‹ Papes et tsarsChapitre 11 sur 135 · FlEDLER, p · texte numérisé non relu

FlEDLER, p

4l l'HOJKTS I>K MISSKJNS l'ONTlFICALES A MOSCOl-

sédiiiro sans Iroj) (1(; peine par le miratre des gros bénéfices à peu de frais.

Désormais il n'y avait plus qu'à exécuter le plan d'action concerté avec Schlitte. Steinberg résolut de se rendre immédiatement à Rome, afin d'y soumettre l'affaire aux j)lus hautes autorités ecclésiastiques. Le succès dépendait en partie de bonnes recommandations : à cet égard, le chancelier moscovite fut singulièrement favorisé. Sur sa requête, Charles-Quint adressa, le 13 septembre 1551. une lettre pressante au pape*. Le futur solitaire de Saint-Just. encore entouré de splendeurs, toujours accessible aux idées grandioses, ne désire rien tant que de voir s'accomplir sous ses yeux l'union des Moscovites avec Home; il s'en ouvre sincèrement au pape et lui promet une gloire immortelle, s'il réussit à parfaire le grand œuvre; les résultats en seraient incalculables : accroissement de la chrétienté, facilité de propagation pour la foi, gage d'alliance contre les Turcs, maîtres encore de la Terre-Sainte, acheminement vers le bercail unique prophétisé par les oracles. Pénétré de ces avantages, l'empereur espère que Jules III fera bon accueil au chancelier du tsar et accordera à ses paroles une sérieuse attention. L'ambassadeur impérial de Rome, Diego Ilurtado de Mendoza, reçut directement do son maître des ordres en conséquence, dont Granvelle, ministre d'Etat et évoque d'Arras, faisait ressortir le but élevé et la portée exceptionnelle^.

Les mômes sentiments de bienveillance se retrouvent dans les dépêches du nonce de A'ienne. Simple religieux dominicain avant d'être évêque de Fano, Pierre Bertano passait pour un homme aussi éclairé qu'éloquent. Des succès diplomatiques hii axaient \alu les faveurs ponti-

Page 1