dis/)ficci, XIII, p. 177 à 180.