‹ Papes et tsarsChapitre 12 sur 135 · FlEDLER, p · texte numérisé non relu

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l NE MYSTIFICATION DIl'LOMA.TIQUE 4o

lîcales. Déjà, du temps de Paul IJI, il s'était intéressé aux affaires moscovites; sous les auspices du pape Jules, les projets abandonnés à regret sont repris avec une ardeur nouvelle. Renseigné par un chancelier de i'raiche date qu'il croyait parfaitement initié à la connaissance « du roi et des peuples moscovites », séduit, comme Charles-Quint, par le brillant mirage de l'unité chrétienne, Bertano se livrait naïvement aux espérances les moins fondées. A Tentendre, la réunion des Russes avec Rome n'offrait aucune difficulté : Ivan IV a déjà tenté de négocier avec Sigismond-Auguste, mais sitôt qu'il s'est aperçu de certaines divergences dans les rites et les cérémonies, il a préféré s'adresser directement au Saint-Siège. Sous la plume d'un évéque, réputé habile diplomate, une telle confusion d'idées et de faits paraît, à bon droit, surprenante : deux rites se partageaient, en eli'et, la Pologne, les catholiques du rite latin se trouvaient avec Rome en parfaite harmonie; quant aux orthodoxes, leur rite oriental pouvait aussi, le cas échéant, s'allier à la vraie foi. Autrement grave était l'obstacle des antipathies nationales, des préjugés séculaires, importés de Byzance, mais dans tout cela Bertano semble avoir été victime d'un malentendu. Plus soucieux des intérêts de la foi que de la politique, il s'adresse aussi au cardinal Alexandre Farnèse et confie, sans hésiter, l'ailaire moscovite au protecteur attitré de la Pologne '. Les lettres que Steinberg emportait dans son portefeuille étaient de bon augure pour la réussite; l'accueil f[ui l'attendait à Rome, où il arriva probablement vers la lin de 1551. dut TencouraQ-er encore davantao^e. On était alors en pleine réaction contre la Réforme, le grand souffle du concile de Trente avait atteint les esprits, la

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